Sexe drogue, alcool sur les plages de Dakar

Le Dakar by night tant vanté et remodelé n’est pas qu’une scène frénétique qui se joue dans les boîtes de nuit et clubs de la capitale. Les nuits chaudes de Dakar sont aussi parfumées de l’extase des vacances bouffie de l’odeur marine et des plages qui encerclent la Capitale du Sénégal.

Le peuple des soirées, people aux goûts sélectifs, change de robes de « bal » tout autant qu’il court les berges salines et les chants envoûtants des vagues dakaroises. De la Pointe des Almadies à Gorée en passant par Le Malibu Beach, l’île de Ngor et le Virage, l’eau coule de partout et transporte avec elle son monde bienheureux.

Mais le miragé n’est pas toujours scintillant et la nuit offre le plus souvent son lot d’ombres comiques, ses fantômes inclassables, ses odeurs fortes et ses marionnettes dégourdies. Les uns s’essaient à la danse avec les étoiles, alors que les autres expérimentent la danse avec le diable. Mais tous viennent invariablement pour la mer, le sable fin, l’idée d’évasion et la sensation de vivre le large. Tous aussi viennent avec l’idée préconçue de se faire des rencontres, de s’attirer des conquêtes et de tromper le temps.

Comme dans un club. Sauf qu’à l’ombre de l’île de Ngor ou à la Pointe des Almadies, les étoiles ne s’élèvent au ciel que pour surplomber les rivages surpeuplés. Et au milieu de ce spectacle en culottes courtes, subsistent des sentinelles aux intérêts dispersés : démarcheurs de tout bord. Partir à la mer le temps d’un week-end et avec Weekend, se révèle être un pur moment de découverte aussi surprenant que saisissant.

Jeudi 2 août minuit: Gorée
Le gros « poisson » blanc vagabonde sur la mer et tourne le dos à l’île. La chaloupe Dakar-Gorée, après sa dernière rotation de la journée, ne repassera que le lendemain, à 6h 45 du matin. Sous un ciel capricieux aux gouttes d’eau fines, la plage de Gorée, parasols dégarnis, vieux abris délabrés, détritus anarchisants, pirogues brinquebalantes et vagues fougueuses, somnole de ses aises mélancoliques dans un secret désertique.

Deux ombres, trentenaires aux mines sombres, se gondolent dans un bonheur ordinaire au milieu d’un feu de bois, des odeurs de brûlé, et le cliquetis de tasses de thé. Leur aparté est intérieur, des phrases en otage, leur conservation presque une fête. L’un deux, oeil fumant, ose le « pari»: « Euh... On est des amis et on vient sur l’ île pour fùir la touffeur de Dakar. » Il ne convainc même pas ce chien rachitique errant qui aboie d’aigreur.

Face à la mer et portant une partie de l’Île sur sa tête ensorcelante, le Koly Tenguela, bar-resto à l’attrait banal, sombre dans une quiétude pathétique, balayé par ses lumières festives. Quatre gaillards attablés, gueules délirantes, psychologie de bazar, tuent le temps en compagnie de leurs bières et trompent leur ennui à coups de platitudes rafraîchissantes. Le plus lucide, Daouda Thiam, tenancier des lieux, maillot du Barça sur le corps, Haal Pular bon teint, apprécie son sandwich et tend une oreille distraite. Son regard déprimant se prolonge sur cette mer troublante, son phrasé est cafardeux et ses mots surlignent un état d’esprit lugubre. Daouda pointe un horizon austère: « Ici, ça ne s’anime que la journée et il n’y a que des Dakarois.

Mais eux ne font pas marcher les affàires, ils viennent plus pour la mer et apportent leurs repas froids. C’est-à-dire qu’on est en fin de saison, les touristes et vacanciers sont ailleurs. La pleine saison se situe entre octobre et fin mars et là, ça marche bien. Mon établissement marche ces temps- ci relativement bien, mais seuls les Blancs mangent ici. » Pour un plat de langoustes à 12 mille Cfa, l’omelette-fromage à 1 800 Cfa, l’omelette nature à I 200 Cfa, les Gambass à 5 mille Cfa et le poulet à 3 mille, « des tarifs pour touristes », le Koly Tenguela s’emmure dans ses conforts exclusifs.

