Regards: La beauté (fatale ?) des Sénégalaises

Nul ne peut contester ce qui est avéré. Être au Sénégal et ne pas aimer la beauté de la femme sénégalaise, cela paraît impossible au Malien que je suis. Au fait, les femmes - par leur beauté, leur parure et leur façon de prendre soin de l'homme - poussent beaucoup d'étrangers de ne plus retourner dans leur pays d'origine.

Ah oui ! Je jure sur le Saint-Coran que c'est vrai. Ils sont nombreux ces hommes étrangers qui n'ont pas résisté à la puissante arme de séduction de la femme sénégalaise.

C'est pourquoi je dédie le regard extérieur de ce matin à la beauté (fatale ?) de la femme sénégalaise afin de lui donner tous les mérites. Quelques jours avant mon départ pour le pays du président-poète Léopold Sédar Senghor, pour y faire mes études, mon père m'appelle dans son bureau et me conseille ceci : «Adama, fais attention à la femme sénégalaise». Ma réponse a été : «Ne t'inquiète pas. Je serai là-bas uniquement pour les études. Je ne penserai même pas à la femme.

Une fois les études terminées, je rentre au bercail». Ça c'était avant de fouler le sol sénégalais. Mes chers amis, une fois à Ndakarou, devinez. Je suis là depuis 2005. J'ai fini avec les études et maintenant je cherche à … épouser une femme sénégalaise. Pourtant, en venant ici, j'ai laissé derrière moi une promesse de mariage. Je me rends compte, aujourd'hui, que la réalité est tout autre.

Source: L'observateur

Aphsatou Sy: A la rencontre d'une liane perchée sur hauts talons

Les escarpins claquent sur le parquet. Le pas est efficace. Quelques enjambées suffisent à traverser la pièce qui nous sépare. Hauts talons vernis, roses et pointus. La silhouette d'Hapsatou Sy est fine. Elle aurait pu être mannequin. « Impossible, rigole-t-elle, je ne fais qu'un mètre soixante-sept ! »

Elle choisira donc une autre voie, celle de l'entreprise. Avec ses risques, ses montées d'adrénaline, ses coups durs, ses surprises et ce « grain de folie » qui lui plaît tant. A 26 ans, cette jeune femme née d'un père sénégalais, d'une mère mauritanienne n'a pas une seconde à perdre.

Une longueur d'avance: Son entreprise Ethnicia est florissante. Elle a vu le jour il y a deux ans et demi à peine. A l'époque, Hapsatou n'a qu'une centaine de milliers d'euros en poche. Et son affaire ne compte que deux personnes : elle et son associé. Mais à force de travail, son premier centre de beauté ouvre en 2005. 120 m2 au cœur de la très chic Île Saint-Louis. Aujourd'hui, la jeune femme dirige quinze employés. Son deuxième centre de soins a été inauguré fin janvier. 230 m2 dans le 15ème arrondissement de la capitale. 4000 clients, un chiffre d'affaires qui a bondi de 400%.

Son secret ? Du travail et une détermination extrême
« Au départ, j'étais quasiment seule à y croire, confie-t-elle. Mais quand on veut arriver au bout de son rêve, on est prêt à tout. Je me suis serrée la ceinture. ». Dès lors, Mademoiselle Sy ne compte plus ses heures. La jeune femme est une lève-tôt et…une couche tard. Tant mieux. Ses journées commencent généralement vers 7h00. Direction l'ordinateur. Ensuite s'enchaînent coups de téléphone, négociations avec les fournisseurs, rendez-vous. Un rythme effréné qui se termine souvent après minuit. La jeune femme se bat. Elle est passionnée. Les banquiers ne veulent pas l'aider ? Elle pioche dans ses économies. Les fournisseurs veulent être payés ? Elle négocie et obtient des délais. Le salon doit être rénové ? Elle fait elle-même la décoration. L'idée qui la motive : créer un centre de beauté multi-ethnique.

Un même espace où le cheveu raide, crépu, souple ou ondulé pourrait se côtoyer. Un concept original dans le monde de l'esthétique. Né d'un constat simple : « la France est de toutes les couleurs. La France est métisse. Trop souvent, raconte Hapsatou Sy, il m'est arrivé de pousser la porte d'un salon et on me refusait les soins. Pas du tout à cause de ma couleur de peau, mais par manque de savoir-faire. » Un voyage à New York lui donne le déclic et le petit coup de pouce pour se lancer dans l'aventure. Là-bas, elle entre dans un centre de beauté et constate que des clientes de tous horizons se font coiffer. Indifféremment. Elle en restera ébahie. « Je me suis dit, si c'est possible ici, tout est possible. » Dès son retour en France, elle démarre son projet. Mais n'allez pas croire que la bouillonnante Hapsatou met sa vie privée de côté. Sa famille et ses amis comptent énormément. « Je me donne le temps de voir les gens que j'aime, il n'y a pas de réussite sans une vie privée équilibrée, » confie-t-elle. Sportive, elle aime courir. Sa discipline préférée : la vitesse, elle déteste l'endurance…

