Oumou Sow, danseuse ''Viviane Ndour m'a séquestrée et menacée'' (Exclusif)

" Ma carrière est difficile." Ses paupieres sont lourdes, ses mots gorgés de douleur. Ses larmes charrient surtout un trop-plein d'émotions. Oumou Sow, leader des "Amazones de Dakar", est au centre de la contreverse, de menaces, de diatribes verbales par presse interposée entre les principales danseuses de Dakar.

Dans sa modeste chambre au premier étage d'un immeuble de la Médina (Dakar), caricature de squat d'une starlette célibataire, Oumou Sow crache ses vérités sur ses difficultés d'aujourd'hui et ses déboires d'hier...

Oumou, il semble que vous n'êtes pas tombée dans la marmite par hasard. Que l'exercice de la profession de danseuse était presque programmé pour vous...
Ce n'est pas un hasard que je sois devenue danseuse. L'art est en moi, j'ai toujours voyagé avec mes parents artistes. Mon père, Sow Sabor, fait partie des premiers managers et mon oncle, Amadou Boly Ndiaye, est l'un des premiers danseurs de Baba Maal. Je ne pouvais échapper à ce destin.

Vous avez commencé la danse à quel âge ?
A l'âge de 12 ans. Aujourd'hui, j'en ai 27.

Le grand public vous a réellement découverte avec le Jolof Band. Est-ce dans cet orchestre que vous avez vraiment débuté votre carrière ?
Non, avant le Jolof Band, j'ai eu à danser dans des vidéos d'artistes. J'ai dansé dans le premier clip de Papa Ndiaye Guéwel, dans un clip de Salam Diallo aussi. Après, j'ai dansé dans des ballets, j'ai fait aussi «Oscar des vacances» et j'y avais même gagné un trophée.

Mais à Jolof Band, vous étiez la danseuse du groupe !
C'est vrai que dans le Jolof Band, j'étais la danseuse du groupe. C'était mon orchestre et j'ai dû le quitter un jour pour aller former mon groupe, les «Amazones de Dakar».

Pourquoi avez-vous quitté le Jolof Band ?
Je ne veux pas en parler. C'est une histoire qui appartient aujourd'hui au passé. Je préfère parler du présent et de mon avenir. Au moment où cela s'était passé, j'en avais parlé dans la presse. Les détails, je ne veux pas y entrer. Cela ne sert à rien.

Avec qui aviez-vous formé le groupe des «Amazones» ?
Dans le groupe, il y avait Ndèye Guèye, Aïda (Dada), Ndèye Thiaw, Ndickou, Fatou Ndiaye «hindou» etc.

Qu'est-ce qui a été à l'origine de votre séparation ?
Ndèye Thiaw et Ndickou étaient restées avec moi. Maintenant l'une est en Italie, l'autre en Allemagne.

Et avec Ndèye Guèye ?
Avec Ndèye Guèye aussi, je n'ai eu aucun problème. Je l'ai dit et je le redis, Ndèye Guèye est mon amie. Il n'y a rien qui nous oppose. Récemment, son grand-frère a fait de moi la deuxième «ndieuké» lors de son mariage. Maintenant dans la vie, il y a l'amitié comme il y a aussi la séparation, ça va avec. Ndèye Guèye et moi, c'est juste une barrière qui s'est installée entre nous deux, comme ça...

Comment ça ?
Nous ne nous sommes pas disputées, ni bagarrées. Le petit problème, c'est que je suis allée a son «Sabar» dont j'étais la marraine, j'y ai fait une prestation de tonnerre. Le lendemain, un membre proche de ma famille baptisait son enfant, elle n'est pas venue et je le lui ai reproché. A partir de là, notre relation s'est dégradée, mais le courant passe toujours. On s'appelle, on se cède des spectacles, on se donne des conseils. Elle a bon coeur, elle n'a aucun problème. Le seul problème, c'est son entourage.

