Youssou Ndour devrait consacrer un ‘’album-hommage’’ à Bob Marley et Lucky Dube

Youssou Ndour, lead-vocal du Super Etoile, travaille sur ‘’un album hommage’’ à Bob Marley et à Lucky Dube, dans le cadre du Festival mondial des arts nègres (FESMAN) qui se tiendra du 1er au 14 décembre prochains à Dakar, rapporte le quotidien privé L’Observateur dans son édition du week-end.

Décédé le 11 mai 1981, Bob Marley est la légende vivante du reggae, genre dignement représenté sur le continent par le Sud-africain Lucky Dube, assassiné le 18 octobre 2007, alors que ses agresseurs tentaient de lui voler sa voiture.

Pour les besoins de cet album qui va investir ‘’les racines pures de la musique noire’’, Youssou Ndour va travailler en Jamaïque même, afin de ‘’ s’inspirer de l’immense répertoire culturel’ du pays du reggae. ‘’Le lead-vocal du Super Etoile va travailler avec des musiciens de reggae, dans les studios de Bob Marley’’ dont i va également revisiter le répertoire, selon le journal.

Dans le cadre de ce projet, ‘’Youssou Ndour, lancé par le FESMAN dans le cadre de cette initiative’’, va également s’intéresser à l’œuvre de Lucky Dube qui, à travers ses 24 albums, chante ‘’la gloire et la renaissance du peuple noir’’.

‘’C’est donc un véritable retour aux sources pour le chanteur sénégalais qui a déjà travaillé avec des artistes de renommée internationale comme Peter Gabriel’’ et collaboré avec d’autres artistes, même s’il n’a pas beaucoup pratiqué le reggae, ‘’genre musical qui résiste aux assauts du temps’’, note le quotidien.

‘’La production déléguée du FESMAN 2009 envisage aussi de mettre à contribution es talents de Thione Seck et de Coumba Gawlo pour la réalisation du premier disque de chants traditionnels africains au service des Etats-Unis d’Afrique’’, selon l’Observateur.

A cet effet de nombreux artistes sénégalais sont consentis pour participer à la réalisation de ce disque, comme Baaba Maal, ‘’qui pourrait apporter sa contribution avec sa fibre plutôt blues’’, Omar Pène, du Super Diamono, le rappeur Didier Awadi et Coumba Gawlo Seck, ‘’qui se positionne comme l’héritière africaine de Myriam Makeba’’.

Source:Aps

Habib Faye: « Entre le Super Etoile et moi» Part 1

Après quelques semaines de pause, la rubrique Autour du damier... reprend ses droits. Une reprise qui permet d'accueillir une personnalité incontournable de la musique sénégalaise. Habib Faye, musicien compositeur, marque la scène musicale sénégalaise et africaine depuis plus de 20 ans. Un des piliers du Super Etoile de Youssou Ndour, Habib aborde aujourd'hui une nouvelle étape de sa carrière personnelle. Un choix qui a suscité beaucoup, de commentaires, notamment sur ses rapports avec le Super Etoile qu'il assure n'avoir jamais quitté. Dans cet entretien fort détendu, le bassiste de Youssou Ndour parle de sa carrière, de la musique sénégalaise en général, de son statut de polygame redevenu monogame... Bref, Habib Faye, plus á l'aise avec les cordes de sa guitare qu'avec le micro, dit tout.

II est 16 h. Nous sommes dans le paisible quartier d'Ouest Foire. Après quelques minutes de renseignements, le véhicule emprunte un chemin comme nous l'ont indiqué les personnes rencontrées en cours de route. Et en demandant aux enfants qui revenaient juste de l'école, on était loin d'imaginer qu'ils sont les petits du bassiste. «C'est ici», répond le chauffeur de taxi, qui, apparemment, connait bien la maison. Dans la somptueuse villa qui se dresse dans une vaste cour, nous attend le bassiste. Guitare en main, Habib affichant un grand sourire, nous demande de prendre place dans la cour.

Pendant qu’on prenait place dans son studio, Habib nous met de la salsa avant que ne débute la discussion. Un coup d'oeil donné dans la pièce confirme son amour pour la musique et surtout pour la guitare. Et demandez-lui, combien il en possède, «ah, plusieurs ! Regardez, tout ça, ce sont des guitares», répond-il. Et ce n'est pas surprenant quand on sait que le bassiste en chef du Super Etoile a grandi dans une famille où là musique est omniprésente. L'homme grand de taille, teint noir, bedonnant; est un perfectionniste, «je suis très curieux, je touche á tout moi», nous confie-t-il;

Aujourd'hui, Habib Faye est parvenu à sortir de sa réserve naturelle et est devenu le porte-étendard d'un combat qu'il a toujours souhaité. Et cela se confirme quand il vous cite quelques grands noms de la musique avec qui il a joué. Comme tout père de famille; le bassiste aime bien ses enfants ? à qui il consacre le maximum de son temps quand il est au Sénégal. Á ses heures libres, il assure le rôle de madame; qui est le plus souvent aux Etats-Unis. L'on sait pourquoi, il est si attaché aux bambins qui s'agrippent á lui, alors qu'il jouait à la guitare. Même durant la discussion, Habib montre qu'il est «papa poules ».

Walf Grand-Place: Habib Faye est connu comme un des piliers du Super Etoile. Pouvez-vous nous parler un peu plus de vous ?
Habib Faye : Moi, c'est Habib Faye. Je suis musicien. Je suis né et j'ai grandi á Dakar. Et j'évolue dans le Super Etoile depuis plus de 20 ans.

Devrait-on comprendre par là que c'est au Super Etoile que vous avez débuté votre carrière ?
Non ! J'ai débuté au Super Diamono, comme apprenti musicien. En fait, comme c'est mon frère feu Adama Faye qui a créé le Super Diamono, j'ai grandi dans l'entourage des grands messieurs de ce groupe. Je dis apprenti dans la mesure où à chaque fois que je voulais assister aux soirées, j'étais obligé de participer á l'installation du matériel la journée, afin d'oser espérer aller à la soirée. Ainsi, après avoir joué quelques morceaux, Bob Sène me donnait l'opportunité d’en jouer un. Et après cela, j’étais content, je pouvais rentrer tranquillement à la maison.

Vous aviez quel âge?
J'avais entre 15 et 16 ans. Et je jouais pendant les vacances. Á ces moments-là, il y avait des matinées du Super Diamono et c'est là-bas que j'allais.

Donc, vous étiez en même temps élève ?
Oui, j'étais élève et c'est seulement pendant les vacances que je pouvais afficher ouvertement mon intérêt pour la musique.

Á quel niveau, avez-vous arrêté les études ?
Je suis allé jusqu'en terminale. Et j'ai arrêté après le bac. C'est là que Youssou Ndour m'a embauché.

Source: Walf Grd Place

Habib Faye: « Entre le Super Etoile et moi» Part 2

Apparemment, vous n'avez pas appris la musique ?
Non, sur le plan de la musique, je suis autodidacte. Mais, tout dépend aussi de ce que vous entendez par apprendre la musique. Je n'ai jamais été dans une école de musique. Mais, j'ai dû apprendre cet art par les personnes qui m'entourent, les cassettes vidéo...

Qu'est-ce qui est á l'origine de votre passion pour la musique ? Est-ce simplement dû à l'influence de vos frères qui évoluaient déjà dans la musique ?
C'est d'abord parce que mes frères évoluaient déjà dans la musique. J'ai grandi dans un environnement où la musique était très présente. Mon père, bien que professeur de Lettres, jouait de la guitare. Moi, je ne l'ai jamais vu jouer, j'étais encore jeune. Mais, mes frères aînés ont été piqués par le virus.

Donc, il n'y a jamais eu d'opposition de votre famille á ce que vous fassiez de la musique ?
Wouuu ! Ce n'était pas facile. Imaginez un peu un père professeur, tout carré, qui voit ses enfants aller á l'école chaque jour et au Daara á la descente, qui tient á ça et qui constate un jour que son fils veut abandonner les études pour se lancer dans la musique. Il ne pouvait pas le comprendre, il pensait que je voulais prendre le mauvais chemin en voulant faire une carrière musicale. Parce qu'en ce moment aussi, il n'y avait pas vraiment de référence musicale dans le pays. C'est après une discussion sérieuse qu'il a compris que c'est vraiment ce que je voulais, et qu'il était possible que je puisse gagner ma vie dans la musique. Ce n'était jamais facile de convaincre les gens á accepter la musique comme métier, surtout s'il fallait abandonner les études. Heureusement, il m'a laissé suivre le chemin que j'avais choisi.

Est-ce que votre intégration au Super Etoile n’a pas été difficile ? N’était-il pas plus facile pour vous de rester au Super Diamono ?
Non. (Il hésite) C'est vrai que le Super Diamono est une grande école dans la musique sénégalaise. Parce que, non seulement le Super Diamono faisait du mbalax, mais aussi de la variété. Et qui dit variété, dit ouverture. Ce qui fait que c'est un groupe qui était en ce temps beaucoup plus ouvert que les autres. Et l'apprentissage que j'ai eu là-bas a facilité mon intégration dans le Super Etoile. J'avais acquis une certaine ouverture musicale.

Est-ce qu'à un moment de votre carrière, vous n'avez pas regretté d'avoir abandonné les études au profit de la musique ?
Non, je n'ai jamais regretté parce que je pense que chacun a son rôle à jouer dans la société. Certains sont médecins, d'autres agriculteurs, enseignants ou journalistes. C'était ça mon destin. Et par la volonté divine, j'y accomplis mon devoir, je fais de mon mieux. I1 faut assumer son choix et son destin, c'est l'essentiel.

Est-ce que vous aimeriez voir votre fils embrasser une carrière de musicien ?
Par contre non, parce que je sais que les générations á venir n'auront pas la même chance que nous.

Pourquoi?
Parce que la musique, je peux le dire ainsi, a un peu régressé. C'est-á-dire, c'est ce qui permettait aux musiciens de bien évoluer qui ne marche plus. Notamment, la vente des disques, la piraterie est un véritable facteur de blocage. Avant on parlait de disque d'or, et un disque d'or, c'était aussi une réussite financière. Parce que quand on parle de disque d'or, c'est sur la base des ventes d'un album. Et qui dit vente, suppose que les droits sur les ventes augmentent et qu'il y ait des rentrées d'argent. Maintenant, on n'arrive plus ou alors difficilement á avoir des disques d'or á cause de la piraterie. Donc, je ne vais pas pousser mon enfant á faire de la musique.

Ne croyez-vous pas qu'il y a simplement une saturation du marché de la musique?
Justement, la piraterie fait partie de ce qui sature le marché. Il y a aussi que la technologie est tellement avancée qu'à partir d'un rien, chacun peut composer une musique. Ça c'est, aussi un problème.

Malgré tout, la musique attire de plus en plus les jeunes. Comment expliquez-vous cela?
Ce que je vois, c’est qu’il y’a une nouvelle période que traverse la musique. Tout le monde va vers la musique. On arrivera un moment vers un point culminant. Et là, on sera obligé de revoir les choses, d'y remettre un peu d'ordre. C'est ce qui permettra aux artistes de prendre du recul, d'être plus pertinents, mais aussi au public d'être exigent. C'est bien pour la musique, parce que c'est comme une révolution dans l'histoire. La musique en est justement là.

En tant qu'aîné de ces jeunes et nouveaux musiciens, vous arrive-t-il parfois de les interpeller pour des critiques ou suggestions ?
Á ceux qui me demandent conseil, oui. Nous sommes au Sénégal et les critiques ne sont pas toujours bien accueillies. Et puis, on ne peut pas tout dire. On nous a éduqués dans le sutura, et il faut qu'on veille á ça. En revanche, si j'ai avec un jeune musicien des rapports qui le permettent, on peut en parler. D'autant plus que les critiques objectives permettent aux gens de réussir.

Venons-en á Habib et le Super Etoile. Vous y avez fait combien d'années ?
J'y évolue depuis bientôt 23ans.

Source: Walf Grd Place

Habib Faye: Entre le Super Etoile et moi" - Part 3

Mais dernièrement, il a été dit que vous aviez des problèmes avec le groupe. Votre départ a même été évoqué. Qu'en est-il exactement?
II n'y a jamais eu de problèmes entre le Super Etoile et moi, encore une fois, il n'y a aucun problème. Ce sont les gens qui interprètent comme ils veulent, juste parce que j'ai une carrière personnelle qui n'a rien á voir avec le groupe. Pourtant, c'est une carrière qui s'est toujours démarquée de ma vie dans le groupe. Mais il n'y a aucun problème. Depuis 20 ans ça existe. Peut-être que ça a pris un peu plus d'importance. Avant, je m'absentais pour une semaine, voire deux. Mais maintenant, c'est pour des mois et c'est ce qui pousse, à mon avis, les gens á penser que j'ai quitté le groupe. Ça c'est un fait qui a toujours existé et c'est dans la bonne marche des choses.

Le Super Etoile, c'est nous, mais á côté, chacun peut avoir ses affaires personnelles. Que ce soit Mbaye Diéye, Jimmy ou un autre, chacun de nous mène son petit bonhomme de chemin á côté. Aprés 25ans de métier, je pense que c'est important que l'on laisse exploser les choses afin de permettre à certains de se faire une place. Nous devons aussi développer nos expériences. C'est comme un pneu qu'on gonfle. Arrivé au poids nécessaire, il faut s'arrêter, le laisser dégonfler, décompresser pour pouvoir reprendre de l'air. C'est bon pour la musique et pour les mélomanes. Ça permet non seulement de se découvrir, mais aussi de faire découvrir d'autres aspects de nous sur le plan professionnel. Pour vraiment se sentir dans ce qu'on fait, il faut tâter parfois d'autres choses. Et là, ce sont les mélomanes qui diront toujours ou même les musiciens : «Voilà, c'est ça qui nous manquait». En fait, c’est en quelque sorte une bouffée d'oxygène et je pense que c'est quand même important. En tout cas, moi, c'est comme ça que je le vois.

Mais est-ce que ce recul pour vous consacrer davantage á votre carrière ne crée pas de problèmes entre vous et le groupe ? Et pourquoi avoir choisi ce moment précis pour vous consacrer davantage á votre carrière ?
Moi, je dis qu'il n'y a pas de moment choisi. II ne s'agit pas de dire que c'est aujourd'hui qu'on doit le faire ou demain. Et encore une fois, il n'y a jamais eu de problèmes. Ça ne me crée aucun problème avec le Super Etoile et je pense qu'il n'y en aura jamais. Malheureusement, les Sénégalais n'ont pas une culture par rapport á un certain niveau de professionnalisme. Quand on vous voit évoluer dans un truc, dans une entité, on vous voit mal ailleurs. La musique, ce n'est pas un duel, chacun y met sa touche personnelle et c'est tant mieux pour tout le monde. Si je vais par exemple avec un Peter Gabriel en tournée aux Usa, le plus que j'aurais acquis, professionnellement parlant, sera profitable au Super Etoile et à la musique africaine en général. Même quelqu'un comme Youssou a besoin de faire de nouvelles expériences. Il peut faire demain un album avec des Egyptiens et ce ne sera que bénéfique pour la musique. C'est aussi normal pour lui que pour nous autres musiciens du Super Etoile. Mbaye Diéye peut se retrouver demain avec Salif Keita, mais tout cela n'a rien à voir avec le groupe.

Est-ce á dire qu'Habib Faye est toujours dans le Super Etoile et que celui d'il y a 20 ans est toujours le même ?
Je suis toujours au Super Etoile. Et je reste le même, bien sûr. J'ai le même statut et tout. Honnêtement, rien a changé. Cependant, j'aurais moins de temps á m'occuper de certaines choses. Et puis, c'est normal puisque ce n'est pas parce que je ne suis pas là que les gens vont arrêter de vivre.

Et qui va s'occuper maintenant de ces choses-là ?
Peut-être tout le monde, Youssou, Ibou Cissé, mon frére Moustaf... Le Super Etoile est une équipe. C'est comme si on disait que puisque celle qui cuisine n'est pas là, on ne mange pas aujourd'hui. Non, même si elle n'est pas là, quelqu'un d'autre va cuisiner. C'est juste ça. Donc, ce n'est pas un problème.

Mais le goût du repas présenté risque de ne pas être le même ?
Oui, mais c'est très normal. Parce que comme j'ai l'habitude de le dire, le Super Etoile est un esprit, et un esprit, on ne peut pas le remplacer. On peut faire des choses approximativement, mais ce n'est jamais pareil. Par exemple, le groupe sans Jimmy Mbaye, ça ne va pas être la même chose. Mais, ça n'empêchera pas au Super Etoile de jouer et d'évoluer. Que l'on y soit tous, c'est tant mieux. Mais, si quelqu'un n'est pas là aussi, ça ne gâche rien.


Vous en êtes donc à un moment où il est important pour vous de vous concentrer davantage sur votre carrière ?
Oui et c'est normal. je pense que le Super Etoile n'a plus rien à prouver dans la musique. Ça, c'est mon avis. C'est pourquoi, on constate quelques petits relâchements. Samedi seulement, aprés avoir joué avec le groupe, Mbaye Diéye a pris l'avion le dimanche matin pour aller jouer á Paris. Ce n'est pas parce que l'un est absent quelque temps que les choses vont stagner. Á mon avis, chacun a la possibilité d'aller faire d'autres expériences, à commencer par Youssou Ndour ou un autre sans qu'il y ait des problèmes avec le groupe.

Quel bilan tirez-vous de vos 22 ans de carrière ?
Un bilan hyper positif, machalah. Je sais que tout ce que j'ai aujourd'hui, à part le Bon Dieu, c'est grâce au Super Etoile. Même dans les coins les plus reculés du monde, vous rencontrez des gens qui, quand vous leur dites que c'est Habib Faye, ils n'en croient pas leurs yeux. Ils ont tellement entendu parler de moi, ou d'un autre membre du Super Etoile qu'ils n’arrivent pas á le croire.

Le Super Etoile est donc à la base de votre réussite financière ?
Oui, c'est la réalité et c'est valable pour nous tous, autant que nous sommes. C'est l'esprit Super Etoile qui nous a beaucoup aidés, nous tous je vous dis. On s'est fait des contacts, on a beaucoup appris. Youssou et moi, on a habité ensemble. Et là où il est aujourd'hui n'est pas pareil il y a quelques plusieurs années en arrière. C'est normal, le Super Etoile est tout pour nous. Quelles que soient les ramifications, il n'y a pas mille voies, la base de ce que nous avons, c'est le Super Etoile.