« J'ai mis au monde un homme »
Sa recette pour mener tout de front ? Difficile à dire. Même ses parents ne se l'expliquent pas. Troisième d'une famille de huit enfants, Hapsatou s'est toujours débrouillée, enchaînant les petits boulots. Aujourd'hui, son père dit de sa fille : « j'ai mis au monde un homme. » Et elle d'ajouter d'un air amusé : « Ne vous en faites pas, c'est un compliment. Certains en Afrique disent qu'il n'y a que les hommes qui sont censés réussir. » Hapsatou fonce, et cela, dès son plus jeune âge, sans s'embarrasser des remarques sur sa façon de faire. Son baccalauréat en poche, elle poursuit son cursus avec un BTS en commerce international. Débute ensuite l'alternance chez Econocom, un grand groupe de services informatiques et télécoms. Très vite, à 22 ans, elle est nommée responsable des marchés internationaux.

Très vite, elle avoue « avoir fait le tour. » Sûre d'une chose : la vie est courte. Angoissée par le temps qui passe : « On passerait vingt-cinq ans de sa vie à dormir » remarque-t-elle dans un souffle. Pas le temps donc, de se reposer sur ses lauriers. La jeune femme est même passée à la vitesse supérieure. Elle veut désormais voir les choses en grand et développe une nouvelle stratégie pour son entreprise. Lauréate du concours de la société de gestion immobilière Unibail-Rodamco, destiné à lancer de jeunes créateurs, elle va s'installer, en septembre dans l'un des dix-sept centres commerciaux franciliens d'Unibail-Rodamco (Forum des Halles, Parly 2, Carré Sénart), fréquentés chaque année par près de 200 millions de visiteurs. « Je vais entrer dans la cour des grands », se réjouit Hapsatou Sy. Le quartier de la Défense doit accueillir le troisième salon de la jeune entrepreneuse.

Parallèlement, elle lance une marque de maquillage, d'extension pour cheveux et développe sa propre chaîne de centre de soins sous le label Ethnicia. « J'espère arriver à cinquante salons en cinq ans, précise-t-elle. Où ? Et bien partout ! En France, en Europe. But ultime : New York. Comme un hommage à cette ville qui lui a inspiré son salon. « Là, enfin, assure la jeune femme, je n'aurais plus rien à prouver. » Difficile de croire qu'elle s'arrêtera là.

Regardez la video
Hapsatou, 25 ans, fondatrice d'Ethnicia

Source: Ferloo

Birima: You à la conquête de l'Afrique centrale

Entre un featuring avec Koffi Olimidé et le lancement du concept « Birima » au Congo, le patron du Super Etoile se lance dans la conquête de l'Afrique Centrale.

En visite chez Kabila du 12 au 13 septembre dernier, You a animé une soirée et un concert, procédé au lancement du concept « Birama » et fait une série de visites aux personnes vivant avec le Vih/Sida avec la fondation Witness de Peter Gabriel.

Après l'Europe et les Usa, le patron du Super Etoile s'est lancé à la conquête de l'Afrique Centrale. Où le Mbalax a du mal à s'imposer ou alors ce sont les musiciens qui ont du mal à imposer leur musique. Depuis quelque temps, de Dakar à Kinshassa en passant par Yaoundé, le featuring de Koffi Olimidé et du roi du Mbalax Youssou Ndour viennent fait fureur sur les ondes des radios africaines. Un tube dans lequel Koffi chante la styliste Diouma Dieng Diakhaté. Ce morceau est un l'un des titres phares du dernier album « Festival » de Koffi Olimidé. Parti récemment à Kinshasa, RD Congo, le patron du super Etoile Youssou Ndour a donné deux grands concerts les 12 et 13 septembre derniers, respectivement en dîner de gala au Grand Hôtel Kinshasa et en concert populaire au Cercle français.

Joint au téléphone, Mady Dramé le manager de Youssou Ndour a indiqué que ce déplacement de You au Congo fait suite à une invitation du ministre de l'Agriculture et du développement rural par le biais d'un promoteur privé. Koffi a chanté « Birima » avec Youssou Ndour. Il y a également J. B Mpiana qui a chanté avec Youssou Ndour « Pitchmi » ( oiseau) qui a laissé une bonne impression au public. En marge de son déplacement au Congo, Youssou Ndour a procédé à une série de visites. En compagnie de deux membres de la fondation Weathness, de Peter Gabriel, le patron du Super Etoile Youssou Ndour a rendu visite à des malades du Sida à l'hôpital général du Congo. Il a procédé également au lancement du concept « Birama » en présence du ministre d'Etat Congolais de l'Agriculture et du développement rural, Nzanga Mobutu.

