Mode: Les Africaines n'ont plus la cote

"La mode serait-elle raciste ?" s’interroge The Independent. Aujourd'hui, guère plus de 3 % des mannequins sont noirs. Il y a un peu plus d’un an, souligne le quotidien londonien, l’industrie de la mode partait pourtant en quête de nouvelles égéries, de nouveaux visages, loin des clichés occidentaux.

Après les événements du 11 septembre 2001, la futilité des froufrous n’était plus de mise. La mode cherchait à se renouveler en s’intéressant au continent africain.

Car, outre leur anatomie extraordinaire, les femmes africaines jouissent d’une aura particulière, conférée par des passés personnels souvent dramatiques. Les top models Iman et Alek Wek sont toutes deux réfugiées de guerre, tandis que Waris Dirie relate dans un livre comment elle fut excisée à l'aide d'un couteau mal aiguisé. Bref, l’Afrique regorge de déesses pauvres et désespérées par la guerre, la faim ou la tradition.

En mars 2003, l’agence Elite entendait profiter de cette manne et ouvrait un bureau à Nairobi. Un ancien mannequin était chargée de dénicher les perles rares. La beauté devait être brute, typiquement africaine, la peau non édulcorée par quelque crème miraculeuse et les cheveux indemnes de tout brushing. Des villages du Kenya aux contrées arides de la Somalie ou de l’Ethiopie, l'envoyée spéciale d'Elite sillonnait l’Afrique et tentait de convaincre les anciens de laisser partir les belles. Quelques couvertures glacées, des exemples de réussite et la promesse d’un salaire exorbitant – de quoi faire vivre un village entier – achevaient de convaincre les plus réticents. C’est ainsi qu’à 20 ans Ajuma Nasenyana, jeune femme d’un village près de Lodwar, l’une des régions les plus déshéritées du Kenya, était repérée. Pendant une année, les journaux la proclamèrent "nouvelle Alek Wek". Un appartement à Paris, des défilés à New York et à Milan, une nouvelle vie de strass et de paillettes.

Et puis, soudain, plus rien. En une année, les beautés noires semblent passées de mode. Pour les agences, l’explication est simple. D’une part, les filles africaines coûtent cher. Il faut les sortir de leur village, leur payer un billet d’avion, un visa, leur trouver un appartement, leur fournir un maquillage adapté à leur peau d’ébène. Elles sont pourtant bien moins payées que leurs collègues blanches, souligne The Independent. D’autre part, le marché de la mode est alimenté par une clientèle blanche. D’où la réticence des designers à présenter leurs collections sur des peaux noires. L’idéal reste la grande blonde, la poupée Barbie à qui l’on rêve de ressembler dès son plus jeune âge. Elite vient de fermer son bureau à Nairobi.

Source: Courrier international

1 commentaire:

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