Mais on a vu les problèmes qu'il y a eu quand Mbaye Diéye Faye a sorti sa cassette blokass...
Non, non ! Je pense qu'il n'y a jamais eu de problèmes entre Youssou Ndour et Mbaye Diéye Faye. C'est mon opinion. Youssou sait très bien que Mbaye Diéye a sa carrière, Jimmy a sa carrière, que moi j'ai ma carrière. Il le sait très bien. Il connaît nos potentiels et il sait que chacun de nous, membres du Super Étoile est capable de faire son truc. Chacun de nous peut jouer sous son nom. Donc, je ne pense pas que cela puisse créer des problèmes entre You et Mbaye. D'ailleurs, moi je suis en train de le faire, mais il n'y a aucun problème entre Youssou et moi. Je peux aller jouer á chaque fois que c'est nécessaire et revenir dans le Super Etoile sans problème. Je pense que s'il y avait un problème, je ne serais pas présentement en train de jouer avec le Super Etoile.

Quid alors des problèmes qu'il y aurait entre vous et Ibou Ndour (ndlr : frére de Youssou Ndour) ?
Non, non, non.

Source: Walf Grd Place

Habib Faye: «Entre le Super Etoile et moi» Part4 et Fin

Qu'en est-il exactement?
Ibou, c'est mon frère et on s'adore. Il ne peut pas y avoir de problèmes entre nous. Et aujourd'hui, s'il fait de la musique, c'est en partie grâce á moi parce qu'il aime ce que je fais. Avec une telle personne, c'est impossible qu'il y ait des problèmes. Ibou, c'est notre frère à tous et je le dis sincèrement. En plus, l'idée de me faire de la concurrence ne l'effleure pas la tête. Il adore ce que je fais et ça peut même arriver que je lui délègue certaines choses. Je crois que toute personne doit être reconnaissante envers ceux qui ont fait un tant soit peu dans sa vie.

Ce sont les Sénégalais qui interprètent les choses comme ils veulent, mais nous de notre côté, on a dépassé ces détails. Nous faisons ce que nous avons á faire et parallèlement nous cherchons aussi á progresser. Après vingt ans de carrière, ce que nous cherchons dorénavant, c'est de faire profiter notre expérience aux jeunes. Malheureusement, certains vont chercher des choses et font des rapprochements incroyables. II faut qu'on soit humble et qu'on sache déléguer les choses. C'est pourquoi, le savoir des Africains ne s'épanouit pas, parce que chacun veut garder jalousement ce qu'il a ou ce qu'il sait. Moi je suis très fier de Ibou... c'est que le Sénégal est grave (Rires).

Pouvez-vous nous citer des gens avec qui vous avez travaillé ? On cite souvent Angélique Kidjo...
(Rires)... Je travaille avec tellement de gens qu'il m'est impossible de les citer. Je ne veux même pas en parler, ce-sont des détails. Et en parler ressemblerait á vouloir faire le malin. J'oublie même que j'ai eu á coopérer avec tel ou tel artiste, comme eux aussi ils oublient qu'ils ont déjà eu á bosser avec moi. Parfois, il m'arrive d'entendre parler d'un artiste et de me dire : «Tiens, j'ai déjà joué avec ce gars-lá.» Ça me rend fier.

Où en êtes-vous avec votre carrière ?
Là, je suis en train de terminer mon album, d'ici la fin ou le début de l'année prochaine, ce sera prêt incha’Allah

Y a-t-il des artistes invités dans l'album ?
(Il hésite) Oui, il y en a quelques-uns, mais je ne veux pas communiquer là-dessus.

De quel style musical sera cet album ?
Lá aussi, ce sera une surprise. Déjà, tout ce qui n'est pas mbalax au Sénégal, on cherche á lui donner un nom de style qui n'est pas le sien. Souvent, les gens parlent de Jazz, alors qu'ils ne savent pas que le Jazz est une forme d'expression. Je peux même ne pas citer le jazz comme style musical.

Ce que vous faites et que les Sénégalais appellent Jazz, c'est quoi alors ?
Justement, je vous dis que ce n'est pas du Jazz.

C'est quoi alors ?
C'est de la fusion, c'est ce que les gens appellent aujourd'hui de la World Music.

Où enregistrez-vous votre album?
Je l'enregistre en France.

Pourquoi pas au Sénégal ?
Parce que ceux avec qui je bosse sur ce projet sont en France. Donc, c'est moins coûteux que je les retrouve en France plutôt que de les faire venir au Sénégal, c'est juste ça. Il y a au moins dix musiciens là-dessus.

Habib Faye est-il un homme riche ?
(Rires) Je préfère me taire.

En tout cas, vous ne vous plaignez pas...
En tout cas, je profite bien de ce que le bon Dieu m'a donné.

Combien d'épouses avez-vous ?
J'en ai une.

Une seulement?
Oui, je n'en ai qu'une. J'en avais deux, mais ça ne m'a pas réussi.

Est-ce á dire que vous ne comptez pas reprendre une deuxième épouse?
Ce n'est pas ce que j'ai dit. Peut-être que j'en prendrai une autre parce qu'avoir deux épouses me plait bien. C'est mieux qu'une seule (éclats de rire).

D'autant plus qu'il ne manque pas de filles pour vous courir après...
(Sur un ton taquin) Non, elles ne me courent pas après. Je ne fais pas partie de ceux-là. D'ailleurs, pourquoi devraient-elles me courir après ?

C'est vous qui courez derrière elles alors ?
Non, je ne cours derrière aucune fille. En fait, ce sont des trucs de jeune homme. Ça ne fait pas partie de mon programme. D'ailleurs, le temps ne me permet même pas de le faire.

Quel âge avez-vous ?
Quel âge me donnez-vous ?

Quarante deux ans ?
C'est exactement ce que j'ai.

Comment voyez-vous la situation actuelle du pays ?
Je dis que la crise est mondiale et la situation est difficile partout. Malheureusement, dans les pays en voie de développement comme le Sénégal, la crise se fait davantage ressentir. Le reste, c'est une question de volonté. On a la chance d'être des Sénégalais; d'être dans un pays musulman pour vraiment être á l'abri de certaines choses. Socialement parlant, il y a plein de choses qui ne marchent pas, mais Dieu merci. On ne peut pas faire des omelettes sans casser des oeufs. Que chacun essaye d'y mettre du sien et j'espère que ça ira. On met tout sur le dos du gouvernement, ok. Mais, il faut aussi que les Sénégalais se serrent la ceinture et essaient de ne pas toujours compter sur le gouvernement.

Source: Walf Gran Place

Baaba Maal et son groupe reçoivent le Djembé d’Or de l’Intégration africaine

Le chanteur sénégalais Baaba Maal et la section acoustique de son orchestre, le Dande Lenol, ont reçu ce week-end à Conakry le ‘’Djembé d’Or de l’Intégration africaine’’, rapportent des médias guinéens reçus lundi à l’APS.

Baaba Maal a reçu sa distinction des mains du ministre guinéen de la Culture, des Arts et Loisirs, Aly Gilbert Ifono, lors de la neuvième édition des Djembé d’Or, cérémonie au cours de laquelle sont récompensés chaque année les meilleurs musiciens guinéens.

L’animation de la soirée de a été assurée par Binta Laly Sow, Baaba Maal, Fodé Kouyaté, Espoir de Coronthie, Vieux Farka Touré, Papa Kouyaté et ses percussionnistes ‘’Les petits sorciers’’, en présence de plusieurs personnalités.

Pour l’édition 2008, Fodé Baro Junior a été désigné meilleur artiste de l’année. Espoir de Coronthie (Meilleur album traditionnel), Cheick Rahal (Meilleur vidéo-clip), Big Dré (Meilleur album Rap) et Takana Zion (Meilleur album Reggae) ont aussi été récompensés.

Fallou Dieng (2007) et Pape Malick Samb alias Pape Thiopett (2006) figurent au palmarès des Djembé d’Or.

DAARA- J FAMILY « Le mimétisme empêche à certains rappeurs de percer à l’extérieur »

Cette amitié vieille de plus de deux décennies aurait-elle succombé aux aléas de la vie? Leur succès international n’a-t-il pas suffi à les préserver des dissensions internes ? Le groupe mythique du Rap sénégalais Daara J existe-t-il toujours? La réponse se trouve dans Daara J Family. Un nouveau concept des deux compères, Fada Freddy et Ndongo D, qui, sans trotter sur les plates-bandes des Américains, vont bientôt mettre sur le marché un nouveau produit qui associe le live à leur patrimoine culturel.

Depuis quelque temps, vous avez disparu de la scène
(Fada) C’est vrai qu’en ce moment, les gens se posent beaucoup de questions à propos de nous. C’est pourquoi je trouve qu’il est grand temps que l’on parle aux Sénégalais et à notre public. Depuis quelque temps, nous sommes en pleine préparation d’un produit qui va sortir en début 2009 et nous donnerons des concerts en décembre. Nous avons faim du public sénégalais, on a réappris et nous allons montrer nos nouvelles aptitudes.

Qu’avez- vous fait tout ce temps?
(Fada) Nous avons été au Bénin, au Togo, en Italie, en Espagne trois fois de suite, en Angleterre dans le cadre d’un projet qui se nomme African Express en compagnie d’artistes comme Baba Maal, Oumou Sangaré, Amadou et Miriam… Nous étions partis en tant que représentants de Daara J Family qui est une nouvelle formule que Ndongo D et moi avons lancée depuis 9 mois environ. Nous avons effectué des tournées en Mauritanie, mais jusqu’à présent les Sénégalais n’ont pas encore découvert Daara J Family et c’est justement pour ça que nous avons décidé de sortir très prochainement un album dans lequel vont participer des membres actifs de Daara J (Ndongo, Aladji Man et Fada), avec d’autres artistes musiciens. Toutefois, ce sera un tout autre style : du Rap sous forme de live. Nous voulons apporter une nouvelle touche, un nouveau visage du Rap qui prouvera qu’il est capable de s’exporter vers d’autres frontières et qu’aussi c’est une musique qui vit.

Donc, là nous allons terminer l’album à Paris, à Londres et enfin aux Etats-Unis. Cet album va retracer les bases et les normes de la culture du Rap africain. Et pour le réaliser, nous nous sommes ressourcés chez des musiciens. Nous essayons de montrer au monde entier que l’Afrique est à la base de la civilisation. Et que, malgré sa bonne musique, l’Afrique reste toujours pauvre. Il est temps que les Africains puissent jouir de leurs musiques, que le monde leur paye à leur juste valeur. Les artistes africains n’ont aucun statut social qui leur garantissant une couverture médicale ou une indemnité lorsqu’ils seront retraités. Donc, nous sommes obligés de livrer bataille nous- mêmes.

Pourquoi Daara-J Family?
(Ndongo) Daara-J Family, c’est plus un concept qu’autre chose. À l’origine le Daara, c’est une école et une famille. Personne n’est sans savoir que pour bien apprendre, il faut baigner dans une ambiance de famille. Daara-J Family, c’est Ndongo D et Fada Freddy moi - même, par ailleurs membres fondateurs de Daara-J, et d’autres musiciens.

Et Aladji Man?
(Ndongo) Nous avons fait plus de 10 ans de carrière en groupe et je pense qu’il est l’heure que nous développions des projets différents de Daara-J en tant que tel. Je peux donner l’exemple de plusieurs groupes américains dont certains membres ont évolué en solo ou qui sont allés réaliser certains projets avec d’autres musiciens. Par rapport à cela, nous avons eu à faire un album qui sera bientôt disponible sur le marché. Là, nous sommes sur beaucoup de projets. Nous avons monté un label qui porte le nom de «Bois sacré», une marque musicale qui a eu à faire ses preuves avec les singles de Fata (music), de Gaston et Titi, Maxi Crazy… Nous composons donc la musique, la mélodie et les refrains parfois.

N’empêche qu’il se susurre qu’il y a un clash entre vous
(Ndongo) On le dit et on le redit : il n’y a jamais eu de clash entre les membres de Daara-J. Il y a quelque mois, nous avons eu écho de cela à travers la presse, mais c’est juste un manque d’informations sur le groupe. Nous sommes partis, Fada Freddy et moi, dans un nouveau concept qui est Daara-J Family. N’empêche, il faut que les gens sachent que le Daara-J d’origine reste toujours et cela est très important pour nous. Aujourd’hui, n’importe qui d’entre nous peut se permettre de réaliser un projet qui lui est propre. Je vous donne un exemple : Aladji Man a organisé un concert avec Morgan Héritage, en plus de faire partie de «Black Emotions» ; moi j’ai réalisé beaucoup de projets avec des rappeurs qui n’ont rien avoir avec Daara-J. Tout ceci n’entrave en rien notre travail. Le plus important est que nous nous cultivions de bonnes relations et que rien ni personne ne parviendra à nous désunir. Maintenant, les gens sont libres de raconter tout ce qu’ils veulent, mais cela ne changera rien. Le plus important c’est ce que moi, Fada ou Aladji, nous vous disons. Et l’avenir vous en dira plus, avec le nouveau produit qui va sortir.

(Fada) Il est également très important de souligner que le monde est en mutation et les artistes, par rapport à leurs expériences et leurs ambitions, mûrissent. Pour notre part, c’est l’heure de la récolte qui a sonné. Donc, nous avons besoin de nouvelles expériences, de fouler de nouveaux horizons qui nous sont encore inconnus, d’où Daara J Family. Je reviens encore pour rassurer tout le monde et dire que nous entretenons de très bonnes relations avec Aladji. On se fréquente toujours, on se parle au téléphone. Que ce soit clair une bonne fois pour toutes, il n’y a jamais eu de clash dans le groupe Daara J. Quoi qu’on dise, nous avons partagé 13 ans de notre vie. Toutefois, le domaine du travail reste autre chose. Et la plupart des gens ne comprennent pas qu’on ne peut mélanger l’amitié et le travail.

Quelle est cette attache qui lie Fada et Ndongo depuis l’enfance?
(Fada) Moi-même je ne saurai l’expliquer. Je sais tout juste que quand j’allais au lycée - à l’époque j’avais 13 ans - je rencontrais sur mon chemin un jeune homme qui avait à, peu près, le même âge que moi. On se saluait tout le temps. Il n’arrivait pas un jour sans que je ne le rencontre sur mon chemin. Même quand j’étais en retard. Un jour, trois ans après, nous avons été présentés par une tierce personne. Nous avions chacun un walkman à l’oreille, en train d’écouter de la musique Rap. Au même instant, nous nous sommes découvert plein de points en commun, dont la spiritualité qui a été pour beaucoup dans notre amitié. C’est quelque chose qui vient de Dieu, donc on ne peut que le laisser entre ses mains. Je suis lui et lui, il est moi. Chaque fois que je suis avec lui, je sens que je me rapproche de Dieu.

Quel est votre sentiment à vous Ndongo?
Il a tout dit. C’est du ressort de Dieu, notre destin est entre ses mains.

Quel regard jetez-vous sur la nouvelle génération de rappeurs ?
(Nongo) Les nouveaux rappeurs ont du pain sur la planche. Sur mille rappeurs au Sénégal, on ne peut compter que sur 25 pour représenter dignement le Sénégal à l’extérieur. Il y a vraiment du boulot à faire au niveau des conceptions musicales et même au niveau du code vestimentaire. Il y a un réel mimétisme des Occidentaux. Ils voient l’Américain porter quelque chose, ils copient sans savoir quel est le message que ce dernier essaye de véhiculer. Il ne faudrait pas copier aveuglément. Par rapport à cet état de fait, nous avons notre part de responsabilité et c’est justement à travers ce nouveau produit que nous comptons y remédier.

(Fada) J’ajouterai que c’est à cause de ce mimétisme que ces rappeurs là ont du mal à percer à l’extérieur. Parce que ce qu’ils ne savent pas, c’est que la mondialisation a créé des plateformes d’échanges. Chacun apporte sa marchandise pour l’échanger, mais si le Sénégalais apporte un produit qui se trouve déjà en Amérique, à coup sûr on lui dira qu’ils n’en ont pas besoin. Les jeunes doivent être conscients que seules leurs empreintes leur permettront de s’en sortir.

Votre situation matrimoniale?
(Fada) Je suis marié à une épouse et j’ai 4 enfants : un garçon et 3 filles.

Une deuxième femme ne vous tente pas?
Je suis un musulman, si Dieu en décide ainsi tant mieux. Mais pour le moment ma femme me satisfait, elle me suffit et me comble de bonheur.

Vie de famille et fans?
Tantôt c’est facile comme cela peut être le contraire. Dans la mesure où il y en a qui peuvent faire la part des choses et respecter notre vie privée, tandis que d’autres en font trop, à tel point que nos femmes et nos enfants sont lésés. Mais aussi contradictoire que cela puisse paraître, je suis prêt à faire d’énormes sacrifices pour continuer à faire plaisir à mes fans.

Et vous Ndongo?
Depuis 8 ans, je suis marié, j’ai 3 enfants : 2 garçons et une fille. C’est vraiment pas évident d’allier une vie de famille et d’artiste. Mais on essaie tant bien que mal. Et ce, grâce à une compréhension mutuelle et de la persévérance. Maintenant pour ce qui est de prendre une autre épouse, je ne sais pas de quoi demain est fait. Dans tous les cas je suis un musulman.

Votre dernier mot.
Nous présentons nos sincères excuses au monde entier qui vient de perdre une icône de la musique : Miriam Makéba. Elle a balisé la route et a laissé un patrimoine culturel assez riche.

Source: L'Observateur

Obamania: Du jamais vu

La victoire du senateur de l'Illinois Barack Obama aux presidentielles americaines a ete celebree dans le monde entier par des larmes de joie. Du Kenya, au Japon, en Afghanistan, en Indonesie, a Dakar, en France jusqu'a Sydney,l a vague Obama a fait des millions et des millions de victimes. Regardez les images..


























Barack Obama a la maison blanche: le vent du changement souffle..