Le concept Birama est tourné vers l'agriculture. Youssou Ndour va apporter l'expertise et l'expérience nécessaires aux Congolais pour que le concept Birima soit un succès comme c'est le cas au Sénégal.

Source: L'observateur

Défilé d’artistes jamaïcains cette année à Dakar

Le Sénégal est-il en train de devenir un carrefour du reggae en Afrique ? Tout porte à le croire, au vu des passages successifs en cette année 2008, de grandes têtes d’affiche du reggae mondial. De I Jah Man en passant par Morgan Héritage à Richie Spice, qui ont foulé le sol sénégalais pour redonner le ton à la musique de Marley, il semble évident que les rasta ont le vent en poupe au Sénégal, après une longue période où ils ont été caricaturés comme des « désaxés et fumeurs de l’herbe qui tue ».

Les balbutiements d’un renouveau du reggae au Sénégal
C’est à partir de 2007 que les premiers bourgeons du mouvement reggae ont commencé à éclore au Sénégal. Ce, malgré la présence depuis belle lurette de musiciens sénégalais convaincus de ce style. Mais malgré tous les efforts consentis, la musique reggae au Sénégal s’était toujours confinée dans un cadre intimiste. Aujourd’hui, le travail mené en sourdine depuis des années par Countryman jusqu’à l’avènement de Akiboulane, est en train de porter ses fruits. Présentement, deux jeunes, dynamiques et ambitieux, ayant en commun un amour sans faille pour la musique de leur cœur, le reggae, se sont lancés à l’époque, pour relever le défi. Fafady et Nubian ont ainsi décidé de conjuguer leurs efforts et d’harmoniser leurs voix pour redorer le blason à cette musique connue, mais trop souvent cataloguée comme une musique de perdition.

C’est d’ailleurs fort de ce constat, que Nubian Mady, un jeune musicien vivant aux Etats-Unis depuis près de 15 ans et Fafady très connu au Sénégal, ont décidé de lutter pour la cause de cette musique si chère à Bob Marley. Conscients que cette tâche ne sera pas de tout repos, ces deux baye-fall parce que c’est ainsi qu’ils se réclament, dévoilent leur stratégie. D’abord, ils unissent leurs forces pour mieux positiver l’image du reggae, car étant convaincus qu’au Sénégal, les rastas sont perçus d’un mauvais œil et qu’ils sont toujours assimilés à des fumeurs d’herbe. Ils se fixent par conséquent comme objectif de faire aimer cette musique aux plus jeunes et de les pousser à accorder une grande importance à un type de reggae spécifiquement sénégalais. « Croire en soi et connaître la vraie histoire de l’Afrique à travers le reggae. » Telle était leur conviction et pour ce faire, ils ont été les premiers à vouloir donner leur chance aux jeunes talents mais également de faire venir des musiciens jamaïcains au Sénégal.

Le premier acte de ce projet avait été lancé avec la sortie de l’album de Nubian Mady War is crime dont un titre est chanté en duo avec Fafady, Blaze it up. Une série de concerts s’en est suivie, histoire de mieux véhiculer le message. Le combat pour l’émergence du reggae au Sénégal est alors déclenché avec comme élément catalyseur, la tenue d’un festival de reggae devant réunir sur une même scène Nubian Mady et Morgan Héritage.

Le Djoloff reggae, ou l'accomplissement de la prophetie
C’est au mois de septembre dernier que s’est réalisé le miracle de la renaissance du reggae au Sénégal. Bien qu’on sentait ce vent souffler à petits coups à travers les prestations et les scènes de certains artistes locaux, notamment reggaemen, tout s’est précisément relancé avec le concert donné en début d’année par Trevor Sutherland dit « I Jah Man », un des ténors du reggae jamaïcain.

Ce fut lors du premier festival de reggae dénommé « Le Djolof Reggae ». Un évènement organisé par la journaliste Mame Maty Fall, plus connue sous l’appellation « Maty trois pommes » et la structure Countryman production, qui ont réussi le pari avec un modeste budget d’environ 12 millions francs Cfa. Plus de vingt artistes avait apporté leur touche pour la réussite de cette manifestation. Duggy Tee, Fafadi, le groupe Sélébayone, Iba Gaye Massar, Sister Ouly, Takanazion de la Gambie, entre autres, ont tenu en haleine les mélomanes pendant plus de quatre heures d’horloge.

