Affaire des Nigerians pilleurs de compte bancaire: Un ministre d’Etat plane sur le dossier

Depuis vendredi dernier, les treize personnes arrêtées par les hommes du capitaine Cheikh Sarr, dans l’affaire dite de pillage de comptes bancaires en Europe et aux Etats-Unis ont été déférées au parquet de Dakar. En faveur d’un retour de parquet, c’est finalement aujourd’hui qu’elles feront face au ministère public.

N’empêche, des sources proches de l’enquête craignent qu’on ne fasse pression sur le parquet et pour cause. La bande, composée de ressortissants nigérians, avait deux chefs : Ryad, un Arabe d’origine guinéenne et un Franco-espagnol. Il se trouve que ce dernier est fiancé à une femme dont la grande sœur est l’épouse d’un ministre d’Etat très influent.

Une source proche de l’enquête de la Gendarmerie affirme : «tant que c’était à notre niveau, la pression était gérable. Mais, comme le parquet est le prolongement du ministère public, nous redoutons que ces pressions ne profitent au Franco-espagnol, formellement identifié, avec l’Arabe, comme étant le cerveau de cette vaste escroquerie internationale dans laquelle plusieurs personnes ont été grugées».

Dans tous les cas, cette affaire est assez grave pour qu’on laisse la justice faire son boulot, après l’excellent travail d’investigations de la Gendarmerie, qui de fil en aiguille, a fait tomber toute la bande. Dans un premier temps, seuls les seconds couteaux, retrouvés dans une maison à Yoff et l’un des cerveaux, Ryad, avaient été alpagués. C’est suite à leur interrogatoire, que les hommes du capitaine Cheikh Sarr ont pu mettre la main sur le Franco-espagnol qui s’est révélé être la seconde tête pensante de cette vaste arnaque. Cette forme d’escroquerie est connue en Europe sous le nom de «scam africain» ou d’arnaque à la Nigérianne.

Pour rappel, la bande, après avoir volé des cartes de crédits via ses complicités un peu partout dans le monde, reconfiguraient toutes les données.

A partir d’un logiciel récupéré par les gendarmes à la suite de leur descente au quartier général des arnaqueurs, ils parvenaient à se connecter à toutes les banques du monde et à avoir les comptes correspondant aux cartes de crédit, qui étaient approvisionnées. A la suite de cela, les escrocs entraient dans le système informatique des banques pour confectionner de nouvelles identités qui les présentent comme étant les propriétaires des comptes. Il ne suffisait maintenant qu’à trouver des terminaux de paiement. Les gendarmes en tout cas, souhaitent que les liens lointains entre l’un des cerveaux et le ministre d’Etat, ne pèsent nullement sur ce dossier dans lequel, les faits accablent fermement les escrocs.

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