Au loin, sur la longée droite de la plage, un groupe de « scout-boys » charme la nuit par des chorales, des chants mandingues qu’accompagne le « requiem » des vagues impulsives. En campement sur l’île, pour les 100 ans v mouvement fondé par Badem Pawel, en compagnie de le rroupe, Edouard Samb, 21ans, Noël Damas-Malac 18 ans, Raoul Diedhiou, 18 ans, et Julien Diatta, l8 ans corps frêles et âmes engagé s’époumonent dans la nuit goréenne à raccorder le fraîcheur caritative. Edouard, le plus âgé des quatre: « Ce matin, on était à Dakar pour les funérailles de Victor-Emmanuel Cabrita qui était resté un scout.

Mais on est à Gorée pour 5 jours d’actions, ce qui fait aussi qu’on est en vacances à la plage. » La bonne humeur de ces scouts dépare d’avec celle du réceptionniste de l’auberge Keur Beer, Médoune Fall, œil malin et physique de sprinter, qui maugrée contre la mauvaise marche des affaires : " Je n’ai que deux clients dans l’auberge, deux Hollandais. Et il en sera ainsi jusqu’au mois d’octobre prochain. Je ne peux compter sur les Sénégalais puisqu’ils ne viennent même plus les week-ends comme avant."

Il est l’heure où les « fantômes » de Gorée peuplent les hauts de terrasse de l’île et que les ombres fascinantes dansent avec les Un « fou », boubou "demi-saison" bariolé, crâne dégarni, haleine alcoolisée et allure louche, déchire le silence des "artistes mystérieux". Son discours fleure le burlesque : « Do you... Ha ha... Je sais que tout le monde me regarde. » Non, Gorée est plongée dans ses rêves d’insulaire.

Vendredi 3 août, 1h du matin . Pointe des Almadies
Khady Sall, peau dépigmentée, formes généreuses, propos naïfs, bave à la bouche, détale sa marchandise. La vendeuse de sandwich règle ses comptes la nuit tombée, lourde comme sa poitrine : « Je n’aime pas les gens véhiculés qui viennent ici et posent leurs phares sur moi. Il y a des fils à papa qui se mettent sur le parking et tympanisent tout le monde avec leurs musiques bizarres et en plus, ils ont honte de consommer nos sandwiches, ils nous regardent de haut » Le sandwich le moins cher est à 500 Cfa et Khady jure qu’elle réalise « de bonnes affaires.

Jusqu’ à 15 mille de recettes les bons jours ». Deux ados, bikinis roses et assurance snob, remontent la plage et piquent précipitamment vers leur bagnole. L’une d’elles rage d’indécence : « La plage commence à craindre. » Sur la bande de sable entourée de roches, décorée de ses petits abris en paille, chahutée par de petites vagues, un groupe de Baye Fall caricaturaux, dreadlocks et tenues patchworks sur le dessus, grillent joint sur joint, cannettes de bière en renfort, et empestent l’air du large de leurs décoinçages attardés.

Ils entonnent des khassaides, pour purifier leur humeur saoule ? Moussa, Thierno, Massamba et Gamou, quatre grands gaillards des faubourgs dakarois, bavardent foot et se chicanent sur le salaire des footeux autour d’un thé parfumé. Gamou, boute- en-train de l’assemblée, se lâche à coups de rires espiègles : « On est des Parcelles, de l’Unité 13, et si on vient ici, c’est uniquement pour se changer les idées et fuir nos habitudes ordinaires de là bas.