Et le grand I Jah Man avait lui aussi gratifié le public de plus de 40 minutes de show. Ce qui avait fait dire aux reggaemen sénégalais que « cette initiative est une bonne chose, car elle nous permet de gagner notre place dans la musique sénégalaise ». Un avis partagé par Mansour du groupe Makaan J qui avait déclaré qu’il perçoit ce festival comme un moyen de se faire connaître du grand public. « Nous avons besoin de ce genre de manifestations qui peut mobiliser tous les mélomanes et nous permettre de gagner une place dans leur cœur », avait également soutenu « Maty trois pommes », pour qui, « l’essentiel a été justement d’avoir mobilisé le maximum de fans pour montrer la place qu’occupe le reggae au Sénégal, même s’il a tendance à être boudé par certains. » C’est ainsi que le ton fut donné pour positiver le reggae au Sénégal. Et l’année 2008 de s’illustrer comme l’année du reggae à travers la venue successive de grandes vedettes jamaïcaines.

Après I Jah Man, c’est Morgan Heritage qui pose ses valises à Dakar. Un évènement rendu possible grâce au groupe producteur Black Emotion qui en était à l’organisation de son premier évènement culturel au Sénégal. Un baptême de feu, qui fut cependant un coup de maître, puisque l’attachée de presse du groupe, Fatima Berthé avait révélé que pas moins de 100 millions ont été dégagés pour la bonne réussite de la cérémonie.

Au menu de ce séjour convivial des frères Morgan, trois dates de concert ont été alors retenues à savoir le 16 Janvier 2008 en soirée au Théâtre national Daniel Sorano, le 19 janvier 2008 en concert au Demba Diop, le 20 janvier 2008 en Sound System au Just4U. Ces trois dates ont servi d’occasion de faire plaisir à la jeunesse sénégalaise qui s’est prise d’affection pour Morgan Héritage, ce groupe jamaïcain de renommée internationale. Un premier passage en Afrique de l’Ouest à travers lequel les membres du groupe Morgan, en l’occurrence, Denroy, David, Jeff, Lukes, Memmalatel, Ray, Pater et Una ont fait savourer « le miracle » reggae, du nom de leur premier album.

Le public sénégalais est conquis. Puis, Sean Paul et Windel Beneto Edwards, plus connu sous le pseudo Gyptian, un autre artiste jamaïcain, en profitent pour mettre leur marque dans le mouvement et signer eux aussi, leur passage à Dakar. Puis, c’est le célèbre groupe américain Midnite Band, qui se fait par la suite, l’hôte du Sénégal. Tout porte ainsi à croire que Dakar est devenu en 2008, la relève du reggae africain. L’arrivée de Midnite Band sonne comme l’apothéose de la fête du reggae à Dakar. Car, le groupe dakarois Timshel, avait déjà contribué à populariser certains de leurs titres. La venue de ces héros du reggae pur, au message « Sélassien », a été perçue comme une bénédiction pour les adeptes du rasta. De plus, le premier spectacle que le groupe a donné le 23 juillet dernier, avait été symbolique à double titre. D’abord parce qu’il a lieu à Gorée, en terre africaine, où le Midnite a effectué son « pèlerinage rêvé », mais ensuite parce qu’il coïncide avec la date commémorative de l’anniversaire de l’ancien empereur d’Ethiopie, Hailé Sélassié I, qui symbolise pour les rastas, le représentant de Dieu sur terre.

Le descendant du roi Salomon et de la reine Shabbah est d’ailleurs très présent dans la discographie de Midnite (cf l’album Unpolished). Ce grand événement reggae a été une initiative de Deftek Production en collaboration avec Sunu Gaïndé World Wide qui, ne voulant pas déroger à la tradition, a programmé ses hôtes pour des concerts à Iba Mar Diop et au Just4U.

Des moments de communion avec la fanille rasta
Richie Spice, est pour l’instant, pour cette présente année, le dernier messager du renouveau reggae au Sénégal. Le dernier de la kyrielle d’artistes jamaïcains venus booster en 2008 le reggae en Afrique et plus particulièrement au Sénégal, c’est Richie Spice. Une manifestation qui s’est tenue le 15 août dernier, en marge de la fête de l’Assomption, grâce à Open Dream Productions et Apples qui ont été les maîtres d’œuvre d’un concert live au stade Demba Diop. Un évènement qui s’est placé dans le cadre de la première édition du festival African Diaspora.

« J’ai toujours rêvé de ces grands moments de communion avec mes frères africains », avait souligné au Kocc Bi, ce jeune musicien, par ailleurs, fer de lance de la nouvelle génération d’artistes jamaïcains. Il a en outre, comme pour faire passer le message de la « révolution reggae au Sénégal », invité les jeunes du Sénégal et d’Afrique, à « plus de conscience, pour une Afrique émergente ».