Mais n'y a-t-il pas de la rivalité voire de la jalousie entre vous deux ?
Non, il ne peut pas y avoir de jalousie entre nous deux. Mais dans son groupe, il y en a deux (Aida Dada et Penda Keita) qui créent les problèmes. D'ailleurs, j'ai déposé une plainte contre elles à la Division des investigations criminelles (Dic) pour des menaces qu'elles ont faites à mon encontre. Elles m'appellent au téléphone, m'insultent, me menacent ...Pire encore, le lendemain de ces appels téléphoniques, je découvre dans un journal de la place (L'Observateur) qu'elles soutiennent qu'il me fallait un hélicoptère ou des gardes du corps pour me sentir en sécurité, car elles sont prêtes à tout. Mais quant à Ndèye Guèye, je veux que ça soit clair : on n'a aucun problème, on se respecte. Quand elle a des problèmes, elle m'appelle et l'on discute. Ce n'est ni une fois ni deux fois, j'ai arrangé les choses dans leur groupe sans que la presse ne le sache, ni ces filles d'ailleurs. Je veille toujours à ce que ce groupe ne se disloque pas, il faut que les gens le sachent. Entre Ndèye Guèye et moi, il n'y a rien, il faut juste qu'elle fasse attention à son entourage.

Quelles relations entretenez-vous avec les deux autres filles ?
On n'a aucune relation ! On ne fréquente pas les mêmes milieux ni les mêmes spectacles ni les mêmes personnes. Je voyage souvent, et quand je joue au Sénégal aussi, il est rare qu'on se retrouve sur la même scène. Avec mon groupe, nous faisons tout dans la plus grande discrétion. On ne menace personne, on ne jalouse personne. Dans la vie, il faut croire au bon Dieu, savoir que chacun aura son dû et son mérite dans ce bas monde. Le succès, je ne me le suis pas donné toute seule. Si j'en ai, c'est parce que j'ai dansé, j'ai démontré mon savoir faire et il y en a qui m'ont appréciée. Je veux que ces filles-là, qui s'accompagnent avec Ndèye Guèye, sachent que je ne crois et ne compte que sur le Bon Dieu. Qu'elles essaient de m'accepter et de me souhaiter réussite et succès, au lieu de me chercher des problèmes. Personnellement, je ne leur souhaite rien de mal.

Pourquoi, partageant le même art, vous ne vous entendez pas ?
Parce qu'elles sont ingrates. Ndèye Guèye n'est pas méchante, mais parmi ses amies, il y en a qui cherchent à la mettre en mal avec les autres. Je crois qu'à présent, elle a compris et fait beaucoup plus attention. Elles auraient préféré rire de moi quand on se rencontre quelque part, mais heureusement, tel n'est pas le cas. La maman de Ndèye Guèye sait tout de nos relations. Elle me conseille toujours, c'est quelqu'un de bien. Maintenant, le succès est difficile à gérer, mais je souhaite seulement que mes ennemis ne m'atteignent pas.

Mais, dans leur sortie, ces filles disent défendre leur copine et leader Ndèye Guèye !
Sincèrement, ce dont elles parlent, je n'en sais rien du tout. J'avais voyagé dernièrement et je suis revenue à six heures du matin, heure à laquelle, un journal de la place m'a appelée pour m'interpeller sur ces images. Ce que j'ai dit, c'est que je ne peux que parler de mon groupe. Car, dans le mien, la correction est très importante. Personne ne fume, ne traîne dans les boîtes ou ailleurs. Donc moi, je défendais déjà mon groupe, par rapport à ce qui était avancé sur les danseuses. Je leur ai dit que nous, nous avons un règlement intérieur, mes filles sont correctes et n'oseront jamais s'aventurer dans ces spectacles, en tout cas tant qu'elles seront avec moi.

Pourquoi se sentent-elles morveuses alors ?
Personnellement, je n'ai indexé personne, ni fait allusion à qui que ce soit. Ce que les gens ne savent pas, c'est qu'une des filles a joué un rôle hypocrite dans cette affaire. Au lendemain de la publication de l'article dans lequel j'ai défendu mon groupe, elle m'a appelée pour me féliciter et me dire qu'on «devrait prochainement former une association pour écarter certaines danseuses impudiques de la scène». Allant même jusqu'à me dire que «la maman de Ndèye Guèye disait toujours que c'étaient elles les «sales filles» mais, qu'aujourd'hui, elle doit être dans de beaux draps. Car, sa fille, qu'elle prenait pour une sainte, voit aujourd'hui ses oeuvres impudiques au cœur de l'actualité».