On étouffe vraiment. Mais on vient aussi pour les rencontres, les filles évidemment. » Ses complices le zieutent de regards amusés. L’oreille collée à son transistor, Mactar Guèye, vigile commerçant du coin, lébou bon teint, trentenaire placide et commerce facile, assis en plongée de la plage, scrute du haut de son tabouret l’ambiance du bas. II ne quitte ses aises que pour louer des nattes ou tapis aux plagistes « à 500 C,fa la nuit et 1 000 Cfa la journée parce qu’il y a plus de monde la nuit ». Son ton est rassurant: « C’est un lieu sécurisé et il n’y a jamais d’histoires ici.

La baignade est autorisée de nuit comme de jour. Pour vous rassurer, vous remarquerez que c’est une plage prisée par les amoureux, les couples et les personnes de bonne famille. » Peut-être que le prêche de Mactar a été entendu par ce couple de Sénégalais, un homme de forte corpulence et une nymphe aux manières fouillées. Seuls au monde, ils font trempette dans la mer et se tiennent par les reins dans des apartés savoureux, traduits par les rires jouissifs de la jeune fille. Une famille entière, glaces aux mains, descend nonchalam ment sur la plage exiguë et ne quitte pas des yeux les ombres louches de cette soirée tranquille.

Les klaxons récalcitrants d’un taximan, chef du garage de taxis de la Pointe, endroit « redouté pour ses courses coû teuses à 2 000 Cfa la moyenne », viennent distraire l’intimité ouatée des lieux. L’homme, un Baol-baol pur jus, peste contre trois véhicules mal garés et cra chant du top : « Ces jeunes se croient tout permis. Mais moi, je suis un vieux de la vieille et je vais leur montrer de quel bois je me chauffe. » Ces jeunes, adolescents aux tenues tendances, « des vacanciers venus un peu partout de la France », nagent dans leur insouciance égayée d’enfants gâtés.

Une « bimbo », jupe basse, dos nu et bouche pulpeuse, flirte d’indécence, avec le ridicule : « Une amie, restée en France, m’avait proposé d’aller à Royan dans le Sud-Ouest à côté de Bordeaux. J’aurais dû y aller, ici c’est toujours la même chose. » C’est pourtant la plage, c’est pourtant la Pointe des Almadies. Elle tient ses talons aiguilles dans les mains, marche pieds nus, le déhanchement aguichant, une culotte courte sur les fesses et le haut qui serre une poitrine rebondie. Marième, 27 ans, beauté peulh, teint caramélisé, voix éraillée par les clopes, psychologie au ras des pâquerettes, se dandine sur cette plage rocailleuse. Méfiante, elle ne se confie que pour maquiller une apparence libertine. Ses tics trahissent une audace ensorcelante .

« J’avais décidé d’aller en boîte et en cours de route, j’ai eu envie de descendre sur la plage. Je vis de mon corps : plage, boîte ou ailleurs, c’est la même chose. » Elle reçoit aussitôt un coup de fil et renseigne que « c’est un client qui (l)’appelle pour la nuit ». Pascal, un agent de sécurité d’une villa avoisinante, se joue des airs voluptueax de Mariétou et conte les nuits du Virage : « je la reconnais, c’est une prostituée qui aime jouer la fille propre. Mais ce qui se passe ici est tout simplement grave. L’autre jour, on a surpris ici un Sénégalo-Libanais en train de faire une partouze avec deux filles.

Quel pays ! » Sur la plage, les couples se regroupent par dizaines et jouent à éclabousser l’eau par des battements de mains. Dans cette ambiance bon enfant empreinte de faux désintéressements, les cris immatures des jeunes filles se mêlent aux ricanements des mâles. Une « sirène », seins nus et jambes interminables, sort de l’eau en courant et se roule sur le sable, rattrapé par un homme qui se laisse tomber sur elle. Leur étreinte donne des idées aux autres qui précipitent le reste des filles hors de l’eau. l’heure où le peuple des plages s’évade dans ses distractions libérées, Lamine, 29 ans et Idrissa, 28 ans, sont plongés, à l’écart, dans des méditations captivantes et se détachent de la récréation ambiante. Lamine: « On a perdu un être cher et on est venu ici pour se remettre les idées au clair.»