« Je pratique une musique d’engagement et je suis venu dire aux jeunes du Sénégal et au-delà, ceux de l’Afrique qu’il est temps de changer le monde. Nous devons avoir un langage d’amour et d’humilité », a laissé entendre le leader du groupe 5th Element Crew. Né en 1971 à Rock Hall, en Jamaïque, dans un environnement typiquement musical, Richie Spice est un enfant de la musique. En effet, sa famille a contribué à la création d’un pan de la musique jamaïcaine, puisqu’il est le fils d’artistes respectés de St-Andrew. D’ailleurs, ses quatre frères, Pliers bien reconnu sur la scène (en combinaison avec Chaka Demus), Spanner Banner auteur du morceau Life Goes On, ainsi que le DJ dancehall Snatcha Dog, sont eux aussi des bêtes de scène. Selon une note de presse, avant de travailler avec Clive Hunt, Richie Spice avait débuté avec le producteur Dennis « Star » Hayes et il sortit un Killing a sound, pas mauvais, mais qui ne rencontra pas le succès mérité. Mais avec Clive Hunt, il sort Time so Rough et Grooving my Girl, qui sont alors ses premiers succès.

L’artiste décide alors de partir travailler avec sa sœur Bridgett sur le label Bonner Productions Ltd appartenant à son frère Pliers, où il ressortira un premier album renommé Universal signé chez Heartbeat. Dans le courant des années 90, il part en tournée avec Spanner Banner, Chaka Demus et Pliers ainsi qu’avec Rita Marley pendant sa tournée 96-97 en Europe et aux Etats-Unis. Le 14 janvier 2005, Richie Spice sort en France chez Nocturne son second album officiel Spice in your life. Un opus encensé par la critique. Car se souvient-on, le journal New-York Times l’avait considéré comme la sortie 2004, The Los Angeles Times l’a consacré comme l’un des meilleurs albums de l’année tous styles confondus et en Jamaïque, tandis que le journal The Observer avait estimé que Richie Spice est l’artiste et le chanteur de l’année. Preuve que ce musicien s’est vraiment bonifié au bout de dix années. D’après certains artistes sénégalais qui le connaissent bien, notamment Dread Maxim, « son succès actuel était déjà envisageable à l’écoute de son ancien tube Earth a Run Red’s qui est ressorti sur l’album Universal ».

Le musicien jamaïcain y avait révélé une vision très précise de son environnement, avec un langage cru et qui rend sa chanson prophétique d’une apocalypse proche. L’auteur de Earth a Run Red’s, le top du chart jamaïcain 2004 n’était-il pas venu chanter cette même prophétie au Sénégal, à travers son concert du mois d’août dernier ? Sans aucun doute. C’est en somme, lui, Richie Spice, en maître de la relance du reggae en Jamaïque, qui, à la suite de ces pairs artistes pratiquant le reggae, est venu conclure la partition de la mobilisation pour la relance du reggae au Sénégal. D’ailleurs, Dread Maxim et Xuman, avec qui, Richie Spice n’écarte pas la possibilité de réaliser des duos, l’ont bien compris.

Pour eux, le reggae sénégalais est à nouveau relancé après une période difficile. « La musique reggae a pour vocation d’unir les peuples. C’est une musique qui a toujours cultivé l’union des cœurs. Elle est contre l’injustice. Elle prône l’égalité des personnes. Le reggae a toujours cette même vocation d’unification. Il a sa partition à jouer dans cette mobilisation des ressources humaines de l’Afrique. Ce genre est écouté un peu partout en Afrique. Il peut servir à faire passer les messages. Le reggae fédère toutes les autres cultures africaines. Nous avons vu que, dans le passé, ce courant musical a joué un rôle capital dans la conquête des libertés des noirs.

Aujourd’hui encore, beaucoup de gens l’écoutent en Afrique et comme dans le reste du monde », ont-ils expliqué, reconnaissant que c’est très dur de faire ce genre musical au Sénégal. « Depuis plus de quinze ans, les jeunes se donnent à fond pour l’imposer ici. On nous demande pourquoi le reggae a du mal à exploser dans notre pays. Ces personnes reconnaissent qu’on fait du bon travail. Au Sénégal, les personnes aiment beaucoup cette musique. Nous faisons de notre mieux pour la promouvoir et après le passage de tous ces artistes Jamaïcains, nous pensons pouvoir atteindre enfin nos ambitions, malgré le véritable problème de diffusion des morceaux reggae dans nos radios et télévisions », a défendu Xuman, qui plaide également pour qu’une « bonne formule soit trouvée afin de surtout satisfaire les fans du reggae ».

Source : Le Quotidien

Où sont les 200 sites ?

Le 28 et le 29 aout 2008 les artistes se souviendront ; Khéweul.com s’est fait connaitre ; les acteurs culturels ont tous salué l’initiative. Au finish, des développeurs sont primés. Les objectifs visés sont ils atteints ? Le projet a t-il été bénéfique ? Si oui pour qui ? Les développeurs ou les artistes ? Qu’en est il des sites ? Affaire à suivre....