Aujourd'hui je maitrise difficilement mon émotion tellement la soirée a été memorable. Ce 4 Novembre 2008, un noir a été élu président du pays le plus puissant au monde. Barack Obama est devenu le 44e president des Etats Unis d'Amerique. Thieye aduna

L’atout majeur du premier candidat noir à atteindre ce summum dans la course à la présidentielle américaine est l’espoir qu’il a crée pour les noirs du monde entier et à cette génération d’enfants d’immigrés qui aujourd'hui représentent une frange importante qui jusque là ne pouvaient se permettre de rêver.

Barack Obama est le candidat de la rupture avec le statut quo, candidat du changement de cette nouvelle Amérique multicolore qui va bouleverser beaucoup d’idées reçues et influer sur un bon nombre de pays d’Europe, d’Afrique et d’ailleurs.

Le vent du changement a commence a souffler et tout gouvernement ou peuple qui ne l'aura pas compris en verra les consequences.

Que vous n'aimait pas Obama pour ses idées, quoi de plus normal après tout c’est cela la démocratie. Mais que vous ne l'aimez pas parce qu’il est jeune, inexpérimenté, noir ou que sais-je encore, alors soit vous manquez de lisibilité dans les signes du moment ou alors vous manquez de courage.

Il y a des excuses à ne pas pouvoir lire dans les signes du temps, après tout il n’est pas demandé à tous d’être devin; et si c’est un manque de courage, souvenez vous qu’aucune valeur ne vaut le courage car sans lui, aucune autre n’est possible.

Felicitation a vous tous car cette victoire est la notre.

YES WE CAN...DAMN IT

Xuman et Farafina Mousso en Chine

Les rappeurs sénégalais vont de plus en plus loin et cette fois ci c’est au pays de Mao Tsé-toung, la chine, plus précisément à Shanghai.

Les artistes du label Dabel Music Xuman et Farafina Mousso composé de Gina, Fatim et Angel sont en ce moment en chine depuis le 20 Octobre pour participer au 10e festival des Arts de Shanghai à Yu Yan Garden au centre de théâtre de Shanghai.

Ils auront a participé notamment a plusieurs autres concerts au Century Square, East Nan Jiang Rd, Pu Jiang Town, Min Hang District, et a Mu Lang District.

Rappelons que le label Dabel production est dirigé par Thierno Ousmane Ba qui participe vigoureusement au développement de la musique sénégalaises et des arts en général puisqu’il est aussi le fondateur et directeur du plus grand festival humoristique de l’Afrique, Afrikakeur.

Félicitations lui et a nos artistes Xuman et les belles femmes de Farafina Mousso pour avoir représenté dignement notre pays et le hip hop Galsen au delà des frontières jusqu’en Chine.

Source: Kingsize.sn

Diouma Dieng Diakhate: 'Si, à mon âge, des hommes craquent pour moi, je ne peux que m’en réjouir''

S'il y'a quelqu'un qui s'est vraiment fait une place au soleil á travers le métier qu'elle exerce, c'est bien la styliste Diouma Dieng Diakhaté. La fondatrice et propriétaire du complexe Shalimar devenue un styliste de renommée internationale, fait en effet partie des plus grands stylistes d'Afrique voire même du monde. Sa bonne réputation dans ce métier est telle qu'elle est devenue incontestablement la modéliste préférée des chefs d'Etat et autres premières dames Africaines. En plus de faire partie des meilleurs et des plus connus du continent, Diouma Dieng est également doublée d'une dame de cœur qui fait beaucoup dans l'humanitaire avec notamment la construction de maternité et de mosquées sans compter les œuvres sociales qu'elle fait dans l'anonymat.

Très coquette, cette belle dame qui se met toujours sur son trente et un, n'en est pas moins quelqu'un de très sensible aux souffrances des autres. Dans cet entretien qu'elle nous a accordé, Diouma Dieng, qui malgré les rumeurs persistantes sur son mariage, confie ne s'être pas remariée, nous fait découvrir toutes ses facettes. De ses débuts a son succès international en passant par sa future retraite, sa coquetterie, ses rêves, ses pires souvenirs, son eternel jeunesse, sa conception de l'homme idéal, ses rapports avec Koffi Olimide, Diouma nous fait partager sa vie. Sans détour !

Qu'est-ce qui fait cette coquetterie chez Diouma Dieng car vous avez tout le temps tendance á être sur votre trente et un ?
C'est dans ma tête ! J'aime rester élégante et belle ! Si je ne mets pas de belles choses, je ne suis pas á l'aise, je suis comme ça. La coquetterie fait partie de moi.

J'imagine alors qu'il vous arrive de faire des folies en habillement, je me trompe ?
Quand je vois quelque chose qui me plait et que j'ai les moyens de me l'offrir, je n'hésite pas. J'aime me faire plaisir. En tout cas s'il s'agit de me rendre belle, je ne lésine pas sur les moyens.

Et quelle a été celle qui vous a vraiment marquée en habillement ou en bijoux ?
C'est surtout pour les bijoux. J'adore les belles montres griffées !

Diamant, or ?
Oui ça peut-être serti de diamant, d'Emeraude, de Saphir etc. L'essentiel est qu'elles soient belles et surtout griffées.

Nous vous avons trouvée dans un autre look avec le voile. Avez-vous l'habitude de vous habiller ainsi ?
Oui c'est une tenue que je porte tous les vendredis pour aller à la mosquée et pendant tout le mois de ramadan aussi

Qui connaît Diouma Dieng sait qu'elle tient à rester jeune et ce malgré son âge. C'est quoi votre secret ?
Vous savez les gens racontent du n'importe quoi sur moi ! Certains disent que je passe tout mon temps á faire de la chirurgie esthétique. Ce qui est faux ! Je crois que ce qui est plutôt fondamental pour garder sa jeunesse, c'est l'état d'esprit de la personne. C'est très important ! Moi j'ai plus de cinquante ans mais néanmoins dans ma tête j'en ai moins. Je me dis que j'ai trente-cinq ans ou même trente ans. Vous pouvez être ma fille certes, mais je me sens beaucoup plus á l'aise avec vous qu'avec des personnes de mon âge, parce qu'on n'a pas forcément la même mentalité.

Parce que je suis une personne très free qui dit ce qu'elle pense. Je suis très positive et bien dans ma peau «machala» je ne m'occupe pas de détails car je n'aime pas du tout le stress. Et il faut dire que tous ces facteurs contribuent á l'équilibre de la personne. Je fais mon sport quotidien, j'écoute beaucoup de musique et voilà ! Car la femme n'a pas d'âge. Yen a qui vieillissent même à trente ans tout comme il existe des femmes qui ont plus de cinquante ans et qui n'en ont pas l'air, elles restent toujours jeunes et belles. En tout cas je tiens beaucoup à ma beauté. Même pour aller au lit je me fais belle et j'aime la bonne odeur.

Quel âge avez-vous réellement ?
Mon chrono s'est arrêté depuis que j'ai mes trente-cinq ans !

Mais comment voulez-vous que les femmes aient cet état d'esprit dont vous parlez avec surtout tous les problèmes liés á la conjoncture actuelle ?
Je pense qu'on n'a pas du tout besoin d'avoir les moyens pour être tranquille dans sa tête. On a beau avoir de l’argent, on a beau avoir les moyens, on a beau faire la chirurgie mais si on n’a pas un bon état d’esprit, la beauté se noie. C’est une chose qui se cultive et rien de plus. Je pense aussi que le plus grand remède chez une personne reste la foi. Si on a la foi on arrive à transcender tous les problèmes de la vie. Que l’on soit jeune ou vieux, il faut toujours prier et avoir la foi en Dieu, c’est très important et je pense qu’il n’y a pas mieux pour être bien dans sa peau et avoir de la tranquillité. La prière aide beaucoup et personnellement j’en sais quelque chose. Si vous avez la foi, rien ne pourra vous ébranler. Tout ce qui vous arrive de bien comme de mal dans la vie, dites-vous bien que c’est votre destin, que c’est Dieu qui l’a voulu ainsi. En tout cas moi Diouma Dieng Diakhaté, rien ne peut m’ébranler dans la vie car j’ai la foi, je crois en Dieu le tout puissant.

Est-ce que vous avez eu à faire de la chirurgie esthétique ?
J’ai eu un accident, j’avais le visage un peu déchiqueté et j’ai eu à le retoucher, d’ailleurs les séquelles sont toujours visibles.

Donc contrairement à ce que disent les gens, vous n’avez pas retouché le nez ?
Je ne me suis jamais fait retoucher le nez. Je garde toujours le nez d’il y a vingt temps (ndlr : elle éclate de rire avant de brandir comme preuve une très belle photo d’elle quand elle avait vingt ans). Regarder bien ce nez et vous n’allez pas me dire qu’à vingt ans j’avais les moyens de me payer une chirurgie esthétique. Regarder ma maman (elle nous montre une photo de sa mère), elle était très belle, beaucoup plus belle que moi. Et puis personne ne peut m’empêcher de faire de la chirurgie si je le désire ! Seulement j’aime prendre soin de mon corps en restant toujours tranquille et en faisant du sport.

Et vous faites qu’elle genre de sport ?
Je fais beaucoup d’abdominaux ! Regardez là où je me suis assise (ndlr : un grand ballon), je travaille mon corps toute la journée avec. Pour éviter de basculer je suis obligée de redresser ma colonne vertébrale, muscler mes jambes et avaler mon ventre. Même quand je regarde la télé chez moi, je me mets sur mon rameau, tantôt je fais de la step. A chaque que j'en ai l'occasion, je fais la marche. Faire du sport ce n'est pas seulement aller en salle, on peut le faire continuellement dans la journée.

Vous êtes divorcée depuis trois ans et les rumeurs ont fait état de votre remariage il y a quelques semaines. Qu’en est-il ?
Il en est rien ! Je ne me suis pas remariée depuis mon divorce. Je pense que si tel était le cas, je n'aurais pas besoin de le cacher. Je ne me suis pas remariée et je laisse mon sort entre les mains de Allah le tout puissant !

Mais j'imagine que les prétendants ne manquent pas du tout ?
C'est vrai qu'ils ne manquent pas mais á chaque fois je prie pour que le bon Dieu me donne le meilleur mari qui soit.

On vous taxe souvent d'être une femme de caractère, une femme très dure même. Est-ce le cas ?
C'est vrai que je suis une femme de caractère mais pas dure quand même. Si je n'avais pas de caractère, je ne serais pas lá oú j'en suis maintenant en gagnant dignement ma vie. C'est ce caractère qui me fait croire en moi. Cependant je me contrôle et j'ai la tête sur les épaules. Vous savez, je pouvais rester les bras croisés et attendre qu'un homme fasse tout pour moi, mais je ne le ferai jamais parce que moi Diouma, je ne suis pas le genre de femme qui aime dépendre des hommes pour vivre. Non ! J'ai tout le temps travaillé pour ne dépendre de personne et inchalah tant que Dieu continuera à me donner la force et les moyens de travailler, je ne m'en lasserai jamais.


Et comment doit être l'homme qui aura la chance de reconquérir Diouma Dieng Diakhaté ?
(Elle affiche un très beau sourire qui en dit long sur sa beauté). Je ne suis pas trop exigeante, vous savez ! Je sais que je ne me marierai jamais pour de l'argent ou par intérêt encore moins pour le pouvoir. Mon ex-mari n'était pas riche et je l'ai aimé comme il était ! Vous voyez, donc l'argent ça importe peu pour moi dans une relation. Moi pour m'avoir il faut surtout de l'affection, de l'attention, de la gentillesse sinon le reste ce n'est pas important.

Etes-vous alors prête á vous remarier si vous trouvez quelqu'un qui remplisse toutes ces conditions ?
Bien sûr ! Si je le vois et que j'ai confiance en lui, je m'embarque avec lui. S'il veut de moi comme épouse bien sûr et que ça soit un amour sincère et réciproque. Mais je laisse tout entre les mains de Dieu.

Pour revenir sur le stylisme, quelle analyse faites-vous de ce milieu ?
Je pense que tout le monde sait qui est qui et qui fait quoi ! Chacun sait de quoi il est capable et je pense que c'est aux gens de juger.

Mais il faut constater avec moi que maintenant tout le monde se dit styliste et souvent ce sont des gens qui ne savent même pas tenir une paire de ciseaux. Qu'en pensez-vous ?
On ne peut pas les empêcher de dire qu'ils sont stylistes ou encore d'exercer ce métier.

Mais il doit bien y avoir des critères pour être un bon styliste et pouvoir se définir comme tel, n'est ce pas ?
Mais si on se base sur le premier critère qui est la formation, peut-être que je ne devrais jamais être styliste. Je n'ai jamais fait la formation, je n'ai jamais été dans une école pour apprendre ce métier

Mais á défaut du diplôme il faut au moins se former sur le tas ?
Moi Keb's ma fait couper en direct á la télé devant tout le monde et je l'ai réussi. Je l'ai fait á main levée sans tracer ni rien. Et je vous dis que c'est très difficile de couper à main levée. Il y a des gens qui ont fait des études en stylisme et qui ne savent pas couper à main levée. Je n'ai jamais utilisé de patron. Je suis autodidacte dans ce métier avec un don du Tout puissant.

Quels conseils donneriez-vous á tous ces jeunes qui veulent se lancer dans ce métier ?
En tout cas ma fille unique, quand elle a voulu se lancer dans ce métier, je lui ai conseillé d'aller étudier et d'avoir des diplômes. Parce que moi si c'était á recommencer j'allais étudier et avoir mes diplômes avant d'exercer ce métier. Ma fille a eu son bac et depuis elle est au Canada pour suivre des études en stylisme.

Oui justement un journal de la place avait écrit que vous auriez passé les ciseaux á votre fille, est-ce vrai ?
Non ! Mais je compte lui passer les ciseaux à la fin de ses études inchalah.

Pour rester toujours dans ce chapitre, on a remarqué une certaine rivalité entre les stylistes, les dames notamment. Partagez-vous cet avis ?
Comme je vous ai dit tout á l'heure, je n'aime pas m'attarder sur certains détails. Si on croit en Dieu, on sait forcément qu'il n'y a pas de raison d'être jaloux du succès de l'autre. Dieu a tracé le destin de chacun d'entre nous donc pourquoi se jalouser ? En tout cas je ne suis jalouse du succès de personne et je ne rivalise avec personne non plus. Je m'atèle á faire bien mon travail et même si on copie mes modèles, ça ne me fait absolument rien. Je crois en Dieu moi ! Si vous croyez á cette rivalité, ça va vous empêcher de dormir et moi je tiens á mes dix heures de sommeil par jour pour rester joviale et être en forme pour mieux travailler.

Diouma l'habilleuse des grandes dames, des chefs d'état etc. Est-ce vous que pensez á la couche moyenne qui veut s'habiller Diouma mais qui n'a pas forcément les moyens ?
Moi j'habille toutes les couches, je suis très accessible ! J'ai toutes sortes de clientèles, riche, moyenne, modeste etc. Chaque client en fonction de ses moyens peut s'habiller chez Diouma. Tout ce que je veux c'est faire plaisir aux gens et participer au développe ment de l'économie de mon pays.

Quelles relations entretenez-vous justement avec ces chefs d'état et premières dames ?
Il y a certes le travail qui nous lie mais j'ai beaucoup d'amis dans ce cercle. On s'est connu par le biais de la couture mais on a fini par devenir de bons amis. Je travaille avec eux et on se respecte mutuellement.

Vous devez donc être une personne bien « réseautée » avec toutes ces connaissances. Il n'est quand même pas donné á tout le monde de fréquenter des chefs d'états et premières dames ?
Je crois seulement en Dieu et tout ce qui m'arrive dans la vie c'est Lui. Vous avez par exemple écouté la chanson que m'a dédiée Koffi Olomide en duo avec Youssou Ndour et pourtant je ne leur ai rien demandé. Ils l'ont fait de manière spontanée. Des amis m'ont appelée de Kinshasa pour me féliciter par rapport á cette chanson. Je n'avais rien compris, c'est ainsi que j'ai envoyé mon chauffeur acheter l'album á Ponty. Pour vous dire que je n'étais même pas au courant.

Et qu'est-ce ça vous a fait d'être chantée par Koffi et Youssou qui, il faut le dire, ne sont pas n'importe qui dans le paysage musical mondial ?
J'éprouve un réel sentiment de fierté ! Cette chanson me va droit au coeur parce que je peux dire qu'ils font partie des géants de la musique mondiale. C'est une très belle chanson !

Quels rapports entretenez-vous justement avec Koffi parce que c'est une chanson d'amour qu'il vous a dédiée «en vous déclarant notamment sa flamme» et de la manière la plus directe et osée qui soit ?
J'ai été très surprise de voir le tollé que cette chanson a fait á travers la presse et surtout avec l'interprétation qu'en ont faite les Sénégalais. Vous savez, ici au Sénégal nous sommes très en retard par rapport á ces questions. En Afrique Centrale, on n'aurait pas fait une interprétation pareille parce que là-bas tout ce qui se chante c'est de l'amour, ils ne connaissent que l'amour. Le fait de dédier une chanson d'amour á quelqu'un est une chose très courante dans cette partie de l'Afrique. Là-bas certains amoureux font passer leurs messages á travers des chan-sons. C'est pourquoi ce genre ne choque point. Ils sont comme ça. En Afrique Centrale les hommes sont très romantiques, très tendres avec les femmes. Ce qui n'est pas forcement le cas chez nous. C'est une question de culture. Il parait même que quelques internautes m'ont traitée de tous les noms d'oiseaux á travers internet mais je pense que ceux qui le font n'ont pas compris. Je leur en veux pas je les comprends.

Pour en revenir á Koffi, je l'ai rencontré brièvement á trois reprises. La première fois c'était lors d'un grand événement populaire au Congo. On s'est ensuite revu á Dakar lors d'une soirée de gala du festival Ebony au Téroubi. La dernière fois on s'est rencontré dans un restaurant á Brazza. Cependant on s'échangeait quelques fois au téléphone. Il y'a un an de cela, il (Koffi) m'a, au détour d'une conversation, gentiment fait savoir qu'il allait me dédier une chanson dont je ne connaissais pas le thème. Au demeurant ce n'est pas la première fois que cela arrive car avant lui d'autres artistes africains mont fait cet honneur. Un jour il a débarqué á Dakar á l'improviste, il m'a téléphonée mais je ne savais pas que c'était pour prendre la voix de Youssou Ndour. Il est reparti aussitôt et depuis on ne s'est pas reparlé jusqu'á la sortie de la chanson. Ne maîtrisant pas le lingala, je n'ai eu qu'une compréhension approximative de la chanson. Je pensais qu'il chantait mes louanges et rien de plus. En tout état de cause, après avoir écouté la chanson, je l'ai trouvée très belle et je me suis précipitée d'envoyer á mon compatriote Youssou un grand bouquet de fleurs en guise de reconnaissance.