Qui a dit ca ?
Aïda du groupe de Ndèye Guèye. Et quand elle l'a dit, je suis tout de suite restée méfiante et ne me suis pas prononcée dessus. Je l'ai freinée. Parce que je ne peux pas comprendre qu'elle vienne vers moi pour dénigrer son leader, Ndèye Guèye. Moi aussi, j'ai appelé la maman de Ndèye Guèye pour lui faire part des propos d'Aïda. Je ne suis pas hypocrite et dans un groupe, s'il n'y a pas de franchise, ça ne marche pas comme il faut. Je veux qu'elles me laissent tranquille, qu'elles sachent que je ne me laisserais pas faire. Ma famille a pris les dispositions nécessaires et je me suis même assurée. Pendant un an, quiconque s'attaque à moi aura des problèmes. Après, Aida m'a rappelée d'un téléphone anonyme pour m'insulter et me menacer.

Elle s'est présentée en me donnant son nom d'artiste, mais je l'ai reconnue. C'est normal, car je les avais toutes dans mon groupe et je reconnais leurs voix. J'ai averti mes parents tout de suite après et j'ai pris mes dispositions. J'ai toutes les preuves, j'ai aussi gardé tous les journaux. Cette histoire à laquelle elles veulent me mêler, prétextant que je me suis attaquée à elles, c'est du bidon. C'est d'ailleurs impossible, car je ne sais pas ce qui s'est passé, ni où cela s'est passé. Moi, je ne sors pas, beaucoup de choses, on me les raconte. Je ne connais que les boîtes de nuit comme Alizé, Sahel, car j'y ai joué parfois. Si quelqu'un veut m'égarer en ville, qu'il m'emmène dans les boîtes de nuit. Sinon, je vais voir Thione Seck et même avant la fin de la soirée, je rentre cher moi. La pâtisserie, dont on parle toujours, je n'y vais pas. Je ne fais rien de mal.

Pourquoi Aida a changé de discours du jour au lendemain ?
Je ne la comprends pas, je ne sais pas comment on peut être capable d'une telle chose. Je n'ai jamais cultivé des relations avec elles deux. Elles sont les seules à m'appeler, à vouloir savoir ce que je fais, où j'en suis avec mon travail, mais je ne leur dis rien. Mon amitié, c'est avec Ndèye Guèye, personne d'autre dans ce groupe.

Vous dites que vous ne faites rien de mal. Mais elles ont menacé de dire ce qu'elles savent de vous. Que cachez-vous ?
Je ne cache rien du tout. Je me connais, je sais qui je suis. Et, je suis une peulh, digne et respectueuse. Je n'ai pas peur des rumeurs, dans la mesure où elles ne se confirmeront jamais. Je ne peux pas empêcher que l'on parle de moi, même le Prophète n'a pas échappé à la méchanceté de l'être humain, à plus forte raison moi. Je suis bonne musulmane, pratiquante et je n'oserai jamais m'adonner à certaines choses. Si elles ont des preuves sur des choses anormales ou honteuses que j'ai faites, qu'elles en parlent, qu'elles les montrent. Je les défie, et je connais aussi mes droits. La loi est là pour tout le monde et j'ai mon avocat. Donc, qu'elles fassent bien attention à tout ce qu'elles peuvent dire, qu'elles n'avancent aucun propos mensonger. Moi, je suis prête.

Elles semblent savoir de quoi elles parlent car elles prétendent bien vous connaître !
Je ne vais pas les trouver sur ce terrain. Car, au moment où elles évoluaient dans mon groupe, nous n'entretenions que des relations professionnelles. J'étais leur leader et ça s'arrêtait là. On ne se fréquentait pas, elles venaient chez moi, on travaillait. S'il se faisait tard, elles restaient dormir, je n'ai pas ces problèmes-là. Ma maison, je l'ai nommée «Daaray Serigne Fallou». Je partage tout ce que j'ai avec les autres. On est allées nulle part ensemble pour nous adonner à des faits indécents. Même le copain avec qui je sors, elles ne le connaissaient pas. Au contraire, je les appelais toujours pour leur parler, leur demandant de veiller à ce qu'on ait une bonne réputation. Parce que nul n'est parfait, le reste, Dieu en jugera.