Trop beau pour être vrai diront certains ; un site pour chaque artiste obtenu gratuitement ; tel a été l’objectif de khéweuul.com. Les artistes se sont rués vers les locaux de cette structure sise à la rue Joseph Gomis pour se joindre au projet. Baptisé My music on line, le projet a mis en compétition des web développeurs du Sénégal et par la même donné l’opportunité aux artistes sénégalais de disposer de site web pour s’accorder au rythme actuel des ntic.

Plus de 200 développeurs ont été annoncé sur ce projet pour réaliser 200 sites en deux jours. Un site avec tout ce qu’il doit contenir peut-il être réalisé en 48 heures ? En réalité, les artistes ont massivement répondu à cet appel mais le nombre de web développeurs escompté n’est pas atteint. Raison pour laquelle beaucoup d’artistes se sont retrouvés sans web développeur. Divisé en trois équipes une au campus numérique francophone de dakar (cnfd), une à l’école supérieure multinationale des télécommunications, une au centre de calcul de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ; les web développeurs en présence des artistes se sont mis au travail chacun espérant remporter le premier prix.

La plupart des artistes ont déploré le favoritisme à l’endroit des grosses pointures (Baba Maal, Titi, Yandé Codou, Samba Diabaré Samb etc...) de la musique sénégalaise au détriment des nouveaux talents. « Les développeurs pensent que s’ils ne réalisent pas le site de Baba Maal ou Titi ils ne pourront rien gagner » me dira un artiste qui s’est retrouvé sans site. Deux cent sites ou deux jours sans site ? En tout les cas essayez d’ouvrir le site de Doudou Ndiaye Coumba Rose ou de Titi qui a obtenu le premier prix vous vous rendrez compte qu’il reste beaucoup à faire. Je ne citerai que ceux là.

La cérémonie de clôture tenue au méridien président a regroupée tous les artistes participants au projets ainsi que les représentants du ministère de la culture et des structures partenaires. L’initiative est saluée de tous mais l’objectif n’est pas atteint car les deux cent sites ne sont pas tous navigables. De même du point de vue technique on constate que les réalisateurs de sites n’ont pas fait preuve de créativité dans la conception. « Le site en ligne que j’ai ouvert est celui de Titi (interro_liens_callback) et le constat que j’ai fait est que les développeurs ont utilisé des templates c’est à dire des modèles déjà élaborés, disponibles sur le net » me dit un web designer professionnel. Ce qui nous amène à poser la question de savoir si la créativité est réellement primée ? Les organisateurs me diront c’est et la technicité, et la qualité du site, et l’agencement des informations etc, etc....

Au Sénégal force est de constater que les initiatives, le savoir faire, les projets ne manquent pas. Seulement on fait tout à moitié, surtout que l’amateurisme est présent dans tous les domaines ; ouvrons les yeux et arrêtons de nous mentir. Nous devons parer au gap numérique afin de promouvoir notre musique seulement un site mal fait montre une image négative de l’artiste.

Ce n’est pas sérieux. Stop au culte de la médiocrité.

Source: Seneclash

La révolution par le bas : l’intrusion du mouvement Hip-Hop au Sénégal

Quand les jeunes donnent le la, pour qui sonne le glas. On considère souvent, à tort, que les sociétés africaines étaient des modèles achevés d’immobilisme, d’où le changement social était quasiment exclu.

On considère souvent, à tort, que les sociétés africaines étaient des modèles achevés d’immobilisme, d’où le changement social était quasiment exclu. Or, la force de ces sociétés résidait, entre autres, dans leur capacité à ménager adroitement des dispositifs d’expression de la différence et des troubles sociaux liés immanquablement à la vie de toute communauté humaine. Sous différentes formes, des sociétés africaines ont su gérer les remous sociaux.

Mais ces dispositifs sont, aujourd’hui, soit considérablement affaiblis, soit ont tout bonnement disparu. Et les sociétés africaines, en général, la société sénégalaise en particulier, éprouvent des difficultés considérables à les revitaliser face aux défis de la modernité qui pose des questions d’une grande acuité. Cette société sénégalaise a un grand mal à faire face à ces défis. Les jeunes, perdus dans cette fragilisation des institutions qui les accompagnaient dans la socialisation, tentent de combler ce vide créé par la crise, de se trouver eux-mêmes des réponses, d’être en quelque sorte des adultes avant l’âge.

Le Hip-Hop est apparu comme une de ces tentatives de réponse. D’abord, « affaire de branchés », confiné dans cette phase d’implantation primaire dans les quartiers chics (au début, c’étaient surtout les jeunes de ces quartiers qui avaient accès à la télévision câblée, aux cassettes vidéos, qui voyageaient ou qui avaient des proches qui voyageaient…), contrairement à ce qui s’est passé aux Etats-Unis d’Amérique, il s’est popularisé par la suite, se répandant dans tous les quartiers, toutes les régions du Sénégal. Même s’il est vrai qu’il n’a pas toujours été ici un mouvement engagé – il faut le reconnaître – il reste tout autant vrai qu’il est devenu, par la suite, un véritable système culturel, porteur de toute une série d’aspirations pour un Sénégal et, au-delà, un monde autres. Conscients des possibilités de réalisation, d’affirmation de soi et de représentation qu’offre cette culture, les jeunes se l’ont approprié pour en faire un mouvement engagé.