Mais il y'a eu beaucoup de spéculations autour de cette chanson, certains pensent que Koffi a tout simplement pris son courage á deux mains pour vous déclarer ouvertement son amour. D'autres par contre croient que cette chanson est tout bonnement commanditée par un amoureux tapis dans l'ombre. Qu'en pensez-vous ?
Vous savez Koffi est un artiste et a ce titre il aime tout ce qui est beau artistiquement parlant. Il a comme tout un chacun ses émotions. Par conséquent je n'enlèverai rien á la valeur artistique de la chanson qu'il a voulu me dédier. Il a beaucoup de respect envers moi et surtout c'est un homme intelligent. J'avoue qu'après la sortie de la chanson, je n'ai appelé Koffi qu'une seule fois. Mais depuis, je l'appelle pour lui demander des explications sur cette chanson mais du coup il est devenu injoignable. Pour l'autre hypothèse á savoir qu'elle a été commanditée je pense que c'est même plausible ! Je me demande même qui a bien pu l'avoir fait. Je sais que les Congolais ont l'habitude de commanditer des chansons pour les femmes qu'ils aiment mais franchement je ne sais pas qui en est le commanditaire. De toute façon qui connaît ma perspicacité sait que je vais me donner les moyens de connaître celui qui est derrière tout cela et tôt ou tard je le saurai inchalah. Cependant qui qu'il soit, je ne peux pas empêcher á un homme de m'aimer. Et puis á mon âge, s'il y a des hommes qui craquent pour moi, je ne peux que m'en réjouir (rires).

Il paraît que vous adorez la musique en général. Est-ce vrai ?
Oui j'adore la musique !

Quel genre ?
J'adore la musique congolaise par fidélité. Cela ne veut pas dire que je n'aime pas les autres musiques, au contraire ! Mais ce qui s'est passé avec la musique congolaise, c'est que j'ai eu à travailler à l'Ambassade du Congo en 1969 étant á l'école de secrétariat. J'ai fait quelques mois là-bas et à force d'écouter tout le temps leur musique, j'ai fini par l'aimer. Il faut aussi dire qu'en 69 on n'avait pas notre propre musique. Il n'y avait que la musique salsa, guinéenne et congolaise. C'est ce qu'on connaissait à l'époque. C'est ensuite qu'est né le mbalax. Ce qui a fait que j'ai adoré la musique congolaise. Pour vous dire à quel point je suis fidèle á cette musique. Même dans mes relations, je suis comme ça. Néanmoins j'adore la musique sénégalaise.

A propos, vous parlez combien de langues ?
Je parle le français, je comprends l'anglais commercial aussi. Sinon je parle un peu le Bambara parce que je suis d'origine malienne, je comprends aussi un peu le Lingala.

Pour revenir sur vos rapports avec les chefs d'état, tout le monde sait que vous entreteniez de bons rapports avec Abdou Diouf et madame, qu'en est-il avec l'actuel régime ?
J'ai eu á travailler avec madame Diouf que je considère toujours comme une mère et nous entretenons toujours de bonnes relations. Quand Wade est venu aussi, on a eu de bons rapports. Je peux dire que je fais partie des premiers stylistes qu'il a invités á l'accompagner à ses premières visites officielles á l'extérieur. Et ça c'est quelque chose pour moi. Sinon je ne fais pas de la politique, je n'ai que mon travail et je me concentre là-dessus.

Il paraît que vous êtes milliardaire, est ce vrai ?
Moi j'ai une autre définition du milliardaire. Pour moi, le milliardaire c'est celui qui travaille bien pour gagner bien sa vie, partager ce qu'il gagne avec les autres, aider les démunis, en somme faire de bonnes actions. Je pense qu'il ne sert à rien de garder des milliards à la banque alors qu'il y a des gens qui crèvent de faim. Le plus important pour moi c'est de faire développer mon pays et surtout aider ceux qui n'ont pas les moyens. Il faut savoir partager dans la vie. Donc je peux dire que je le suis !

On sait aussi que vous faites beaucoup dans l'humanitaire ?
C'est ça ma richesse d'ailleurs ! Aider les gens et ne rien attendre en retour. J'aime partager. Dieu veille sur tout et tôt ou tard, on Lui rendra compte. On peut aider quelqu'un dans la discrétion sans que personne ne soit au courant. Par contre si je fais quelque chose qui soit d'utilité publique, j'en parle pour que la nouvelle génération en prenne exemple. Sinon je suis très discrète. Il m'est arrivé á maintes reprises de permettre à des gens d'aller faire le pèlerinage á la Mecque sans même que ces personnes ne sachent que c'est moi qui étais derrière. L'essentiel pour moi c'est de faire une bonne action. Je suis très sensible et je n'aime pas voir les gens souffrir.

Pourquoi comme la plus part des femmes riches ou célèbres, on ne vous voit pas dans les cérémonies genre anniversaire à Sorano, mariage ou autre baptême avec notamment ces histoires de marraines qui gaspillent de l'argent comme pas possible lors de ces cérémonies?
Je n'y pense même pas parce que j'ai d'autres priorités dans la vie. Au lieu d'aller gaspiller de l'argent á Sorano, dans les baptêmes ou autres mondanités, je préfère aller le donner aux démunis ou aux malades qui n'ont pas les moyens de s'acheter une ordonnance. Certes j'ai eu à le faire une ou deux fois dans le passé, il y'a vingt cinq ans de cela mais depuis je ne fais plus partie de ce circuit. Moi je n'ai jamais demandé á quelqu'un de me chanter mais bien des personnes m'ont dédié des chansons. Je ne peux pas leur en empêcher. Et si j'ai quelque chose á leur donner, je le fais de manière modeste et discrète. Même si on me fait part d'une cérémonie, je préfère y aller la veille pour donner ma modeste contribution et ce dans la plus grande discrétion, sans rien y attendre en retour. Je pense que ce n'est pas bien de mettre son prochain dans une situation inconfortable. C'est pourquoi je suis contre ces histoires de marraines dans les baptêmes et autres mariages. En tout cas moi ma propre fille je ne vais pas lui chercher de marraine parce que c'est toujours cette dernière qui va en pâtir après.

Je trouve inadmissible à la limite inhumain le fait d'aller voir une personne, lui donner de l'argent sous prétexte qu'elle est la marraine de ta fille et que cette dernière soit obligée de donner le double lors de la cérémonie. Y’en a même qui vendent leurs biens ou qui s'endettent jusqu'au coup rien que pour pouvoir payer. Et il faut dire que la vie est faite de haut de bas et on ne sait jamais de quoi demain sera fait ! On peut se retrouver un jour á l'autre dans des situations difficiles. Là où nous en sommes maintenant avec la conjoncture actuelle, je pense que le gaspillage devrait être banni de notre société. C'est vrai que tout le monde ne s'adonne pas à cette pratique mais en tout cas la plus part des femmes célèbres le font. Je ne blâme personne mais je trouve cette pratique anormale raison pour laquelle je ne la fais pas.

Et quel est le souvenir bon ou mauvais qui vous a le plus marqué dans votre vie ?
La perte de mes parents m'a beaucoup affectée et je pense tout le temps à eux. Mais j'avoue que depuis leur rappel à Dieu, il y a trois pertes qui m'ont sérieusement secouée. Il s'agit de la mort de mon neveu Moussa Touré, de Katoucha Niane et celle d'une de mes employées, Ndella Camara. (Ndlr : la voix remplie d'émotion, elle nous nous mon-tre la photo de la jeune fille accrochée á son bureau). Ndella était une fille que j'aimais beaucoup. Et en dehors de tout ça, elle était ma nièce. Ces pertes m'ont beaucoup marquée parce que ce sont des personnes qui comptaient beaucoup pour moi. Mais tout cela c'est la volonté divine et je m'en remets toujours à Lui. Que dieu les accueille dans son paradis !

Est-ce vous avez un rêve que vous aimeriez réaliser avant de quitter ce monde ?
C'est de construire des maternités et des mosquées dans toutes les régions du pays et dans la sous région. Si Dieu me donne une longue vie et les moyens, je réaliserai ce rêve inchalah. Aujourd'hui la maternité que j'ai construite à Rufisque a enregistré plus de six mille naissances et j'en rends grâce à Dieu et souhaite longue vie á toutes ces mamans et leurs bébés. J'ai construit des mosquées et une morgue, je dis donc alhamdoulilah et que Dieu m'aide à en construire d'autres inchalah.

Dites-moi, est ce qu'il vous arrive de faire la cuisine maintenant ?
Bien sûr que oui. Et je la fais très bien. C'est vous les jeunes d'aujourd'hui qui ne savez pas cuisiner mais moi j'ai toujours été cordon bleu. Rares sont les jeunes qui savent cuisiner, faire le linge ou encore le repassage. Vous êtes bien gâtées vous les jeunes. A notre époque, on n'avait pas de bonne, on faisait tous les travaux domestiques, on cuisinait avec du feu de bois, on ne connaissait pas le gaz. Jusqu'á présent je cuisine. Le dimanche si je ne travaille pas je fais la cuisine.

Et quel est le plat que vous savez cuisinez le plus ?
C'est le Thiebou diene car je suis née et j'ai grandi chez les Lébous á Rufisque ! Mais mon plat préféré est le soupe kandja.

Source: Station One Magazine

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Alif: Certains producteurs s’intéressent plus à notre corps qu'à notre produit

Créé en 1997, le groupe Alif était composé de Myrièm et Mina. Elles habitaient le même quartier et avaient une passion commune : le Rap. Par la suite, Oumy intégra le cercle. Dès 1999, le premier produit d’Alif envahit les bacs, et marque l’entrée en scène de la gent féminine dans le hip hop sénégalais.

Vous avez viré, maintenant vous faites du «mbalax» ?
Myrièm: Cette fois-ci on a chanté du «Mbalax». On n’a jamais dit qu’Alif était focalisé sur le rap. On chante selon nos sensations pour qu’au retour, les mélomanes puissent le sentir. L’album est une variété de musique. Ce n’est pas non plus pour l’aspect commercial. Parce qu’au début on avait déjà enregistré l’album. Après on est allé voir Baba Mille mélodie. C’est lui qui nous a conseillés de chanter en «mbalax». On a décidé de le faire parce que si on nous proposait quelque chose, on le fait pour voir qu’est ce que ça va donner. Qu’on fasse du «mbalax» ou du rap la musique reste inchangeable.

Il y n’a pas de jalousie entre vous ?
Myrièm : Non, on est des sœurs. Il nous arrive parfois de nous disputer, mais on discute sans rancœur, après ça passe. Quand ça nécessite de se crêper les chignons, on le fait. L’essentiel, c’est de ne pas avoir une relation très médiatisée. On règle tous les problèmes entre nous.

Quel est votre type d’homme ?
Mamy : Notre type d’homme, je pense que c’est tout ce qu’une femme peut souhaiter. Personnellement, je rêve d’un homme honnête, sincère, fidèle ce qui est malheureusement rare. Donc, l’essentiel est qu’il te respecte même s’il doit lorgner à gauche et à droite. Les choses viennent naturellement. On se demande même s’il y a un homme qui se limite seulement à une seule femme. Comme on dit, il y a exception à tout. On souhaite vraiment avoir un homme qui nous respecte, qui a assez de style, d’affection et surtout beaucoup d’amour à nous donner.

Dans vos chansons, vous titillez les hommes ?
Mamy : On ne les titille pas, mais on parle carrément des hommes qui jouent ce rôle. On ne généralise pas la chose, il y a des hommes fidèles, très honnêtes. Je vais vous donner un exemple très simple : tu te maries à un homme, il n’est pas riche, mais malgré tout tu l’aimes à la folie. Un bon jour, il devient riche et il épouse une seconde épouse. Subitement on est abandonnée. Il n’a rien de plus mauvais que ça.

Pourquoi vous êtes sexy dans vos clips ?
Myrièm : Je ne pense pas qu’on s’habille sexy. On est toujours en tenue de ville comme toutes les filles qui vont à l’université ou au travail. On est tout à fait normal dans nos clips, c’est des trucs de jeunes quoi.

Vous ne devez pas faire comme toutes les filles parce que vous êtes des leaders d’opinion ?
Myrièm : Justement que ce soit en clip ou partout où je me rends, je porte ce que je sens le plus dans mon corps. Dans les soirées de gala, je suis toujours en robe parce que je me sens bien dedans.

On a l’impression que le rap ne cartonne plus comme avant ?
Myrièm : Oui, vous avez raison mais ce n’est pas que le rap seulement. C’est la musique en général. Même les mbalaxmen qui vendaient 150 000 exemplaires, maintenant ils ne peuvent même pas vendre 15 000 exemplaires. C’est dû à un développement technologique. De nos jours, il y a plus de pirates que d’acheteurs. Il suffit d’un ordinateur pour graver tous les sons dont on a besoin. Nous sommes tous des pirates. C’est ce qui explique le déclin.

Pourquoi vous ne chantez pas de la politique ?
Myrièm : chacun à ses concepts qui lui sont spécifiques. On est très démocrate, on n’écrit pas un texte sans que l’autre donne son accord. En 2004, on a chanté «Douta Mbaye», c’est l’alternance. On avait donné tous nos espoirs à notre président. Il nous a déçues, parce que ça fait trop mal de voir des camarades de promotion qui sont devenus des ministres. Si on sait nettement qu’ils n’ont pas le niveau et qu’ils ne méritent pas leurs postes. On voit des gaspillages avec les avions présidentiels. C’est pour ça qu’on a chanté «Douta Mbaye» pour dire qu’on nous a bernées. Parce que s’il y a alternance, c’est grâce aux rappeurs. Nous étions les premiers à crier révolution.

On dirait que vous êtes riches ?
On est loin d’être riches.

Comment vous avez intégré le milieu ?
Mamy : au début je travaillais avec mon frère, on enregistrait dans le même studio que le groupe Alif. On se connaissait et un bon jour il y a eu un départ. Puisqu’au niveau international, les fans connaissaient le trio et il fallait forcément avoir une troisième. On a vu qu’on avait le même concept, les mêmes idées et les mêmes objectifs. J’ai retrouvé une famille, elles sont hyper sincères. C’est vrai que j’avais trop peur au début parce que je me disais que nous sommes des filles et qui parlent de filles parle de petites disputes. Mais grâce à Dieu, tout se passe comme nous avons voulu.

Votre père, il est dans le domaine de la musique ?
Mamy : Non, c’est son frère qui évolue dans ce milieu. Djimi Mbaye est le frère à mon père. Donc, je peux dire que j’ai la musique dans le sang.

Est ce qu’il vous aide ?
Mamy : J’ai eu à enregistrer dans son studio avec mon frère. Il nous a donné ses idées sur ce que nous faisions. Il est très occupé. Il ne peut pas m’aider tout le temps même s’il le voulait. On ne peut pas se voir tous les jours. Mais ce qui est sûr c’est qu’on fera plein de choses ensemble.

En tant que femme, est-ce facile d’émerger dans le milieu du hip hop qui est très masculin ?
Mamy : Non, ce n’est pas facile. C’est pourquoi déjà on est tout le temps ciblé à plus forte raison qu’on évolue dans le milieu musical. On est appelé à sortir à n’importe quelle heure, à voyager tout le temps quand c’est nécessaire. On nous qualifie de toutes sortes de perversion. Mais c’est au fil du temps qu’ils acceptent que c’est un métier comme les autres.

Myrièm : l’autre aspect, c’est la plupart des gens qui viennent vers nous. Ils ne viennent pas pour nos talents, il viennent pour autre chose. C’est l’artiste en personne qui les intéresse mais pas ce qu’elle fait. Il y a plein de producteurs qui le font. Ils veulent produire le corps de l’artiste mais pas son produit. Il faut juste savoir ce que l’on veut.

Ne pensez-vous pas que c’est à cause du rap que les hommes vous fuient ?
Myrièm : je discutais avec un pote, il m’a fait savoir que les hommes sont devenus une espèce rare. Pour cause, le Diola a dû emporter des hommes, le « barsa barsac » aussi et il y a trop de « moitiés moitiés » (les homosexuels). Il y a plein de jeunes filles qui ont notre âge et qui ne sont pas toujours mariées. Nous ne sommes pas les seules à ne pas être mariées.

Source: L'Obs

Le nouvel album du groupe Misaal sur le marché en décembre

Le groupe Misaal enregistre depuis quelques mois à Paris un nouvel album qui devrait sortir au mois de décembre sur le marché sénégalais, a annoncé dimanche à l’APS son claviste Ousmane Wade.

‘’Nous sommes depuis quelques mois à Paris pour les besoins de l’enregistrement de l’album de Misaal qui avance très bien. Nous pensons le sortir au Sénégal en décembre’’, a dit Ousmane Wade.

Misaal s’est mis à la tâche après avoir signé son retour sur la scène musicale en novembre 2007 après une ‘’pause’’ de sept ans.

Wade a précisé que l’opus est, comme les deux premières cassettes du groupe, une autoproduction via l’agence qu’il a monté. ‘’Il sera composé de 13 ou 14 titres tous inédits sauf +Ayo Béyo+’’ qui a figuré sur le premier album ‘’Leer’’ (1996) ‘’mais revu avec un autre groove’’.

Selon le claviste, l’ambiance de l’enregistrement est ‘’magique’’. Il se déroule au studio du Point G avec l’ingénieur Serge Ganzberg qui a déjà travaillé avec de grands noms de la musique africaine et européenne.

Pour cet album, Misaal a invité d’autres musiciens : Moctar Samba (batterie), Jean-Philippe Rykiel (clavier, Louis Augusto (batterie), Jérôme Carroti (percussions) Cheikh Lô Diallo (Kora et piano).

Formé en 1988 à la Patte d’Oie (quartier de la proche banlieue de Dakar), le groupe Misaal est constitué d’une dizaine de musiciens d’appartenances ethniques différentes faisant adhérer le groupe à un style ‘’Afro’’. Il a à son actif deux autoproductions, ‘’Leer’’ (1996) et ‘’Salaane’’ (1998).