Ils ne diront plus un mot et replongent dans leurs affects profonds. Même le savoureux Umbrella de l’américaine Rihanna, échap d’une tente, n’est pas pour désennuyer les deux amis. Sous un abri à la lumière douteuse, des apartés fusent l’odeur du joint de yamba et l’alcool avec. Pascal, le vigile, s’approche et s’énerve : "Qu’est ce qui vous empêche de vous amuser sans boire ni fumer ?" C’est le moment que choisit Omar, grand bonhomrme aux faux airs de Fallou Dieng (le musicien), pour sortir de nulle part et proposer ses préservatifs "à 100 francs les trois". Sa marchandise trouve preneur: un couple au toupet ostentatoire se ravitaille pour la nuit. Le garçon s’assume: « On est dans un pays hypocrite. Vive le sexe ! » II s’éloigne avec sa copine au loin et menace que « personne ne (les) suive ». Le couple a pris le Virage pour prendre la direction du septième... ciel.

Samedi 4 août 23h30 : Île de Ngor
Un piroguier cupide se propose de risquer un convoi avec des vacanciers qui veulent "faire la fête aux Almadies". Devant les injonctions d’un vieil habitant de l’île, il se ravise et laisse les vacanciers à leur dépit. Serge, Malamine et Amara, "30 ans, les trois", casquettes sur le crâne et chaînettes en or autour du cou, originaires de Grigny en région parisienne et « Sénégalais nés en France », s’encanaillent dans leur accent parigot et pensent qu’il n’y a « rien à faire à Ngor, le soir venu ». Ces trois copains d’enfance auraient « aimé bringuer à Dakar » et avouent qu’ils ont « trop dormi dans leur cabanon de location, oubliant le temps et l’heure de la dernière pirogue ».

La mort dans l’âme, Amara, "celui qui parle mieux le wolof", s’avance vers une tente et propose de faire du thé dans un rire nerveux qui masque mal ses déceptions. Ils rejoignent le haut de la plage en contrebas des villas faisant face à la mer et où s’amusent, entre fumettes et musique reggae à fond, des groupes de jeunes dakarois "venus pour le week-end". Bondées comme jamais, ces tentes « à 3 000 francs la nuit » ont trouvé preneurs depuis le début de l’après-midi. En bas de la plage, au niveau de la mer, des athlètes aux corps bodybuildés allongent les sprints et charment l’assistance. La mer, elle , bruit de la baignade d’adolescents aux desseins inavoués.

A l’intérieur de sa boutique et face aux lumières imposantes surgies de l’autre côté de l’Île, Samba Tall compte sa recette journalière, et ne maudit pas son sort. Ce Haal pulaar bon teint, seul commerçant à tenir baraque jusque tard dans la nuit, chante sous un air marin : « C’est le week-end que les affaires marchent le mieux parce que tout le monde vient s’approvisionner chez moi. Entre le thé, le sucre et le tabac, je m’en sors déjà. Ceux qui quittent Dakar n’amènent rien en général avec eux et attendent de venir ici pour faire le plein. » A cet instant, Moustapha, qui pue le tabac roulé, réclame sa monnaie du matin et s’emporte dans un fou rire contre « la malhonnêteté de Samba ».

Comme beaucoup d’habitants de l’île, Moustapha, culotte déchirée, sous-vêtement sur le corps, cheveux en bataille et taille moyenne, est un gardien de cabanons et jure que « peu de personnes connaissent l’île comme (lui) ». Sa sincérité n’a d’égale que sa volonté de louer un cabanon à tout étranger qui débarque à Ngor. II renseigne : « je suis ici depuis 1995. J’ai en charge la surveillance d’une dizaine de cabanons que je loue en fonction des saisons. En ce moment, puisque c’est l’été et que la demande est forte, c’est 10 mille francs la journée, et pour une nuitée ou un week end, c’est de 15 mille francs à 20 mille francs. Mais les Sénégalais préfèrent rester sur la plage et je ne loue qu’aux étrangers ou aux vacanciers. »

Pourtant, Cheikh, trentaine alerte et tête de jeune premier avec ses lunettes claires, peste contre « les jeunes de Dakar qui ne respectent rien et fument partout sur la plage ». Ce jeune ingénieur informaticien, verre de jus d’orange sous la main, qui avoue passer ses week ends "à Ngor ou Saly pour fuir Dakar ", en compagnie de sa copine, « réfléchit de plus en plus à changer de destination » et n’est pas inquiété par le coup du cabanon "à 25 mille vendredi au dimanche".