Ils ont démontré que ceux qui avaient prédit la mort prématurée du Hip-Hop, considéré alors comme une mode puérile, éphémère, soit une fad (il y a eu notamment le smurf) qui allait vite disparaître, se sont lourdement trompés. Face au malaise, à l’anomie sociaux, les bboys et bgirls (adeptes, respectivement garçons et filles, du Hip-Hop) ont réagi en développant une culture à la fois contestataire et constructive. Culture issue de la rue, le double « h » met en scène plusieurs branches dont on retient habituellement les suivantes : DJing, MCing, Street Dance, Writing (KRS 1, « The Blastmaster », a identifié jusqu’à 9 branches : « Breaking, emceeing, graffiti art, deejaying, beatboxing, street fashion, street language, street knowledge and street entrepenurialism » Cf. Hip-Hop Knowledge, 2001.

Entre la sortie de Rapper’s delight (1979) de Sugarhill Gang, et surtout celle de The message (1982, GrandMaster Flash & The Furious Five) aux Etats-Unis, de Rapattitude en France (1990), de Tebeul ma teup (1991, MC Lida), et de Bagn bagn beug (PBS, 1992) ou Boul Falé (PBS, 1993), le Hip-Hop a fait du chemin. Ainsi, le bboy sénégalais a gêné considérablement le Sénégal conformiste en manifestant son appartenance à cette culture. Les bboys ont instauré effectivement une série d’attitudes et de postures inhabituelles (avec les check down, casquette de base-ball renversée, sneakers, baggy, ...). Ils ont alors été très vite catalogués comme des égarés victimes d’une imitation de la culture noire américaine.

En réalité, le problème est bien plus complexe qu’une simple imitation ou effet de mode passagers. Invité dans le Queens (New York City) en novembre 2007, à un panel sur « Hip-Hop and Globalization » avec des heads comme Chuck D, Kool Herc…, j’ai vu que certains panélistes avaient déclaré que le Hip-Hop était, désormais, plus vivant hors des Etats-Unis (Afrique, Europe, Japon…) qu’à l’intérieur. De fait, les bboys sénégalais touchent à des préoccupations fondamentales relatives à l’orientation et aux principes d’organisation de la société sénégalaise, en s’intéressant à des domaines sensibles tels que la politique, la religion, les normes sociales, les inégalités, la solidarité, la tricherie sociale collective… Loin d’être nihiliste (le Hip-Hop propose), ni forcément sectaire (les bboys réclament leur appartenance à la société, même si celle-ci marche mal, selon eux), le moove se présente comme un système de vie qui ne se contente pas que de contester l’ordre social existant, mais qui propose parallèlement un contre-projet alternatif orienté vers une ouverture réfléchie à une « culture-monde ».

Bien sûr, le Hip-Hop, au-delà de certaines constantes qui en font bien un mouvement universel, présente aussi des spécificités locales qu’on peut, du reste, disséquer encore. Il y a des points communs, mais aussi bien des différences entre le rap d’un Pinal Gang et celui d’un Nix, entre Canabass et Dencukayou kang, Awadi et Tipe Laye, Daddy B et les MT Kro, ces dernières et les Last Klan Family…

Le Hip-Hop n’est pas non plus un système culturel parfait, ni uniforme. Il n’est pas question de le déifier. En effet, on y retrouve des oppositions ou des nuances (Capsi, i.e. la Sicap ou Town vs Royethia, i.e. Thiaroye ; ou Wayeguédia, i.e. Guédiawaye ou Kinepi, i.e. Pikine ; real/fake ; 1/2ground/commercial ; East/West…), des remises en questions de fond (le doctrinarisme de PE, le militantisme de Dead Prez, …) des « événements » externes (« l’ère Booba » en France, l’arrivée de la Crunk, le règne du Dirty South avec Lil Wayne, T.I. etc., internes (Boul ma dioylo en 1996, Ku weet xam sa bopp en 1998, Nit Doff et ses rafales de AK 47 verbales depuis 2007…) de différents types. On y voit aussi bien des partisans du bling bling (bijoux) ou des crossover (artistes transversaux) que lesdits backpackers (puristes plus ou moins) comme Buckshot de BCC, Shaheed du Sul Suly Clan ou Undaclando de Alien Zik…