Dans un entretien accordé à l’APS, avant le retour sur scène du groupe, le claviste Ousmane Wade avait dit que Misaal allait s’inscrire ‘’dans la continuité de ce qu’il faisait’’ en y apportant ‘’plus maturité’’.

S’agissant du style et de la démarche du groupe, Ousmane Wade avait expliqué : ‘’on revient avec la même philosophie, celle de se démarquer de ce qui se fait communément en matière de musique ici au Sénégal ; jusqu’à même envisager de proposer un autre style de musique qui, on pense, va avoir l’adhésion du public’’.

Source: APS

Un film dédié à Youssou Ndour primé à Abou Dhabi

Le musicien sénégalais Youssou Ndour a été primé à l’issue de la deuxième édition du Festival international du film du Moyen-Orient (10-19 octobre) d’Abou Dhabi, à travers un documentaire consacré à l’enregistrement de son album ‘’Egypt’’ (2004) et à sa vie quotidienne, annonce un communiqué transmis à l’APS.

Intitulé ‘’Youssou Ndour : I bring what I love’’, le film documentaire réalisé par Elisabeth Chai Vasarhelyi a remporté le prix spécial du jury, d’un montant de 125.000 dollars (environ 60 millions de francs CFA), qui lui permettra notamment ‘’de vulgariser davantage la culture africaine’’, selon le communiqué.

‘’Ce film, qui retrace l’enregistrement de l’album +Egypt+, sorti en 2004 et la vie quotidienne de l’artiste’’, a été projeté en présence de l’ambassadeur du Sénégal aux Emirats Arabes Unis, Cheikh Sy, et de Youssou Ndour.

Au total, 70 œuvres (longs et courts métrages, documentaires) étaient en compétition lors de la deuxième édition du Festival international du film du Moyen-Orient, qui a démarré à Abou Dhabi avec un défilé de stars glamour. Le couple Antonio Banderas et Melanie Griffith, ainsi que l’actrice Meg Ryan et l’acteur Adrien Brody, étaient présents à la cérémonie d’ouverture du festival.

Ces films étaient en compétition pour les Black Pearl Awards, dont la totalité des prix s’élève à plus d’un million de dollars, selon les organisateurs.

Abou Dhabi, le plus riche des sept émirats de la fédération des Emirats arabes unis, a annoncé en septembre qu’il allait investir en cinq ans un milliard de dollars pour des productions cinématographiques en coopération avec de grandes firmes mondiales dont celles d’Hollywood.

Youssou Ndour a, quant à lui, déjà joué ‘’Amazing Grace’’, un film de Michael Apted qui retrace l’histoire de l’abolition de l’esclavage en Angleterre par le Parlement, au 18 e siècle, lorsque l’idéaliste William Wilberforce tente d’y mettre un terme.

L’artiste sénégalais y joue le rôle d’Alado Akiyano, un ancien esclave d’origine nigériane devenu poète et écrivain, ensuite best-seller, appelé à témoigne devant le Parlement et tous ceux qui sont concernés par cette lutte contre l’esclavage.

Source: APS

Africulturban : idéaux de jeunes

Créé le 2 février 2006 à Pikine, Africulturban est une structure qui compte actuellement 764 membres. Sans moyens, ni financement, ce regroupement de jeunes, unis derrière le BMG 44 à travers Matador, prêche depuis lors pour l’expression et le dynamisme des cultures urbaines africaines en favorisant les rencontres, les échanges, les formations et ateliers dans les domaines du rap, du slam, du graff, du Djing…., mais aussi dans l’organisation de concerts et festivals…

De retour d’un séjour, qui a duré un mois en Belgique dans le cadre d’ateliers sur les arts urbains initiés par la Fondation Jacques Gueux en 2002, le crew BMG sent la nécessité d’organiser le potentiel artistique des jeunes du milieu urbain à Dakar. L’idée de monter un projet dans ce sens bénéficie de l’adhésion de la fondation belge, mais les fonds permettant de s’offrir des locaux et les autres besoins logistiques, font défaut.

Lors des inondations en 2005, Matador organise un concert de sensibilisation et de soutien aux sinistrés. Il va rencontrer Amadou Diarra, Maire de Pikine Nord qui le met en rapport avec Baba Ndiaye, Directeur du Complexe Culturel Léopold Sedar Senghor de Pikine. En bon animateur culturel, le Directeur dudit complexe épouse l’idée des artistes, les assiste et met un local à leur disposition. Matador et ses amis arrivent ainsi à mettre en place la structure dénommée Africulturban qui est un condensé de « Afrique Cultures Urbaines », le 2 février 2006. Cet espace prendra vite les allures d’un vrai mouvement qui favorise l’expression artistique des jeunes dans les domaines des arts urbains, notamment le Rap, le Slam, le Grafitti, le Djing…

« A partir de rien, on doit pouvoir bâtir quelque chose » : telle est la conviction de Matador. Six mois après la création d’Africulturban, cette dynamique équipe épaulée par Amadou Fall Ba, coordonnateur général du mouvement, parviennent difficilement à monter la première édition du festival, dénommé Festa 2h en juillet 2006. Sans moyens ni sponsors de taille, l’événement a pu se dérouler avec un concert au Stade Alassane Djigo, des ateliers grâce à la bonne volonté d’amis suisses, dont Dj Vincz Lee, Green, Guy Rolland qui interviennent dans la formation en Djing et la contribution du parrain Dr Bill, professeur américain de marketing et un accompagnement de Afri’Cart…

Entre l’édition de juin 2007 et celle de juin 2008, Africulturban gagne plus d’expérience et de confiance. Des concerts gratuits qui drainent environ 4000 spectateurs à Thiès, Rufisque, Pikine et Ouakam sur des thèmes de sensibilisation importants comme le sida, l’émigration clandestine... Plus de 150 artistes se produisent sur ses scènes mais aussi participent aux ateliers et rencontres de Slam, Graff, Breack dance, Djing… La dernière édition dédiée au Canada, a connu la participation d’une vingtaine d’artistes canadiens soutenu par leur Etat à travers le conseil des Arts à hauteur de 25 millions de Fcfa alors qu’Africulturban ne parvient toujours pas à décrocher la plus petite subvention de la part du Ministère de la culture sénégalais.

« Ils ne comprennent pas la culture urbaine » se désole Matador concernant l’attitude des responsables du département de la culture mais garde espoir pour les éditions futures… Africulturban qui est aussi initiateur de la 1ère édition de l’Urban Session en janvier 2008, événement de hip hop, Roller, Graff, Breack, est également co-organisateur avec Kaay Fecc, de la 1ère édition du Battle Urbanation Bboy le 19 juillet dernier. Avec autant d’initiatives et de volonté, voilà une structure de jeunes artistes qui mériterait un meilleur sort de la part des mécènes, sponsors, des décideurs publics surtout du département de la culture…

Programme à venir
Samedi 18 Octobre : Concert action contre la faim en collaboration avec l’ONG Action Aid à l’Esplanade du Complexe Culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine

Samedi 22 Novembre : Concert avec un groupe allemand d’afro beat en collaboration avec le Goethe Institut de Dakar à l’Esplanade du Complexe Culturel LSS de Pikine

Samedi 20 décembre : Concert pour commémorer la Journée International des migrants (18 décembre) à l’Esplanade du Complexe Culturel LSS en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations et la distribution d’une compilation d’une vingtaine d’artistes sénégalais, camerounais, suisses et français.

Renseignement :+221 76 583 51 75 / +221 33 853 24 22

Email : amadou.africulturban@yahoo.fr

www.myspace.com/festa2hfestival

Photos: Election de Miss Afrika 2008 - Retour sur le défilé












Source: Grioo.com

Youssou N'dour « Je ne parle que de l'Afrique partout où je vais »

La star sénégalaise de la chanson, Youssou N'dour, a séjourné à Kinshasa dans le cadre de la vulgarisation de sa mutuelle Birima. Il a livré des concerts, au Grand Hôtel et à la Halle de la Gombe. Dans une interview exclusive qu'il a accordé au Potentiel, il parle de sa carrière, ses projets et de l'Afrique.

Youssou Ndour, grande star internationale, arrive pour la première fois en RDC sur invitation du ministre d'Etat en charge de l'Agriculture, Mobutu Nzanga. Quelles sont vos premières impressions en foulant le sol congolais ? .
D'abord je dis merci Dieu parce que j'ai toujours eu beaucoup de respect pour ce pays par rapport surtout à sa musique. Quand j'étais plus jeune, ma référence était Manu Dibango, Fela et aussi Franco Lwambo Makiadi. Je me disais que le jour j'irai là-bas ou j'y serai connu, ça me ferait vraiment du bien. En foulant le sol de Kinshasa, j'ai dit que ce jour est arrivé, que j'ai beaucoup pensé à Franco.

Parce qu'un jour, nous nous sommes rencontrés à Abidjan. Je venais de commencer. Je me souviens très bien, qu'il m'a appelé dans sa chambre d'hôtel et m'a dit : « t'as une belle voix ». Et il m'a encouragé. J'ai pensé à lui. En plus, j'ai été très bien accueilli par les gens, l'organisation et, bien sûr toute la direction du ministre d'Etat. C'est donc une première impression très positive.

Quel style de musique faites-vous ?.
Je faits deux styles de musique. La première, qu'on appelle le Mbalax, c'est la musique qui est partie de la langue wolof, avec les percussions qu'on appelle Saba. Cette musique, je la fais depuis très longtemps. La musique sénégalaise a été vraiment influencée par la musique latino-américaine cubaine.

Quand nous sommes venus, au sein d'une nouvelle génération, nous avons pris le rythme joué avec le saba pour le transposer avec les instruments modernes. C'est pour cela qu'on m'appelle le roi du Mbalax. Ça, c'est la première musique très populaire, mais aussi très complexe, parce qu'elle n'est pas basée sur ce qu'on appelle dans le monde de la musique le wan.

Soit, on a des notes (do, ré, fa, sol, etc.), sinon, on a le wan sur lequel tout le monde se base pour jouer. Dans le Mbalax, on ne marque pas le wan. C'est pour cela que, lorsque qu'on écoute le Mbalax et qu'on n'est pas très ouvert, on aura tendance à croire que c'est joué en contretemps. Contrairement à la musique congolaise qui a des fondements de wan, avec le beat régulier, nous n'avons pas ça au Sénégal. Mais, c'est fantastique.

Dans les années 1982-1983, j'ai fait une fameuse rencontre avec Peter Gabriel, qui est un grand musicien et un humaniste aussi. Il est d'abord venu à Dakar me voir parce qu'il avait entendu mon premier disque. Ensuite, il m'a invité chez lui. J'ai chanté dans son album sorti en 1985 intitulé « So ». J'ai chanté avec lui dans la chanson « Ignorance ».

Cette rencontre a été importante, parce qu'à ce moment, on a commencé à parler de « World music » il y avait Peter Gabriel, Paul Simon, Sting. J'étais là, à côté de Peter Gabriel. Nous étions là en train de mélanger des genres, des styles, etc. Et nous avons, sans le faire exprès, créé ce qu'on appelle la World music. Je me suis retrouvé dans un champ des sonorités extraordinaires de la World music et de la musique locale de mon pays.

Donc, je fais ces deux musiques. Des fois, je suis contraint de faire un peu plus que de World music ou un peu plus de Mbalax.

Quels thèmes exploitez-vous ?
De manière générale, je raconte la société en Afrique, des choses qui me plaisent et celles qui ne plaisent pas : l'amour, la foi, la solidarité.

J'écris aussi énormément des chansons qui peuvent être interprétées différemment. Mais, je n'évoque pas seulement des choses faciles ou belles. Je raconte les choses comme je les vis.

Je raconte la société où je vis. Et je pense que c'est comme ça, des fois, qu'on se rend compte qu'on est engagé. Je prends juste l'exemple de ma chanson « Mandela ».

Un jour, je regardais la télé avec ma mère, les images de l'Afrique du Sud pendant la période de l'apartheid. Les commentaires à la télé étaient en français. Et j'étais en train d'expliquer à ma mère analphabète toute l'histoire de l'apartheid.

Elle s'est exclamé : oh ! Ils sont méchants ces Blancs. Le lendemain je me suis dit : « comme il y a plus de femmes analphabètes, je vais écrire une chanson pour toutes les femmes ». Voilà un peu le contenu de mes chansons : je parle de politique, indirectement, mais je pense que ma musique me permet de dire ce que je pense.

N'êtes pas un chanteur engagé comme les Ivoiriens Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly ?
Non, je ne fais partie d'aucun parti politique. C'est connu au Sénégal. Chaque fois qu'il y a des élections, je garde une position de neutralité. Mais, je suis cohérent comme ça. Je crois sincèrement que je suis un militant du peuple.

Dans quel cadre avez-vous effectué une visite à l'hôpital général de Kinshasa ?
C'était dans le cadre de Witness. C'est une organisation qui lutte contre le Sida, qui essaie, par des moyens un peu différents, d'attirer l'attention. Witness donne, par exemple, des caméras à des séropositifs. Ça leur permet de filmer des situations, des trucs, de faire des reportages, et des pressions aux gouvernements. Witness essaie également d'aider les séropositifs à trouver des médicaments.

Dans le cadre du Congo, où il y a énormément d'inquiétudes par rapport au Sida, nous avons une lettre de l'archevêque sud-africain Desmond Tutu pour attirer l'attention du gouvernement congolais sur la situation des sidéens. Nous devons remettre cette lettre au chef de l'Etat.

Nous avons rencontré le ministre de la Santé à qui nous avons remis la lettre qu'il va transmettre au chef de l'Etat. Nous avons donc été à l'hôpital général où la situation est vraiment très difficile. Je pense qu'il faut beaucoup plus d'efforts à l'hôpital pour que les séropositifs soient pris en charge. C'est ça Witness.

Star, patron d'un groupe de presse, de la Fondation Birima Youssou Ndour a-t-il finalement plusieurs casquettes ?
Je n'ai jamais eu de plan, de vision. Je n'avais de plan que pour ma musique. Prenons l'exemple de la manière dont je suis devenu ambassadeur de l'Unicef. Quand j'ai commencé à être connu au Sénégal, à chaque fin d'année, je faisais le tour des écoles des plus petits pendant trois jours pour faire des play-backs. Les enfants ont adoré cela. Dans une journée, je pouvais faire quatre écoles. C'était quelque chose d'extraordinaire. Et cela continue aujourd'hui avec d'autres chanteurs. Je pense que l'Unicef a suivi cela.

Au bout de 2 à 4 ans, elle m'a nommé ambassadeur de l'Unicef. Automatiquement, j'étais, plus ou moins, en charge de promouvoir les droits de l'enfance. Tenez. Lors de la tournée que j'ai faite avec Peter Gabriel, nous avons beaucoup parlé des droits de l'homme. Ensuite, nous avons été membre d'Amnesty international. A propos de la presse, c'est parti d'une réaction autour d'un bol de riz. Nous nous sommes dit que si nous n'essayons pas de faire quelque chose, cette presse ira à la dérive, parce qu'il y a beaucoup de jeunes journalistes, il y a beaucoup de professionnels, mais il y a aussi de mauvais.

Donc, à trois, un bijoutier, l'entrepreneur Jean Lefèbre et moi, nous avons commencé à faire la presse. Nous sommes Tandjan du journal Le Matin. Nous avons mis un peu d'argent en se convenant de partager le tout. Nous ne nous sommes pas entendus au bout de quelques mois. A nouveau à trois, nous nous sommes retirés. Et comme le virus était là, nous avons décidé de créer un groupe qu'on a appelé Com7. Le groupe a évolué avec la bénédiction de Dieu jusqu'à devenir numéro 1. Ensuite, nous avons eu des problèmes.

On ne s'entendait plus à cause de la ligne éditoriale ; il y avait beaucoup de choses que je ne comprenais pas. J'ai toujours voulu que ma presse reste neutre dans toutes les situations. Je pense que, pour des intérêts, c'était difficile. Donc, je suis parti. Mais, j'ai résolu de rester dans la presse. J'ai créé Futur Média où j'étais seul. Pour être sûr que je maîtrise la chose, j'ai d'abord fait une radio sportive : le Sport FM. Ensuite, la radio est devenue généraliste, la Radio Futur Média, et on a créé L'Observateur.

Ce n'est pas pour prendre le devant que je me suis lancé dans la presse. Je veux participer et je pense que la presse doit tendre le micro à tout le monde, même lorsqu'on n'a pas d'argent. Aujourd'hui, mon groupe de presse compte plus de 160 personnes. Nous avons le plus gros tirage du Sénégal, 60.000 exemplaires par jour.

La radio est le numéro 2 du Sénégal. Nous avons obtenu la licence pour une télévision qui pourra être opérationnelle avant la fin de l'année. Tout cela me fait énormément plaisir, de voir tous ces jeunes sortis du CESTI, école de formation des journalistes. J'ai donc offert du travail à au moins deux sections qui sont sorties du CESTI.

C'est un acte économique pour moi. Mais, il y a des gens qui m'accusent d'utiliser cette presse pour des ambitions, peut-être politiques, demain. Sincèrement, ils se trompent. J'ai posé un acte économique. J'ai fait confiance à des professionnels. Ça s'arrête là. Même ma musique, je ne demande jamais qu'on la programme à ma radio. Au sujet de Birima, je dis que j'habite en Afrique. Quel que soit le développement de ma carrière, je suis basé en Afrique. Même si j'ai deux jours, je rentre sur Dakar et, trois jours après, je suis à New York. Je me replie toujours vers chez moi, pour ma musique, ma famille et énormément de choses. Je suis humain, je sens les choses.

Au Sénégal, je reçois plus de cent lettres par mois 80 % d'entre elles sont des demandes d'aide. J'en ai fait beaucoup et je me suis rendu compte que cela ne va pas servir à grand-chose. Un jour, à la veille de la grande fête de Tabaski, j'ai reçu un garçon. Lors de notre échange, il m'a dit : « je suis venu pour vous emprunter de l'argent et non pour demander de l'aide.