Avez-vous parlé à Ndèye Gueye depuis le début de ce problème de danse pornographique sur le Net et son développement dans la presse ?
Non, je n'ai pas parlé à Ndèye Guèye, mais j'ai discuté avec sa mère. Je ne peux pas l'appeler sans savoir comment elle a pris ces évènements. C'est une histoire de jeunes, donc j'ai parlé à sa mère pour lui expliquer le déroulement des choses. Je lui ai fait savoir que ce n'est pas sa fille qui m'a insultée, que je n'ai pas non plus accusé sa fille. Elle m'a même appelée pour savoir si j'avais désigné sa fille comme faisant partie de celles qui m'ont insultée, je lui ai répondu non. Elle, je la comprends, ce n'est pas facile de voir sa fille tremper dans ce genre d'affaire. Elle tient à sa fille et ne lui veut aucun problème. Ce que ces filles n'ont pas compris, c'est que cette «affaire» me fait beaucoup de mal. J'ai beaucoup pleuré quand je l'ai sue, car je sais que l'on va mettre toutes les danseuses dans le même sac. Nous devons toutes nous soucier de notre image. Partout où je passe, on m'en parle en évoquant d'affaire des danseuses».

On dit que les danseuses de ce spectacle aussi vous ont menacée ?
Je n'ai aucune relation avec les danseuses de ce spectacle. Si elles me menacent, j'irai m'adresser à la justice. Moi, je n'en peux plus ! Chaque mois, il faut que je change de numéro, mais pourquoi ? Parce qu'il y a des jaloux, mais j'en ai assez. Il est tant que je parle et que je me confie à la justice de mon pays.

Donc ce n'est pas la première fois que vous êtes victime de menaces ?
Non, ce n'est pas la première fois. J'ai toujours évité les histoires, mais on m'a toujours appelée pour me menacer et je connais mes ennemis. Vous savez hier je suis sortie jubiler après la victoire de «Gris Bordeaux» (sur «Bombardier») et les gens étaient contents de me voir. A cet instant, j'ai su que mes ennemis ne constituaient qu'une petite partie de la population. Et mon frère a attiré mon attention sur cet aspect, en me demandant d'être plus courageuse car les gens m'aiment pour ce que je fais. J'ai vraiment su que les gens m'aiment, m'adorent et j'en remercie le bon Dieu. C'est très encourageant !

Et toutes celles qui me menacent, ce sont les personnes qui font le même métier que moi. Les autres artistes sont très gentils. Une fois, je suis allée à un baptême où le bébé portait mon nom à Grand-Dakar, mais on a envoyé des agresseurs là-bas. Ce sont cinq voitures de police qui m'ont sortie ce jour-là de ce baptême. L'unique cible des agresseurs, c'était moi. On m'a tout fait, on m'a emmenée dans une maison et c'est à cet endroit même que se trouvaient les voyous. Mes proches ont pleuré à chaudes larmes croyant que j'étais morte, parce que je m'étais évanouie. Une enquête a été ouverte, et mes parents m'ont demandé de classer ce problème. Mais la prochaine fois, ce sera sûrement la mort. Donc, j'ai pris mes précautions.

Habitez-vous avec vos parents ?
Oui, c'est ma grande famille qui se trouve au rez-de-chaussée de l'immeuble. Moi, j'ai aménagé cet espace (au premier étage) pour les répétitions et autres. C'est un endroit qui ne me convient même pas pour le travail, mais je n'ai pas le choix. Les fans entrent et sortent comme ils veulent, mais si je vais prendre un appartement, je vais entendre du n'importe quoi. Il est préférable que je reste là, au vu et au su de ma famille. Il n'y a aucun homme qui entre ici, je n'ai même pas de vie à moi. Je n'ai rien à cacher à mon entourage. Mes répétitions, mes amis, mon travail. J'ai beaucoup appris dans ce milieu et chaque jour, j'en apprends encore. Il faut que les femmes se forgent une personnalité, aient une certaine respectabilité dans leur travail. Que chacune s'occupe de sa carrière et tout ira pour le mieux.