Son attention est détournée par la danse endiablée de campeurs, des filles et garçons « venus de liberté1 » qui y vont de leur collé-serré sous une musique des îles. Moustapha, le gardien, qui remonte à l’intérieur de l’île, y va de ses précisions : « Bien sûr qu’il y a des personnalités de ce pays qui viennent ici, mais elles sont discrètes. Souvent quelques- unes viennent avec leurs maîtresses et n’ont pas intérêt à s’afficher, alors elles restent dans le confort de leurs cabanons. » Un autre gardien acquiesce. A l’autre bout, Serge, Malamine et Amara tchatchent avec « des meufs canons » et pensent que ça « devrait aller pour la soirée ».

Samedi 11 août, 23h : Malibu beach
Lair frais des lieux est pour motiver la vague de jeunes qui débarquent sans arrêt dans ce coin de la banlieue dakaroise. Mais la fraîcheur du Malibu beach est entachée par une histoire de meurtre, un règlement de comptes, survenue la semaine dernière et qui jette un coup de froid supplémentaire sur cette plage de Guédiawaye. Badara Seck, rabatteur en évasion sur la plage en compagnie de ses amis et témoin lointain des faits : « Je n’étais pas présent le jour des faits mais d’après ce qu’on raconte, ces jeunes gens se sont tués pour une banale histoire d’herbe. »

Il est vrai que sous les filaos qui ornent ce ruban de sable sans fin, où la baignade est interdite à cause de la nature sauvage de l’eau, l’odeur du joint grillé est envahissante. Badara prévient : « Il faut éviter de trop vous approcher, ça peut être dangereux. Les histoires de violence et de viol sont légion ici. » Sous les filaos, des ombres couvent un feu de bois et palabrent sans trop élever la voix. Le bruit d’un scooter transportant un couple change la quiétude de la plage. En groupe , de solides gaillards échappés de "l’unité 26 des Parcelles", descendent sur la plage et parlent de profiter de la nuit " pour s’éclater ".

A doses d’alcool et de joints ? Une meute de Baye Fall, gourdins sur le dos et démarches claudiquantes, supposés tenanciers du commerce de chanvre indien du coin, calme l’ardeur des Parcellois et convoque ce commentaire malintentionné : « Ils squattent la plage et n’hésitent jamais à violenter quand il le faut. » Un des jeunes de Parcelles revient la mine satisfaite et renseigne que les Baye Fall lui ont vendu pour « 2 000 francs d’herbe, à savoir deux cornets ». Il sourit de ses dents usées par ses excès. L’ambiance du centre du « beach » de Malibu est moins lourde et est peuplée d’une foule à l’envie moins sombre.

Une séance de lutte est improvisée et Madior, « ancien lutteur de l’écurie de Thiaroye », s’impose en arbitre et donne de la voix pour recevoir les candidatures. Il explique : « Nous sommes du même village Sérère et nous venons ici tous les samedis soirs pour nous retrouver entre nous et si, besoin, organiser des séances de Mbapatt pour ressusciter les nuits du Sine. » Ses propos sont noyés par la bronca de l’assistance nourrie par la charge impressionnante d’un jeune sur son adversaire. Des pêcheurs, "venus tout droit de Kayar par la mer" se joignent au spectacle et s’inscrivent pour la partie de lutte. Un vendeur à la criée de cacahuètes déride l’atmosphère et joue de ses commentaires prosaïques pour refaire l’arène du dimanche. Dimanche ? C’est le temps qu’il fait sur la plage du Malibu beach.

1 commentaire:

livingstone a dit…

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