Je travaille, je suis cordonnier. Si j'ai 200.000 FCFA, je pourrais fabriquer des chaussures, les revendre et une semaine après la Tabaski, je viens vous rembourser ». Je lui ai remis 200.000 FCFA. Il m'a demandé de me signer un papier, mais j'ai refusé. Mais, il a insisté. Il est revenu, avec de belles babouches et mes 200.000 FCFA. Je me suis rendu compte que je venais de faire mon premier micro-crédit. Ça m'a inspiré. Je me suis souvenu de la phrase : au lieu de me donner du poisson, apprends-moi à pêcher.

Ça ne sert donc à rien de mettre des gens en rang chez vous en leur donnant 10 Usd par-ci, 5.000 FCFA par-là. Je suis donc allé chercher des professionnels pour discuter avec eux. Nous avons fait le business-plan de Birima, qui devrait consister à prêter de l'argent, peut-être pas avec garantie pour certains. Et soudain, le bureau de Benetton m'invite pour animer les 60 ans d'anniversaire de son groupe à Paris.

Je joue dans la soirée. M. Benetton était tellement ému, qu'il m'a demandé de rester un jour de plus à Paris. Cela a bouleversé mes engagements à Dakar. Je suis donc resté et il est devenu fan de ma musique. Il m'a invité à Venise deux mois après. Il m'a demandé ce que je voulais faire. Je lui ai répondu : le micro-crédit. Il a tellement apprécié l'idée qu'il m'a offert sa campagne institutionnelle mondiale afin que je l'utilise pour parler de mon projet de micro-crédit. Nous sommes ensuite allés à l'Atrapica, un lieu de réflexion artistique.

Nous avons fait le tour du système. Il m'a envoyé des photographes, jusqu'à ce que le projet soit mis en place. Enfin, il m'a donné la campagne évaluée à 12 millions d'euros dans le monde. C'est parti comme cela. Sur Birima, je me suis dit que je travaille et gagne de l'argent, Dieu merci. Aujourd'hui, j'ai de quoi nourrir mes enfants. Je ne cherche rien d'autre, c'est simplement mon travail. Je me dis qu'il faut quand même faire du social. J'avais donc pris 150 millions de FCFA et j'ai misé comme si je le donnais simplement. Et c'était le début de Birima.

Comment on y souscrit ?
Il y a des professionnels pour cela, et j'espère qu'ils vont bientôt venir aussi à Kinshasa. Mais, j'ai eu une extraordinaire idée : les gens qui n'ont pas de garantie n'ont qu'à venir devant la caméra, nous parler et dire : si je ne rembourse pas, vous pouvez diffuser les images à mes parents. Et je pense que cela fonctionne. On ne peut pas changer les règles de la banque. Mais, cette formule, cette petite innovation intéresse énormément.

Birima marche comme un mrcor-crédit et dès qu'on l'a lancé, des milliers de personnes se sont ruées vers Birima. Il y a même des gens qui n'ont pas besoin de crédit, mais viennent plutôt verser de l'argent en banque pour participer et non emprunter de l'argent. Les institutions financières dans le monde entier nous ont contacté.

Elles sont en discussion et on attend de grands accords qui seront issus de ces concertations. J'ai discuté avec le ministre d'Etat chargé de l'Agriculture ici à Kinshasa, qui est quelqu'un de très social aussi et veut participer.

C'est pour cela qu'on va délocaliser Birima ici en RDC, en tenant compte des réalités et des images du pays, avec de la musique également, parce que Birima, c'est aussi une chanson. On va mettre toute la stratégie de Birima sur place pour son bon fonctionnement. Et au-delà même de Birima, je pense que l'agriculture, dont le ministre d'Etat est en charge, pourrait en bénéficier. Mais, il faut un mouvement.

Nous avons créé le label et nous allons le mettre ici. Toutes les opportunités de financement que nous aurons dans le monde, seront partagées et il y aura une part pour la RDC. Il faut donc que les Congolais s'y mettent pour que ça fonctionne. Il y a beaucoup de demandes. Mais, j'en fais un peu mon affaire personnelle pour examiner chaque demande, voir le profil de celui qui veut lancer Birima dans son pays (il est qui, il pèse combien, etc.). C'est vrai qu'il n'y a pas d'or, ni de diamant dans Birima, mais c'est quant même mon nom, ma réputation. On ne peut pas mettre cela entre les mains de n'importe qui.

L'édifice de Lwambo a disparu après sa mort. Avez-vous pris, en ce qui vous concerne, des précautions pour que Birima ne disparaisse pas après vous ?
J'espère que Birima ne disparaîtra pas après moi. Lorsqu'on fait beaucoup de choses comme moi, on se retourne et on voit des plus jeunes, des enfants, des frères qui ont la même hargne et la même vision. Je pense qu'on peut être plus tranquille. Aujourd'hui, dans le cadre de la musique, je suis un homme comblé. Depuis une quinzaine d'années, je pense que je produis plus de 60 % de la musique sénégalaise. Ces dix dernières années, tous les artistes, les nouvelles vedettes, chanteurs et chanteuses, sont passés par mon label. Rien qu'avec ça, je suis comblé. Car, c'est un héritage.

Quand ils chantent, on dit que c'est du Youssou Ndour. Dieu merci. Mes parents m'ont donné une bonne éducation que j'essaie de la transmettre à mes enfants, tout en les protégeant, à ne les mettant pas dans une situation où tout est parfait. Ils doivent affronter la vie au vrai sens du mot, mais, en background, savoir que Papa a travaillé. Si Futur Média tombe, il n'y aura aucun effet vital ou économique sur moi, peut-être émotionnel. Si je disparais, j'espère qu'il n'y aura pas d'effet sur eux (les enfants), parce que j'ai mis des professionnels, des gens qui prennent Futur Média au sérieux plus que moi.

Vous avez annulé votre tournée aux Etats-Unis pour protester contre la guerre en Irak. Ensuite vous avez rencontré le président Georges Bush. Quelle a été la teneur de cette entrevue ?
Nous avons escamoté cette parenthèse lors de notre entretien. Il savait et moi également, mais nous n'avons pas abordé la question. Peut-être parce qu'il était en face d'un trop petit et ça n'a pas d'effet pour lui. On parlait d'autres choses. J'y étais avec Bono, etc. et on a pris le café ensemble. Nous sommes restés très longtemps, et j'ai pu relever ses efforts pour la lutte contre le Sida, le paludisme. Je l'ai encouragé et je lui ai dit ce que je pensais sincèrement : si l'Amérique peut vraiment gagner une guerre, c'est celle contre le Sida, contre le paludisme, mais pas les autres guerres.

Nous nous sommes revus deux ou trois fois. C'est bizarre, mais c'était comme si nous nous connaissions. Franchement, je suis contre Bush. Mais, la vie a fait qu'en gentleman. C'est quant même le président des Etats-Unis. J'ai des fois l'opportunité de le voir et, lui parler de l'Afrique. Quand on parle du continent, quand on donne des chiffres, je vérifie. Des fois, le G8 dit qu'on va donner 5 milliards Usd en Afrique, mais ne donne rien. Et notre organisation suit si ce qui est dit se réalise.

Je rencontre donc le président Bush et ça se passe normalement. On n'a jamais parlé du boycott de la tournée. Je ne suis pas non plus Michael Jackson, ni Bruce Springsteen. Aux Etats-Unis, ce boycott a eu un effet modeste.

Qu'est-ce qui explique votre modestie, votre simplicité ?
Je remercie mes parents. J'ai été élevé et éduqué d'une certaine manière. J'ai peur d'être isolé, je veux être avec les gens. Ça me gêne de porter des bijoux, je veux paraître comme tout le monde. Ça me gêne de conduire des voitures dans un milieu pour créer de l'insolence. Et pourtant, j'ai des moyens, je peux faire tout ce que je veux si Dieu le veut. Je ne mets pas les bijoux, j'ai été éduqué comme cela. Et Dieu merci, ça se passe très bien.

N'est-pas une leçon que vous donnez aux musiciens congolais qui aiment bien vivre dans le luxe ?
J'ai beaucoup de respect pour les musiciens congolais. Je pense que chacun a sa vision, son style. Ça n'enlève en rien le talent. Je ne considère pas les bijoux, les voitures, etc. J'écoute : ce sont d'excellents chanteurs.

Le Congo est en guerre. Mais, on a l'impression que l'élite africaine, les intellectuels, les artistes ne s'intéressent pas à ce pays qui est pourtant le coeur de l'Afrique. Selon des analyses, des personnalités comme Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah, sans le Congo, l'Afrique ne peut décoller. Quelle est votre analyse à ce sujet ?
J'ai comme l'impression qu'il y a de la stratégie derrière ce pays. Ce n'est pas normal que, chaque fois que ce pays essaie d'aller dans le sens du progrès, qu'il connaisse des perturbations. C'est peut-être une affaire des intérêts intérieurs ou extérieurs. Je crois que l'Afrique devrait reconnaître ce que nos savants, nos historiens ont dit. Le Congo est le coeur de l'Afrique. Et « chacun pour soi, Dieu pour tous » ne fonctionne pas. Si le Congo est déstabilisé, d'autres pays le seront également. Je pense qu'il y a quelque part des non-dits.

On a même l'impression que c'est du bluff. Pour tirer la richesse de ce pays, on fomente une guerre ici pour récupérer là-bas, je ne comprends pas vraiment. Je souhaite sincèrement que la paix définitive soit installée dans ce pays, que la démocratie, qui a commencé ici (rien n'est parfait), puisse continuer vraiment pour ce pays. Et que le pouvoir fasse rapidement des efforts, -je ne sais pas comment-, pour que le Congo ait des infrastructures.

On ne peut pas manger que des choses qui viennent de l'extérieur pendant que, dans notre propre pays, il y a des cultivateurs qui mettent 5 jours pour arriver dans une autre ville, l'avion met 7 heures de temps pour nous amener d'un continent à un autre. C'est une grande question pour le pouvoir. Un pays, c'est la communication, l'éducation, la santé et les infrastructures.

Sans cela, ce n'est pas possible. Des fois, tous les problèmes viennent de l'irresponsabilité. Moi, je suis l'ambassadeur du Congo et de l'Afrique. Je ne parle que de l'Afrique partout où je vais. Je suis d'accord que la mobilisation et la conscience des gens puissent faire évoluer les choses.

Source: Africa hits

L'homosexuel Pape Mbaye a New York: des sénégalais m’insultaient dans le quartier 116 mais j’attendais qu'ils me touchent pour que j’appelle 911''

Mis au parfum de l’information, votre serviteur s’est lancé dans une enquête digne d’un film policier californien pour rencontrer l’homosexuel Sénégalais(e) qui a échappé il y a quelques mois seulement à un lynchage aussi bien à Dakar qu’à Banjul.

Après quatre jours d’investigation, nous parvenons a nous procurer son numéro de portable et par un suprême hasard ce jour-la, Pape Mbaaye devait passer la nuit à New York dans le quartier de Harlem puisqu’il devait voyager le lendemain sur l’invitation d’une célèbre Drianké sénégalaise installée aux States.

Il ou (elle) accepte de me rencontrer. Auparavant Pape Mbaay me fait comprendre qu’il ou (elle) est déja au courant qu’un journaliste sénégalais cherche à le (la) rencontrer. 118e rue sur lennox avenue, dans l’appartement de la "drianké" en question, et suite à notre conversation téléphonique dans la nuit du 27 au 28 Août 2008. Il est 23h 45 quand je suis accueilli sur les lieux. Au premier coup d’œil, à l’autre extrémité du salon je reconnais Pape Mbaay du fait de ses nombreuses paritions dans la presse. Assis (e) sur le plancher, les deux jambes allongées et écartées, le buste incliné vers l’avant, il (elle) est en pleine conversation avec une "drianké". Cette dernière est une sénégalaise avec un fort accent gambien.

Je m’installe dans le fauteuil juste à l’entrée du salon. Et Pape Mbaay me lance : " c’est toi donc le journaliste sénégalais qui me cherchait partout ? "

Affirmatif ! répond votre serviteur.

Bienvenue dit-il (elle), "comme tu peux le constater je suis bien là aux Etats Unis en chaire et en os". Toutes ses paroles sont accompagnées d’une gestuelle très féminine. Il (elle) se redresse, puis se met debout et comme un mannequin sur le podium de YSL, Pape Mbaay fait quelques déhanchements avant de se rassoir lançant à qui veut l’entendre qu’il est désormais libre de tous ses mouvements." FII MOOM FREEDOM REKK !" ( ndlr : "Nous sommes ici dans un pays de liberté", en langue Wolof.) " Au Sénégal, on insulte les Goordjigueen"(homosexuels) ou on nous frappe. D’ailleurs à la 116e rue, il y avait de jeunes sénégalais qui m’insultaient mais j’attendais juste quelqu’un d’entre eux me touchent pour que j’appelle le 911( numéro de secours de la police américaine)".

Jean court moulant et un haut noir avec des bretelles frappées d’une broche argentée assortie à deux boucles d’oreilles ; les cheveux peignés vers l’arrière, Pape Mbaay est bien en "terre promise". Et comme pour justifier qu’il (elle) est dans son élément, il (elle) se confie : " tu sais, ce qui me plait le plus dans ce pays ; c’est que je suis venu rejoindre mes semblables : "DAMAA FEKSI SAMAY MOROOMOU DIEEK"

Brusquement, elle(il) se tourne vers la "drianké" à l’accent gambien pour lui demander le nom de la rue ou ils étaient trois heures avant notre entretien. " Christopher street( ndlr : Une rue située entre la 8e et 12è avenue fréquentée par les gays et autres lesbiennes de New York)", répond la bonne dame.

Comme un adolescent excité, Pape Mbaay sursaute : " Ah franchement ! J’étais aux anges quand j’ai vu mes pairs là-bas, tous les couples étaient du même sexe et à les voir marcher ensemble, tu parviens à lire le bonheur sur leur visage. Maintenant il faut que je m’occupe de mon corps et quand je serai en forme, j’irai chercher un bon et riche mari Américain".

Sidéré par ces propos, votre serviteur lui demande de passer à l’essentiel, c’est à dire l’interview et la séance de photos dans la rue à l’angle de la 118è.

"Combien tu me paies ? " demande-t-elle(il).

Je lui réponds que je n’avais rien prévu pour ça !

" Ah toi aussi, ici tu es aux States et time is money ! Toutes les interviews que j’ai accordées au Sénégal j’ai été payé". Il (elle) prend son sac à main et me montre les magazines en question qu’il (elle) par devers elle comme un trophée de guerre.

Avec un air sérieux, elle lance : " honnêtement si tu ne peux pas me payer je ne t’accorderai pas l’interview".

La "drianké" à l’accent gambien s’invite dans le débat en me demandant d’être raisonnable : " Mais toi aussi, Pape Mbaay est une star". Avec l’accent gambien, elle me dira " KII DAFFA DEFF JALOORE SENEGAAL" ( il a fait des exploits au Sénégal) ç’aurait été ici aux Etats Unis, il (elle) allait gagner beaucoup d’argent en sortant dans la presse.

" Jalloré ? ", s’exclame votre serviteur. Et puis je me résigne à marchander. " Bon combien tu demandes pour faire cette interview ?" Après une courte réflexion, Pape Mbaay me demande 2000 dollars ( environ 900 000 francs CFA).

Un montant que je trouve trop excessif. Je lui en propose mille qu’il refuse. C’est le moment choisie par la maitresse des lieux( celle qui m’avait ouvert la porte) pour y jeter son grain de sel. " 1000 dollars moom daffa touti"( 1000 dollars c’est trop peu).

Puis Pape Mbaay reprend la parole : " Si tu me paies 2000, je te dirai comment je suis arrivé aux Etats Unis et puis beaucoup d’autres choses. Le Sénégal est peuplé de Gordjigueen, je te dirai qui est qui ? "

Pour recadrer le débat, je fais comprendre à Pape Mbaay que j’ai déjà beaucoup d’informations sur comment il(elle) est arrivé(e) aux Etats Unis, les pays par lesquels il(elle) a transité et surtout qu’il(elle) a changé de prénom et que désormais elle(il) s’appelle Steffany. Du coup, durant tout le reste de la conversation, je ne l’appelais que que par son prénom. Ce qui ne dérangeait aucunement Pape Mbaay(Steffany) qui marqua une pause avant de me demander ma source. Cette requête se heurte à mon refus catégorique. Il(elle) réfléchit un moment avant de me dire " je sais qui t’a donné ces infos".

Ne voulant pas continuer sur ce terrain très sensible, je décide encore de continuer le marchandage.

Quelques minutes plus tard, n’ayant plus le choix, puisque sachant que je dispose de bonnes informations sur son périple, Steffany accepte l’interview à 1000 dollars.

Ne disposant pas d’assez de cash(argent) sur moi, je prends mon téléphone, appelle le taximan qui m’attendait dans la rue pour lui demander de me prêter la somme.

Ce qui fut fait quelques minutes plus tard.

Mais à ma grande surprise, le travesti change d’avis " je ne pourrai pas faire de photos en ce moment" me dira-t-elle(il) !

Pourtant, j’avais déjà fini de faire la mise au point de l’appareil photo. Cependant malgré la déception, je voulais savoir quand même ce qui lui a fait changé d’avis aussi brusquement.

Pape Steffany Mbaay dira : " en ce moment la mine que j’ai ne reflète pas le vrai visage de Pape Mbaay. Je viens de débarquer aux Etats Unis et je dois reprendre soin de mon corps. Lorsque je serai bien installé avec villa et voiture, mes papiers américains en main, je t’enverrai de belles photos. I don’t care"

Mais tu parle anglais maintenant ? lui demande votre serviteur.

" En tout cas j’arrive à dire ce que je veux" répond Pape Mbaay(Steffany).

Je décide de revenir à la charge : " pour que je te paies, il me faut vraiment les photos parce que je sais déjà l’essentiel de ce que tu dois me dire".

" Oui mais il y a encore des choses que tu ignores" renchérit mon interlocuteur(trice).

Il(elle) reprend son sac à main, y sort plusieurs photos prises en Afrique du Sud et à Dakar, me les tend tout en prenant le soin de me prévenir que je ne pourrai pas les trouver à Dakar parce qu’elles sont uniques.

Après une dizaine de minutes de discussion, Pape Steffany Mbaay campe toujours sur sa position. Ok pour l’interview mais sans photos prises à New York.

C’est en ce moment que j’ai choisi de lui dire que cette rencontre sera relatée dans les colonnes de votre magazine.