Si elles venaient vous demander pardon, alliez-vous retirer votre plainte ?
Je suis une musulmane, si elles me demandent pardon, je laisserai tomber. A condition que ça soit sincère en elles et qu'elles cessent de distiller des rumeurs...

Quels genres de rumeurs distillent-elles ?
Je préfère qu'on n'en parle pas. Laissons tomber !

Quelles sont vos relations avec les autres artistes ?
On a de bonnes relations, ils m'encouragent souvent à continuer dans ma lancée.

Et avec Viviane Chedid ?
C'est une soeur, on a eu à travailler ensemble, mais c'est terminé. J'ai eu à gagner en expérience avec elle, et je lui en suis reconnaissante. Quand on se rencontre dans des spectacles, on se salue.

Comment s'était fait votre recrutement dans le Jolof Band ?
C'est par l'intermédiaire de Salam Diallo. Après avoir dansé dans son clip, Viviane l'a appelé pour lui demander mon numéro, disant qu'elle avait besoin d'une danseuse pour le groupe qu'elle allait former. On a fait des clips qu'elle a appréciés et ce fut le début d'une collaboration.

Vous arrive-t-il de vous appeler au téléphone ?
Non, pourquoi faire ? Nous n'avons plus ces relations. Si on s'appelle, on n'aura rien à se dire à coup sûr. Cela n'a aucun sens.

Qu'est-ce qui vous a opposée à Viviane ?
Je ne veux pas revenir sur ce problème. C'est que, personnellement, j'ai vécu des expériences incroyables dans ma carrière. Ça n'a jamais été facile pour moi.... (Elle fond en larmes et pleure pendant cinq bonnes minutes.) Laissons comme ça, car je n'ai jamais voulu entrer dans les détails de mon départ du Jolof Band.

Mais la rumeur disait qu'elle se doutait d'une relation amoureuse entre son mari d'alors, Bouba Ndour et vous ?
Je me suis toujours dit que si notre relation devait se gâter un jour, ça viendrait de son entourage. Son entourage ne manquait jamais l'occasion de poser des actes pour essayer de nous séparer. Ce sont des dames, plus âgées que Viviane, qui la fréquentaient et qui faisaient tout pour qu'elle ait des doutes sur moi. Elles consultaient même les devins pour lui dire de faire attention à moi, surtout dans mes relations avec son mari. Ça a installé un doute dans sa tête. Pourtant, je croyais qu'après trois ans de compagnonnage, Viviane pouvait savoir qui je suis et ce dont je suis capable. On était comme des soeurs, elle n'avait pas de secrets pour moi, pareil pour moi aussi.

Comment s'est passée la rupture?
Nous étions à une tournée en Italie, à Bologne plus précisément, c'est d'ailleurs après ce voyage que j'ai quitté le groupe. Donc, un jour, je prenais les escaliers pour retourner dans ma chambre, après avoir pris mon petit-déjeuner. Et là, comme les escaliers étaient en pente, on pouvait ne pas voir la personne qui descendait. On s'est croisées, et avant que je ne dise mot, elle m'interpelle pour me dire : «Ne m'avez -vous pas vue ? Vous ne saluez pas ?» Je me suis excusée et je lui ai tendu la main, lui faisant savoir que je ne l'avais pas vue. Mais, elle avait décidé de ne pas me saluer et me dit : «Depuis qu'on te voit à la télé, tu fais ton petit malin.»