" Mais çà, tu n’a pas le droit " répliqua la "drianké" à l’accent gambien. Et il faut que Pape Mbaay ( Steffany) soit d’accord. Et Steffany de me dire : " si tu publie cette conversation, saches que tu n’as pas mon consentement. Et le jour du jugement du jugement dernier, on le réglera devant Dieu".

C’est le moment choisi par votre serviteur pour prendre congé de Pape Mbaay, Oh pardon, de...Steffany !

NB : Certainement il a du emprunter le nom de Steffany en Afrique du SUD, ce qui lui a permis d’avoir un passeport et un visa afin de se rendre aux Usa. Une piste a emprunter par les journalistes investigateurs.

Source: Dakar Life Magazine

Finale Elite Model Look Senegal: 50 candidates vont rivaliser de charme

La finale de la 2ème édition de Elite Model Look Sénnégal se tiendra le samedi 11 octobre au Méridien Président avec au programme Youssou Ndour et Koffi Olomidé.

Les 50 candidates sélectionnées pour cette grande finale vont rivaliser de charme pour succéder à Khadiatou Gaye et Awa Diaw, lauréates de l’édition 2007, en présence des plus grands noms de la mode et de la coiffure au Sénégal.

Créé en 1983, le concours de top model de l’agence Elite est devenu un événement de renommée internationale. Depuis l’an dernier, l’équipe d’Elite Model Look couvre tout le Sénégal pour découvrir les top-modèles de demain. Ce concours international représente une opportunité unique pour les Sénégalaises d’être directement remarquées par les plus grands professionnels de la mode qui les accompagneront et les guideront tout au long de leur carrière.

Source: ausenegal.com

Regards: La beauté (fatale ?) des Sénégalaises

Nul ne peut contester ce qui est avéré. Être au Sénégal et ne pas aimer la beauté de la femme sénégalaise, cela paraît impossible au Malien que je suis. Au fait, les femmes - par leur beauté, leur parure et leur façon de prendre soin de l'homme - poussent beaucoup d'étrangers de ne plus retourner dans leur pays d'origine.

Ah oui ! Je jure sur le Saint-Coran que c'est vrai. Ils sont nombreux ces hommes étrangers qui n'ont pas résisté à la puissante arme de séduction de la femme sénégalaise.

C'est pourquoi je dédie le regard extérieur de ce matin à la beauté (fatale ?) de la femme sénégalaise afin de lui donner tous les mérites. Quelques jours avant mon départ pour le pays du président-poète Léopold Sédar Senghor, pour y faire mes études, mon père m'appelle dans son bureau et me conseille ceci : «Adama, fais attention à la femme sénégalaise». Ma réponse a été : «Ne t'inquiète pas. Je serai là-bas uniquement pour les études. Je ne penserai même pas à la femme.

Une fois les études terminées, je rentre au bercail». Ça c'était avant de fouler le sol sénégalais. Mes chers amis, une fois à Ndakarou, devinez. Je suis là depuis 2005. J'ai fini avec les études et maintenant je cherche à … épouser une femme sénégalaise. Pourtant, en venant ici, j'ai laissé derrière moi une promesse de mariage. Je me rends compte, aujourd'hui, que la réalité est tout autre.

Source: L'observateur

Aphsatou Sy: A la rencontre d'une liane perchée sur hauts talons

Les escarpins claquent sur le parquet. Le pas est efficace. Quelques enjambées suffisent à traverser la pièce qui nous sépare. Hauts talons vernis, roses et pointus. La silhouette d'Hapsatou Sy est fine. Elle aurait pu être mannequin. « Impossible, rigole-t-elle, je ne fais qu'un mètre soixante-sept ! »

Elle choisira donc une autre voie, celle de l'entreprise. Avec ses risques, ses montées d'adrénaline, ses coups durs, ses surprises et ce « grain de folie » qui lui plaît tant. A 26 ans, cette jeune femme née d'un père sénégalais, d'une mère mauritanienne n'a pas une seconde à perdre.

Une longueur d'avance: Son entreprise Ethnicia est florissante. Elle a vu le jour il y a deux ans et demi à peine. A l'époque, Hapsatou n'a qu'une centaine de milliers d'euros en poche. Et son affaire ne compte que deux personnes : elle et son associé. Mais à force de travail, son premier centre de beauté ouvre en 2005. 120 m2 au cœur de la très chic Île Saint-Louis. Aujourd'hui, la jeune femme dirige quinze employés. Son deuxième centre de soins a été inauguré fin janvier. 230 m2 dans le 15ème arrondissement de la capitale. 4000 clients, un chiffre d'affaires qui a bondi de 400%.

Son secret ? Du travail et une détermination extrême
« Au départ, j'étais quasiment seule à y croire, confie-t-elle. Mais quand on veut arriver au bout de son rêve, on est prêt à tout. Je me suis serrée la ceinture. ». Dès lors, Mademoiselle Sy ne compte plus ses heures. La jeune femme est une lève-tôt et…une couche tard. Tant mieux. Ses journées commencent généralement vers 7h00. Direction l'ordinateur. Ensuite s'enchaînent coups de téléphone, négociations avec les fournisseurs, rendez-vous. Un rythme effréné qui se termine souvent après minuit. La jeune femme se bat. Elle est passionnée. Les banquiers ne veulent pas l'aider ? Elle pioche dans ses économies. Les fournisseurs veulent être payés ? Elle négocie et obtient des délais. Le salon doit être rénové ? Elle fait elle-même la décoration. L'idée qui la motive : créer un centre de beauté multi-ethnique.

Un même espace où le cheveu raide, crépu, souple ou ondulé pourrait se côtoyer. Un concept original dans le monde de l'esthétique. Né d'un constat simple : « la France est de toutes les couleurs. La France est métisse. Trop souvent, raconte Hapsatou Sy, il m'est arrivé de pousser la porte d'un salon et on me refusait les soins. Pas du tout à cause de ma couleur de peau, mais par manque de savoir-faire. » Un voyage à New York lui donne le déclic et le petit coup de pouce pour se lancer dans l'aventure. Là-bas, elle entre dans un centre de beauté et constate que des clientes de tous horizons se font coiffer. Indifféremment. Elle en restera ébahie. « Je me suis dit, si c'est possible ici, tout est possible. » Dès son retour en France, elle démarre son projet. Mais n'allez pas croire que la bouillonnante Hapsatou met sa vie privée de côté. Sa famille et ses amis comptent énormément. « Je me donne le temps de voir les gens que j'aime, il n'y a pas de réussite sans une vie privée équilibrée, » confie-t-elle. Sportive, elle aime courir. Sa discipline préférée : la vitesse, elle déteste l'endurance…

« J'ai mis au monde un homme »
Sa recette pour mener tout de front ? Difficile à dire. Même ses parents ne se l'expliquent pas. Troisième d'une famille de huit enfants, Hapsatou s'est toujours débrouillée, enchaînant les petits boulots. Aujourd'hui, son père dit de sa fille : « j'ai mis au monde un homme. » Et elle d'ajouter d'un air amusé : « Ne vous en faites pas, c'est un compliment. Certains en Afrique disent qu'il n'y a que les hommes qui sont censés réussir. » Hapsatou fonce, et cela, dès son plus jeune âge, sans s'embarrasser des remarques sur sa façon de faire. Son baccalauréat en poche, elle poursuit son cursus avec un BTS en commerce international. Débute ensuite l'alternance chez Econocom, un grand groupe de services informatiques et télécoms. Très vite, à 22 ans, elle est nommée responsable des marchés internationaux.

Très vite, elle avoue « avoir fait le tour. » Sûre d'une chose : la vie est courte. Angoissée par le temps qui passe : « On passerait vingt-cinq ans de sa vie à dormir » remarque-t-elle dans un souffle. Pas le temps donc, de se reposer sur ses lauriers. La jeune femme est même passée à la vitesse supérieure. Elle veut désormais voir les choses en grand et développe une nouvelle stratégie pour son entreprise. Lauréate du concours de la société de gestion immobilière Unibail-Rodamco, destiné à lancer de jeunes créateurs, elle va s'installer, en septembre dans l'un des dix-sept centres commerciaux franciliens d'Unibail-Rodamco (Forum des Halles, Parly 2, Carré Sénart), fréquentés chaque année par près de 200 millions de visiteurs. « Je vais entrer dans la cour des grands », se réjouit Hapsatou Sy. Le quartier de la Défense doit accueillir le troisième salon de la jeune entrepreneuse.

Parallèlement, elle lance une marque de maquillage, d'extension pour cheveux et développe sa propre chaîne de centre de soins sous le label Ethnicia. « J'espère arriver à cinquante salons en cinq ans, précise-t-elle. Où ? Et bien partout ! En France, en Europe. But ultime : New York. Comme un hommage à cette ville qui lui a inspiré son salon. « Là, enfin, assure la jeune femme, je n'aurais plus rien à prouver. » Difficile de croire qu'elle s'arrêtera là.

Regardez la video
Hapsatou, 25 ans, fondatrice d'Ethnicia

Source: Ferloo

Birima: You à la conquête de l'Afrique centrale

Entre un featuring avec Koffi Olimidé et le lancement du concept « Birima » au Congo, le patron du Super Etoile se lance dans la conquête de l'Afrique Centrale.

En visite chez Kabila du 12 au 13 septembre dernier, You a animé une soirée et un concert, procédé au lancement du concept « Birama » et fait une série de visites aux personnes vivant avec le Vih/Sida avec la fondation Witness de Peter Gabriel.

Après l'Europe et les Usa, le patron du Super Etoile s'est lancé à la conquête de l'Afrique Centrale. Où le Mbalax a du mal à s'imposer ou alors ce sont les musiciens qui ont du mal à imposer leur musique. Depuis quelque temps, de Dakar à Kinshassa en passant par Yaoundé, le featuring de Koffi Olimidé et du roi du Mbalax Youssou Ndour viennent fait fureur sur les ondes des radios africaines. Un tube dans lequel Koffi chante la styliste Diouma Dieng Diakhaté. Ce morceau est un l'un des titres phares du dernier album « Festival » de Koffi Olimidé. Parti récemment à Kinshasa, RD Congo, le patron du super Etoile Youssou Ndour a donné deux grands concerts les 12 et 13 septembre derniers, respectivement en dîner de gala au Grand Hôtel Kinshasa et en concert populaire au Cercle français.

Joint au téléphone, Mady Dramé le manager de Youssou Ndour a indiqué que ce déplacement de You au Congo fait suite à une invitation du ministre de l'Agriculture et du développement rural par le biais d'un promoteur privé. Koffi a chanté « Birima » avec Youssou Ndour. Il y a également J. B Mpiana qui a chanté avec Youssou Ndour « Pitchmi » ( oiseau) qui a laissé une bonne impression au public. En marge de son déplacement au Congo, Youssou Ndour a procédé à une série de visites. En compagnie de deux membres de la fondation Weathness, de Peter Gabriel, le patron du Super Etoile Youssou Ndour a rendu visite à des malades du Sida à l'hôpital général du Congo. Il a procédé également au lancement du concept « Birama » en présence du ministre d'Etat Congolais de l'Agriculture et du développement rural, Nzanga Mobutu.

Le concept Birama est tourné vers l'agriculture. Youssou Ndour va apporter l'expertise et l'expérience nécessaires aux Congolais pour que le concept Birima soit un succès comme c'est le cas au Sénégal.

Source: L'observateur

Défilé d’artistes jamaïcains cette année à Dakar

Le Sénégal est-il en train de devenir un carrefour du reggae en Afrique ? Tout porte à le croire, au vu des passages successifs en cette année 2008, de grandes têtes d’affiche du reggae mondial. De I Jah Man en passant par Morgan Héritage à Richie Spice, qui ont foulé le sol sénégalais pour redonner le ton à la musique de Marley, il semble évident que les rasta ont le vent en poupe au Sénégal, après une longue période où ils ont été caricaturés comme des « désaxés et fumeurs de l’herbe qui tue ».

Les balbutiements d’un renouveau du reggae au Sénégal
C’est à partir de 2007 que les premiers bourgeons du mouvement reggae ont commencé à éclore au Sénégal. Ce, malgré la présence depuis belle lurette de musiciens sénégalais convaincus de ce style. Mais malgré tous les efforts consentis, la musique reggae au Sénégal s’était toujours confinée dans un cadre intimiste. Aujourd’hui, le travail mené en sourdine depuis des années par Countryman jusqu’à l’avènement de Akiboulane, est en train de porter ses fruits. Présentement, deux jeunes, dynamiques et ambitieux, ayant en commun un amour sans faille pour la musique de leur cœur, le reggae, se sont lancés à l’époque, pour relever le défi. Fafady et Nubian ont ainsi décidé de conjuguer leurs efforts et d’harmoniser leurs voix pour redorer le blason à cette musique connue, mais trop souvent cataloguée comme une musique de perdition.

C’est d’ailleurs fort de ce constat, que Nubian Mady, un jeune musicien vivant aux Etats-Unis depuis près de 15 ans et Fafady très connu au Sénégal, ont décidé de lutter pour la cause de cette musique si chère à Bob Marley. Conscients que cette tâche ne sera pas de tout repos, ces deux baye-fall parce que c’est ainsi qu’ils se réclament, dévoilent leur stratégie. D’abord, ils unissent leurs forces pour mieux positiver l’image du reggae, car étant convaincus qu’au Sénégal, les rastas sont perçus d’un mauvais œil et qu’ils sont toujours assimilés à des fumeurs d’herbe. Ils se fixent par conséquent comme objectif de faire aimer cette musique aux plus jeunes et de les pousser à accorder une grande importance à un type de reggae spécifiquement sénégalais. « Croire en soi et connaître la vraie histoire de l’Afrique à travers le reggae. » Telle était leur conviction et pour ce faire, ils ont été les premiers à vouloir donner leur chance aux jeunes talents mais également de faire venir des musiciens jamaïcains au Sénégal.

Le premier acte de ce projet avait été lancé avec la sortie de l’album de Nubian Mady War is crime dont un titre est chanté en duo avec Fafady, Blaze it up. Une série de concerts s’en est suivie, histoire de mieux véhiculer le message. Le combat pour l’émergence du reggae au Sénégal est alors déclenché avec comme élément catalyseur, la tenue d’un festival de reggae devant réunir sur une même scène Nubian Mady et Morgan Héritage.

Le Djoloff reggae, ou l'accomplissement de la prophetie
C’est au mois de septembre dernier que s’est réalisé le miracle de la renaissance du reggae au Sénégal. Bien qu’on sentait ce vent souffler à petits coups à travers les prestations et les scènes de certains artistes locaux, notamment reggaemen, tout s’est précisément relancé avec le concert donné en début d’année par Trevor Sutherland dit « I Jah Man », un des ténors du reggae jamaïcain.

Ce fut lors du premier festival de reggae dénommé « Le Djolof Reggae ». Un évènement organisé par la journaliste Mame Maty Fall, plus connue sous l’appellation « Maty trois pommes » et la structure Countryman production, qui ont réussi le pari avec un modeste budget d’environ 12 millions francs Cfa. Plus de vingt artistes avait apporté leur touche pour la réussite de cette manifestation. Duggy Tee, Fafadi, le groupe Sélébayone, Iba Gaye Massar, Sister Ouly, Takanazion de la Gambie, entre autres, ont tenu en haleine les mélomanes pendant plus de quatre heures d’horloge.

Et le grand I Jah Man avait lui aussi gratifié le public de plus de 40 minutes de show. Ce qui avait fait dire aux reggaemen sénégalais que « cette initiative est une bonne chose, car elle nous permet de gagner notre place dans la musique sénégalaise ». Un avis partagé par Mansour du groupe Makaan J qui avait déclaré qu’il perçoit ce festival comme un moyen de se faire connaître du grand public. « Nous avons besoin de ce genre de manifestations qui peut mobiliser tous les mélomanes et nous permettre de gagner une place dans leur cœur », avait également soutenu « Maty trois pommes », pour qui, « l’essentiel a été justement d’avoir mobilisé le maximum de fans pour montrer la place qu’occupe le reggae au Sénégal, même s’il a tendance à être boudé par certains. » C’est ainsi que le ton fut donné pour positiver le reggae au Sénégal. Et l’année 2008 de s’illustrer comme l’année du reggae à travers la venue successive de grandes vedettes jamaïcaines.

Après I Jah Man, c’est Morgan Heritage qui pose ses valises à Dakar. Un évènement rendu possible grâce au groupe producteur Black Emotion qui en était à l’organisation de son premier évènement culturel au Sénégal. Un baptême de feu, qui fut cependant un coup de maître, puisque l’attachée de presse du groupe, Fatima Berthé avait révélé que pas moins de 100 millions ont été dégagés pour la bonne réussite de la cérémonie.

Au menu de ce séjour convivial des frères Morgan, trois dates de concert ont été alors retenues à savoir le 16 Janvier 2008 en soirée au Théâtre national Daniel Sorano, le 19 janvier 2008 en concert au Demba Diop, le 20 janvier 2008 en Sound System au Just4U. Ces trois dates ont servi d’occasion de faire plaisir à la jeunesse sénégalaise qui s’est prise d’affection pour Morgan Héritage, ce groupe jamaïcain de renommée internationale. Un premier passage en Afrique de l’Ouest à travers lequel les membres du groupe Morgan, en l’occurrence, Denroy, David, Jeff, Lukes, Memmalatel, Ray, Pater et Una ont fait savourer « le miracle » reggae, du nom de leur premier album.

Le public sénégalais est conquis. Puis, Sean Paul et Windel Beneto Edwards, plus connu sous le pseudo Gyptian, un autre artiste jamaïcain, en profitent pour mettre leur marque dans le mouvement et signer eux aussi, leur passage à Dakar. Puis, c’est le célèbre groupe américain Midnite Band, qui se fait par la suite, l’hôte du Sénégal. Tout porte ainsi à croire que Dakar est devenu en 2008, la relève du reggae africain. L’arrivée de Midnite Band sonne comme l’apothéose de la fête du reggae à Dakar. Car, le groupe dakarois Timshel, avait déjà contribué à populariser certains de leurs titres. La venue de ces héros du reggae pur, au message « Sélassien », a été perçue comme une bénédiction pour les adeptes du rasta. De plus, le premier spectacle que le groupe a donné le 23 juillet dernier, avait été symbolique à double titre. D’abord parce qu’il a lieu à Gorée, en terre africaine, où le Midnite a effectué son « pèlerinage rêvé », mais ensuite parce qu’il coïncide avec la date commémorative de l’anniversaire de l’ancien empereur d’Ethiopie, Hailé Sélassié I, qui symbolise pour les rastas, le représentant de Dieu sur terre.