J'étais interloquée. Je me suis dit que je lui ai peut-être fait quelque chose sans le savoir. Je suis restée toute la journée dans ma chambre à pleurer, et à me poser des questions. J'étais très jeune, elle était plus âgée que moi, car je ne suis née qu'en 1980. Le même soir, en jouant sur scène, elle m'ignora complètement. Même les chorégraphies qu'on faisait ensemble, elle se gardait de les reproduire. Au retour de ce voyage, je ne suis plus allée là-bas, j'ai arrêté. D'aucuns disent qu'elle m'a renvoyée, mais c'est faux. J'ai quitté de mon propre gré parce qu'aussi j'ai ma dignité. Quand elle est restée un moment sans me voir, elle m'a appelée pour connaître les raisons de mon absence. Je lui ai expliqué que c'était à cause de ce qu'elle m'a fait vivre à Bologne. Puis, elle me convoqua en réunion.

Vous y êtes allée, à cette réunion ?
J'y suis allée, mais je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai vécu là-bas. C'était dans la chambre de sa grande soeur, avec ses amies (Emue et presque en pleurs). Et Viviane, elle-même, s'approcha de moi pour me dire : «Tu es ma soeur, dis-moi, en toute franchise, quelles sont vos relations avec Bouba ?» Je lui ai dit qu'entre Bouba et moi, il n'y a rien. Elle a tout fait pour me faire dire ce qui n'était pas, en me disant même qu'elle s'est fâchée avec Bouba et que, maintenant, elle a besoin de savoir. Je lui ai juré sur le Bon Dieu et sur tout ce que j'ai de plus cher que je n'ai rien vécu avec son mari.

Et là, avec ses copines, elles m'ont menacée, ont même voulu me frapper. J'ai commencé à pleurer et leur a fait savoir que quoi qu'elles me fassent, moi je n'ai rien vécu avec Bouba. Puis, je leur ai précisé que mes parents savaient que je suis avec elle, s'il m'arrivait quelque chose, ils sauraient à qui s'adresser. C'est là qu'elles ont reculé, même si Viviane était décidée à me régler mon compte.
Après cela, une vieille danseuse, présente ce jour-là dans la chambre, leur a dit que cette fille ne réussira jamais dans la danse. Etant plus âgée, je croyais qu'elle allait régler les choses, mais non. D'ailleurs, tout est venu d'elle. Elle m'a toujours mis des bâtons dans les roues. Mais voilà ce que Dieu a fait, elle n'est même plus avec Viviane.

De qui s'agit-il ?
je préfère taire son nom, mais c'est elle qui est à l'origine de mes problèmes avec Viviane. Elle se reconnaîtra et d'aucuns sauront de qui il s'agit. C'est une grande danseuse et elle précédées dans la danse. Tout le monde la connaît au Sénégal. Si ça ne tenait qu'à Viviane, il n'y aurait eu aucun problème entre nous. Ndèye Marie Ndiaye Gawlo a tout fait pour que Viviane et moi redevenions amies. Mais cette dame là, elle est forte. Même quand j'ai formé mon groupe, elle m'a fait un jour un sale coup que je n'oublierai jamais parmi tant d'autres. C'était pour un spectacle que je devais jouer avec mon groupe au Théâtre national Daniel Sorano pour un cachet de 400 mille francs Cfa. Etant au courant, elle a appelé les filles en leur proposant un cachet de 50 mille francs Cfa pour une manifestation politique à Kaolack et leur a fait croire qu'elle m'avait déjà appelée. C'est ainsi qu'elle a mis un terme à ce groupe, car j'ai dû virer ces filles. Elle me fait toujours des coups bas.

Pourquoi s'acharne-t-elle sur vous ?
Avant d'aller au Jolof Band, cette dames nous faisait danser dans des sabars. A un moment donné, étant plus mature, j'ai réalisé que ce qu'elle nous faisait faire n'était pas décent. Parce que montrer des petits pagnes en dansant, je ne voulais plus le faire. A chaque fois qu'elle m'appelait, je refusais. Peut-être qu'elle m'en veut aussi pour cela.

D'ailleurs dans le clip de Salam Nokoss, j'ai avancé des propos dont l'inspiration m'était venue de ces problèmes. Quand Salam m'a dit: «Oumou, que savez-vous du Nokoss» ?» Je lui ai demandé ce qu'on a mis dans le «Nokoss». Et lui a dit : «weddi dindiwoul touma wayé yague yague deugue moy moudje» (la vérité finira toujours par triompher). A chaque fois que je repense à ces propos, je pleure.

Quelle a été la réaction de Bouba ?
Je sais que ça ne lui a pas plu. Il savait que ce qu'on était en train de me faire était injuste. Il m'a défendue et n'a pas apprécié ce qui s'est passé. Je sais qu'il me respecte.

Avec toutes ces difficultés que vous vivez à travers la pratique de la danse, pensez-vous à votre reconversion ?
A 40 ans, je veux arrêter la danse. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs, je me suis autoproduite dans la musique. Je veux arrêter un jour la danse, pour consacrer du temps à mon mari quand je l'aurai et pour éduquer mes enfants.

Avez-vous un projet de mariage ?
Les prétendants ne sont pas d'actualité cher moi. Il n'y a que ma carrière qui m'intéresse et rien d'autre. J'ai un copain avec qui je veux me marier, je l'aime et il me comprend. Parce que la première expérience que j'ai eue du mariage m'avait un peu échaudée, mais bon ...Il me faut juste quelqu'un qui me comprenne et présentement, celui avec qui je suis, me comprend. Il n'est pas au Sénégal.

Source: Weekend magazine

3 commentaires:

Anonyme a dit…

reste comme tu et tu et courageuse bravo une fan de toi

Anonyme a dit…

walaye ma couziine je m'apelle mariata sow tu est vraimen courageuze walaye ke dieu soi avk toi tes jours et ke dieu te donne ts ce ke tu ve inchalah parceke t une fille biien ta un bon coeur m comme en dit la jalousi tue,tu est tellemen belle et une grande danseuse je vois ke tu a vécu bocou de choze difficile m comme ta un bn coeur dieu est avk toi et sera avk toi juska la fin de ta vie inchalah je te souhaite dee continué dans la danse parceke je t bocou admiré parmi ts les danseuse de senegal c toi ke j'aprréci bocoup et surts protège toi biien parceke dans la vi ya des mauvais et muvaise jte souhaite une tré bonne chance dn ta vie pour moi tu a dja réussi dn ta carriere et jspr tu va réussir de plus een plus jte souhaite bon courage dieu est avk toi et moi ocii je sui ta fan jspr te rencontré un jour inchalah groooooo bizx :-)!

bamba moudjid a dit…

RITUEL POUR ATTIRER UN HOMME OU UNE FEMME , RITUEL POUR REUSSIR SON AVENIR AMOUREUX

Je vis en France et Cela fait 1 an maintenant que ça n’allait plus bien avec mon mari car je souffrais d'une maladie qui m'empêchait d'évoluer dans la vie et cette maladie nous faisais dépenser , 7 ans de mariage avec mon mari, du jour au lendemain comme par envoûtement mon mari demande le divorce et ensuite il commence une autre vie avec une autre femme. Avec tous mes soucis j’ai fini par perdre mon boulot. Sur internet je passais du temps à faire mes recherches pour me distraire donc il est arrivé un jour j’ai fait la connaissance d’un marabout d’AFRIQUE. Grâce a ce Marabout mes frères et soeurs, Mon mari est revenu du jour au lendemain exactement comme par enchantement, mon mari lui n'a rien compris depuis jusqu'à ce jour, il existe vraiment des choses dans la vie que nous ne pouvons jamais comprendre si on a pas essayé, j’ai repris mon travail et tout est rentré dans l’ordre. Il est un Spécialiste du retour rapide de l?être aimé. Si vous , voulez vous faire aimer ou si votre ami vous a quitté ce marabout peux le ou la faire revenir dans 3 jours . Il , elle va courir derrière vous . amour durable. , obtenir sa nationalité , chance au jeux, désenvoûtement , fidélité maladie inconnue, même cas désespérés. Pas de fausses promesses , travail efficace et rapide.100% de réussite garanti. Ne restez pas dans l'angoisse, pas de problème sans solution. Il Est réputé pour trouver une solution à tous vos problème qui vous empêchent de dormir, même les cas désespérés
C’est un homme nommé Maître bamba moudjid
Pour entré en contacte le plus vite, c’est de lui contacté par email: bambamoudjid@gmail.com

 
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