Le descendant du roi Salomon et de la reine Shabbah est d’ailleurs très présent dans la discographie de Midnite (cf l’album Unpolished). Ce grand événement reggae a été une initiative de Deftek Production en collaboration avec Sunu Gaïndé World Wide qui, ne voulant pas déroger à la tradition, a programmé ses hôtes pour des concerts à Iba Mar Diop et au Just4U.

Des moments de communion avec la fanille rasta
Richie Spice, est pour l’instant, pour cette présente année, le dernier messager du renouveau reggae au Sénégal. Le dernier de la kyrielle d’artistes jamaïcains venus booster en 2008 le reggae en Afrique et plus particulièrement au Sénégal, c’est Richie Spice. Une manifestation qui s’est tenue le 15 août dernier, en marge de la fête de l’Assomption, grâce à Open Dream Productions et Apples qui ont été les maîtres d’œuvre d’un concert live au stade Demba Diop. Un évènement qui s’est placé dans le cadre de la première édition du festival African Diaspora.

« J’ai toujours rêvé de ces grands moments de communion avec mes frères africains », avait souligné au Kocc Bi, ce jeune musicien, par ailleurs, fer de lance de la nouvelle génération d’artistes jamaïcains. Il a en outre, comme pour faire passer le message de la « révolution reggae au Sénégal », invité les jeunes du Sénégal et d’Afrique, à « plus de conscience, pour une Afrique émergente ».

« Je pratique une musique d’engagement et je suis venu dire aux jeunes du Sénégal et au-delà, ceux de l’Afrique qu’il est temps de changer le monde. Nous devons avoir un langage d’amour et d’humilité », a laissé entendre le leader du groupe 5th Element Crew. Né en 1971 à Rock Hall, en Jamaïque, dans un environnement typiquement musical, Richie Spice est un enfant de la musique. En effet, sa famille a contribué à la création d’un pan de la musique jamaïcaine, puisqu’il est le fils d’artistes respectés de St-Andrew. D’ailleurs, ses quatre frères, Pliers bien reconnu sur la scène (en combinaison avec Chaka Demus), Spanner Banner auteur du morceau Life Goes On, ainsi que le DJ dancehall Snatcha Dog, sont eux aussi des bêtes de scène. Selon une note de presse, avant de travailler avec Clive Hunt, Richie Spice avait débuté avec le producteur Dennis « Star » Hayes et il sortit un Killing a sound, pas mauvais, mais qui ne rencontra pas le succès mérité. Mais avec Clive Hunt, il sort Time so Rough et Grooving my Girl, qui sont alors ses premiers succès.

L’artiste décide alors de partir travailler avec sa sœur Bridgett sur le label Bonner Productions Ltd appartenant à son frère Pliers, où il ressortira un premier album renommé Universal signé chez Heartbeat. Dans le courant des années 90, il part en tournée avec Spanner Banner, Chaka Demus et Pliers ainsi qu’avec Rita Marley pendant sa tournée 96-97 en Europe et aux Etats-Unis. Le 14 janvier 2005, Richie Spice sort en France chez Nocturne son second album officiel Spice in your life. Un opus encensé par la critique. Car se souvient-on, le journal New-York Times l’avait considéré comme la sortie 2004, The Los Angeles Times l’a consacré comme l’un des meilleurs albums de l’année tous styles confondus et en Jamaïque, tandis que le journal The Observer avait estimé que Richie Spice est l’artiste et le chanteur de l’année. Preuve que ce musicien s’est vraiment bonifié au bout de dix années. D’après certains artistes sénégalais qui le connaissent bien, notamment Dread Maxim, « son succès actuel était déjà envisageable à l’écoute de son ancien tube Earth a Run Red’s qui est ressorti sur l’album Universal ».

Le musicien jamaïcain y avait révélé une vision très précise de son environnement, avec un langage cru et qui rend sa chanson prophétique d’une apocalypse proche. L’auteur de Earth a Run Red’s, le top du chart jamaïcain 2004 n’était-il pas venu chanter cette même prophétie au Sénégal, à travers son concert du mois d’août dernier ? Sans aucun doute. C’est en somme, lui, Richie Spice, en maître de la relance du reggae en Jamaïque, qui, à la suite de ces pairs artistes pratiquant le reggae, est venu conclure la partition de la mobilisation pour la relance du reggae au Sénégal. D’ailleurs, Dread Maxim et Xuman, avec qui, Richie Spice n’écarte pas la possibilité de réaliser des duos, l’ont bien compris.

Pour eux, le reggae sénégalais est à nouveau relancé après une période difficile. « La musique reggae a pour vocation d’unir les peuples. C’est une musique qui a toujours cultivé l’union des cœurs. Elle est contre l’injustice. Elle prône l’égalité des personnes. Le reggae a toujours cette même vocation d’unification. Il a sa partition à jouer dans cette mobilisation des ressources humaines de l’Afrique. Ce genre est écouté un peu partout en Afrique. Il peut servir à faire passer les messages. Le reggae fédère toutes les autres cultures africaines. Nous avons vu que, dans le passé, ce courant musical a joué un rôle capital dans la conquête des libertés des noirs.

Aujourd’hui encore, beaucoup de gens l’écoutent en Afrique et comme dans le reste du monde », ont-ils expliqué, reconnaissant que c’est très dur de faire ce genre musical au Sénégal. « Depuis plus de quinze ans, les jeunes se donnent à fond pour l’imposer ici. On nous demande pourquoi le reggae a du mal à exploser dans notre pays. Ces personnes reconnaissent qu’on fait du bon travail. Au Sénégal, les personnes aiment beaucoup cette musique. Nous faisons de notre mieux pour la promouvoir et après le passage de tous ces artistes Jamaïcains, nous pensons pouvoir atteindre enfin nos ambitions, malgré le véritable problème de diffusion des morceaux reggae dans nos radios et télévisions », a défendu Xuman, qui plaide également pour qu’une « bonne formule soit trouvée afin de surtout satisfaire les fans du reggae ».

Source : Le Quotidien

Où sont les 200 sites ?

Le 28 et le 29 aout 2008 les artistes se souviendront ; Khéweul.com s’est fait connaitre ; les acteurs culturels ont tous salué l’initiative. Au finish, des développeurs sont primés. Les objectifs visés sont ils atteints ? Le projet a t-il été bénéfique ? Si oui pour qui ? Les développeurs ou les artistes ? Qu’en est il des sites ? Affaire à suivre....

Trop beau pour être vrai diront certains ; un site pour chaque artiste obtenu gratuitement ; tel a été l’objectif de khéweuul.com. Les artistes se sont rués vers les locaux de cette structure sise à la rue Joseph Gomis pour se joindre au projet. Baptisé My music on line, le projet a mis en compétition des web développeurs du Sénégal et par la même donné l’opportunité aux artistes sénégalais de disposer de site web pour s’accorder au rythme actuel des ntic.

Plus de 200 développeurs ont été annoncé sur ce projet pour réaliser 200 sites en deux jours. Un site avec tout ce qu’il doit contenir peut-il être réalisé en 48 heures ? En réalité, les artistes ont massivement répondu à cet appel mais le nombre de web développeurs escompté n’est pas atteint. Raison pour laquelle beaucoup d’artistes se sont retrouvés sans web développeur. Divisé en trois équipes une au campus numérique francophone de dakar (cnfd), une à l’école supérieure multinationale des télécommunications, une au centre de calcul de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ; les web développeurs en présence des artistes se sont mis au travail chacun espérant remporter le premier prix.

La plupart des artistes ont déploré le favoritisme à l’endroit des grosses pointures (Baba Maal, Titi, Yandé Codou, Samba Diabaré Samb etc...) de la musique sénégalaise au détriment des nouveaux talents. « Les développeurs pensent que s’ils ne réalisent pas le site de Baba Maal ou Titi ils ne pourront rien gagner » me dira un artiste qui s’est retrouvé sans site. Deux cent sites ou deux jours sans site ? En tout les cas essayez d’ouvrir le site de Doudou Ndiaye Coumba Rose ou de Titi qui a obtenu le premier prix vous vous rendrez compte qu’il reste beaucoup à faire. Je ne citerai que ceux là.

La cérémonie de clôture tenue au méridien président a regroupée tous les artistes participants au projets ainsi que les représentants du ministère de la culture et des structures partenaires. L’initiative est saluée de tous mais l’objectif n’est pas atteint car les deux cent sites ne sont pas tous navigables. De même du point de vue technique on constate que les réalisateurs de sites n’ont pas fait preuve de créativité dans la conception. « Le site en ligne que j’ai ouvert est celui de Titi (interro_liens_callback) et le constat que j’ai fait est que les développeurs ont utilisé des templates c’est à dire des modèles déjà élaborés, disponibles sur le net » me dit un web designer professionnel. Ce qui nous amène à poser la question de savoir si la créativité est réellement primée ? Les organisateurs me diront c’est et la technicité, et la qualité du site, et l’agencement des informations etc, etc....

Au Sénégal force est de constater que les initiatives, le savoir faire, les projets ne manquent pas. Seulement on fait tout à moitié, surtout que l’amateurisme est présent dans tous les domaines ; ouvrons les yeux et arrêtons de nous mentir. Nous devons parer au gap numérique afin de promouvoir notre musique seulement un site mal fait montre une image négative de l’artiste.

Ce n’est pas sérieux. Stop au culte de la médiocrité.

Source: Seneclash

La révolution par le bas : l’intrusion du mouvement Hip-Hop au Sénégal

Quand les jeunes donnent le la, pour qui sonne le glas. On considère souvent, à tort, que les sociétés africaines étaient des modèles achevés d’immobilisme, d’où le changement social était quasiment exclu.

On considère souvent, à tort, que les sociétés africaines étaient des modèles achevés d’immobilisme, d’où le changement social était quasiment exclu. Or, la force de ces sociétés résidait, entre autres, dans leur capacité à ménager adroitement des dispositifs d’expression de la différence et des troubles sociaux liés immanquablement à la vie de toute communauté humaine. Sous différentes formes, des sociétés africaines ont su gérer les remous sociaux.

Mais ces dispositifs sont, aujourd’hui, soit considérablement affaiblis, soit ont tout bonnement disparu. Et les sociétés africaines, en général, la société sénégalaise en particulier, éprouvent des difficultés considérables à les revitaliser face aux défis de la modernité qui pose des questions d’une grande acuité. Cette société sénégalaise a un grand mal à faire face à ces défis. Les jeunes, perdus dans cette fragilisation des institutions qui les accompagnaient dans la socialisation, tentent de combler ce vide créé par la crise, de se trouver eux-mêmes des réponses, d’être en quelque sorte des adultes avant l’âge.

Le Hip-Hop est apparu comme une de ces tentatives de réponse. D’abord, « affaire de branchés », confiné dans cette phase d’implantation primaire dans les quartiers chics (au début, c’étaient surtout les jeunes de ces quartiers qui avaient accès à la télévision câblée, aux cassettes vidéos, qui voyageaient ou qui avaient des proches qui voyageaient…), contrairement à ce qui s’est passé aux Etats-Unis d’Amérique, il s’est popularisé par la suite, se répandant dans tous les quartiers, toutes les régions du Sénégal. Même s’il est vrai qu’il n’a pas toujours été ici un mouvement engagé – il faut le reconnaître – il reste tout autant vrai qu’il est devenu, par la suite, un véritable système culturel, porteur de toute une série d’aspirations pour un Sénégal et, au-delà, un monde autres. Conscients des possibilités de réalisation, d’affirmation de soi et de représentation qu’offre cette culture, les jeunes se l’ont approprié pour en faire un mouvement engagé.

Ils ont démontré que ceux qui avaient prédit la mort prématurée du Hip-Hop, considéré alors comme une mode puérile, éphémère, soit une fad (il y a eu notamment le smurf) qui allait vite disparaître, se sont lourdement trompés. Face au malaise, à l’anomie sociaux, les bboys et bgirls (adeptes, respectivement garçons et filles, du Hip-Hop) ont réagi en développant une culture à la fois contestataire et constructive. Culture issue de la rue, le double « h » met en scène plusieurs branches dont on retient habituellement les suivantes : DJing, MCing, Street Dance, Writing (KRS 1, « The Blastmaster », a identifié jusqu’à 9 branches : « Breaking, emceeing, graffiti art, deejaying, beatboxing, street fashion, street language, street knowledge and street entrepenurialism » Cf. Hip-Hop Knowledge, 2001.

Entre la sortie de Rapper’s delight (1979) de Sugarhill Gang, et surtout celle de The message (1982, GrandMaster Flash & The Furious Five) aux Etats-Unis, de Rapattitude en France (1990), de Tebeul ma teup (1991, MC Lida), et de Bagn bagn beug (PBS, 1992) ou Boul Falé (PBS, 1993), le Hip-Hop a fait du chemin. Ainsi, le bboy sénégalais a gêné considérablement le Sénégal conformiste en manifestant son appartenance à cette culture. Les bboys ont instauré effectivement une série d’attitudes et de postures inhabituelles (avec les check down, casquette de base-ball renversée, sneakers, baggy, ...). Ils ont alors été très vite catalogués comme des égarés victimes d’une imitation de la culture noire américaine.

En réalité, le problème est bien plus complexe qu’une simple imitation ou effet de mode passagers. Invité dans le Queens (New York City) en novembre 2007, à un panel sur « Hip-Hop and Globalization » avec des heads comme Chuck D, Kool Herc…, j’ai vu que certains panélistes avaient déclaré que le Hip-Hop était, désormais, plus vivant hors des Etats-Unis (Afrique, Europe, Japon…) qu’à l’intérieur. De fait, les bboys sénégalais touchent à des préoccupations fondamentales relatives à l’orientation et aux principes d’organisation de la société sénégalaise, en s’intéressant à des domaines sensibles tels que la politique, la religion, les normes sociales, les inégalités, la solidarité, la tricherie sociale collective… Loin d’être nihiliste (le Hip-Hop propose), ni forcément sectaire (les bboys réclament leur appartenance à la société, même si celle-ci marche mal, selon eux), le moove se présente comme un système de vie qui ne se contente pas que de contester l’ordre social existant, mais qui propose parallèlement un contre-projet alternatif orienté vers une ouverture réfléchie à une « culture-monde ».

Bien sûr, le Hip-Hop, au-delà de certaines constantes qui en font bien un mouvement universel, présente aussi des spécificités locales qu’on peut, du reste, disséquer encore. Il y a des points communs, mais aussi bien des différences entre le rap d’un Pinal Gang et celui d’un Nix, entre Canabass et Dencukayou kang, Awadi et Tipe Laye, Daddy B et les MT Kro, ces dernières et les Last Klan Family…

Le Hip-Hop n’est pas non plus un système culturel parfait, ni uniforme. Il n’est pas question de le déifier. En effet, on y retrouve des oppositions ou des nuances (Capsi, i.e. la Sicap ou Town vs Royethia, i.e. Thiaroye ; ou Wayeguédia, i.e. Guédiawaye ou Kinepi, i.e. Pikine ; real/fake ; 1/2ground/commercial ; East/West…), des remises en questions de fond (le doctrinarisme de PE, le militantisme de Dead Prez, …) des « événements » externes (« l’ère Booba » en France, l’arrivée de la Crunk, le règne du Dirty South avec Lil Wayne, T.I. etc., internes (Boul ma dioylo en 1996, Ku weet xam sa bopp en 1998, Nit Doff et ses rafales de AK 47 verbales depuis 2007…) de différents types. On y voit aussi bien des partisans du bling bling (bijoux) ou des crossover (artistes transversaux) que lesdits backpackers (puristes plus ou moins) comme Buckshot de BCC, Shaheed du Sul Suly Clan ou Undaclando de Alien Zik…

Dans tous les cas, même si chacun peut avoir un avis différent sur ce qui serait le « real Hip-Hop », il convient de voir la réalité telle qu’elle est véritablement constituée : c’est-à-dire que le Hip-Hop a été, et est encore un mouvement pluriel. Néanmoins, il demeure fondamentalement un terreau de créativité et d’expression des jeunes, un espace d’engagement et d’affirmation qui introduit une certaine forme de liberté sous contrôle dans les modèles d’existence possibles, qui marque un droit à la différence. Dans un extraordinaire déploiement d’énergie des Dj, tels que Gee Bayss qui « réinventent » la musique (scratch avec Grand Wizard Theodore, beat juggling avec Steve Dee, turntablism avec Babu…), des writers comme Mizerables Graff, Graffix ou Docta, qui redéfinissent l’espace (par leurs whole car, wild style, top to bottom, perso…), d’un breaker (toprock, uprock, footrock…) tel Rodrigue et/ou du Topdancer (Locking, popping, …) qui recréent une nouvelle esthétique de la danse, du MC qui refond la narration en filmant et en racontant le monde, crûment, telle une caméra cachée, le Hip-Hop s’impose progressivement comme un système culturel avec lequel il faut compter, ailleurs comme au Galsen (Sénégal).

Extraits revus tirés principalement de 4 travaux de l’auteur (« Preaching Music and Islam : a Secular Mediation of Religious Communication ? The Case of Rap and Mbalax Music in Senegal », communication présentée à Abuja (Nigeria), juillet 2008, à Evanston et Piscataway (USA), octobre-novembre 2007 ; « Bboys : Hip-Hop culture in Dakar, Sénégal » in Nilan, P. & Feixa, C. (eds), Global Youth ? Hybrid identities, plural worlds, Routledge, 2006 ; Les jeunes « bboys » de Dakar dans un contexte de redéfinition du rapport social : étude de la production du sens, des facteurs d’insertion/intégration, selon une perspective constructiviste et une approche de la complexité (2003) ; Etude interdisciplinaire du rap à Dakar à travers une approche de la complexité : entre mouvement social et groupe primaire (2001).

Abdoulaye NIANG - octorant en sociologie chargé de cours à l’Ugb de Saint-Louis / elzoniang@hotmail.com

Source : Le Quotidien

 
{http://www.leboytown.blogspot.com/}.