Dans tous les cas, même si chacun peut avoir un avis différent sur ce qui serait le « real Hip-Hop », il convient de voir la réalité telle qu’elle est véritablement constituée : c’est-à-dire que le Hip-Hop a été, et est encore un mouvement pluriel. Néanmoins, il demeure fondamentalement un terreau de créativité et d’expression des jeunes, un espace d’engagement et d’affirmation qui introduit une certaine forme de liberté sous contrôle dans les modèles d’existence possibles, qui marque un droit à la différence. Dans un extraordinaire déploiement d’énergie des Dj, tels que Gee Bayss qui « réinventent » la musique (scratch avec Grand Wizard Theodore, beat juggling avec Steve Dee, turntablism avec Babu…), des writers comme Mizerables Graff, Graffix ou Docta, qui redéfinissent l’espace (par leurs whole car, wild style, top to bottom, perso…), d’un breaker (toprock, uprock, footrock…) tel Rodrigue et/ou du Topdancer (Locking, popping, …) qui recréent une nouvelle esthétique de la danse, du MC qui refond la narration en filmant et en racontant le monde, crûment, telle une caméra cachée, le Hip-Hop s’impose progressivement comme un système culturel avec lequel il faut compter, ailleurs comme au Galsen (Sénégal).

Extraits revus tirés principalement de 4 travaux de l’auteur (« Preaching Music and Islam : a Secular Mediation of Religious Communication ? The Case of Rap and Mbalax Music in Senegal », communication présentée à Abuja (Nigeria), juillet 2008, à Evanston et Piscataway (USA), octobre-novembre 2007 ; « Bboys : Hip-Hop culture in Dakar, Sénégal » in Nilan, P. & Feixa, C. (eds), Global Youth ? Hybrid identities, plural worlds, Routledge, 2006 ; Les jeunes « bboys » de Dakar dans un contexte de redéfinition du rapport social : étude de la production du sens, des facteurs d’insertion/intégration, selon une perspective constructiviste et une approche de la complexité (2003) ; Etude interdisciplinaire du rap à Dakar à travers une approche de la complexité : entre mouvement social et groupe primaire (2001).

Abdoulaye NIANG - octorant en sociologie chargé de cours à l’Ugb de Saint-Louis / elzoniang@hotmail.com

Source : Le Quotidien

Xalam 2 à Thiès - Souleymane Faye : « La chanson me permet de vider mon sac »

Le dernier week-end de l’entame du mois de Ramadan, Thiès a vibré avec le bon vieux temps du Xalam II. Après avoir renoué les cordes du Xalam au Quai des arts à Saint Louis du Sénégal, notre ancienne capitale, la troupe à Cheikh Tidiane Tall, Ibrahima Koundoul, Tapha Cissé, Baye Babou, Souleymane Faye, Henry Guillabert, Ablo, le remplaçant de feu Prosper Niang et Jean Rickel y ont fait un détour.

Et pour partager ce bonheur de revenir ensemble avec la ville de Thiès, le Palais des arts, chantre du groupe Waflah de Thiès, niché dans l’ancien quartier « -10e », a accueilli le groupe Xalam II au grand complet.

Joie de vivre. Toujours égal à lui-même. Souleymane Faye, un des chanteurs du Xalam II qui vient d’opérer un retour sur la scène musicale sénégalaise après « 20 ans de pause », est sorti de sa coquille.

Au cours de leur rencontre avec la presse, Souleymane Faye soutient qu’il est le produit type d’une société sénégalaise où le vécu au quotidien lui permet de confectionner ses chansons. « La chanson me permet, au quotidien, de vider mon sac » lance-t-il. Pour lui, il suffit de cocher sur papier toutes les idées qui lui viennent à l’esprit pendant une journée puis essayer d’y mettre de l’ordre pour déboucher sur un texte extraordinaire et plein de sens.

« Alors, c’est vous dire qu’on n’a pas besoin de chercher loin pour s’inspirer ; en tout cas, moi, je ne fais qu’aspirer ce qui est autour de moi et le tour est joué » explique-t-il. Et Koundoul d’ajouter « ainsi, la souffrance des gens, les acteurs politiques, bref, tout le bouillonnement de la vie à la sénégalaise nous permet de faire nos textes dans les tubes du Xalam II ».

La séparation de plusieurs années ne leur a pas empêché de maintenir le contact fraternel. Selon Henry Guillabert, cela explique qu’ils aient pu se retrouver quand ils ont senti le besoin de le faire.

Et Cheikh Tidiane Tall d’asséner « le Xalam II, c’est toute une philosophie de vie et de musique. Nous sommes heureux d’avoir inspiré des groupes de jeunes comme le Waflash, le Sénémali... ».

Source: Le Soleil

Le rappeur Kanye West arrêté après une altercation avec des paparazzi

Le rappeur américain Kanye West a été arrêté jeudi matin à l'aéroport international de Los Angeles à la suite d'une altercation avec des paparazzi pendant laquelle du matériel de prise de vues a été détruit, a-t-on appris auprès d'une porte-parole de l'aéroport.

L'incident s'est produit jeudi à 08H00 (15H00 GMT) alors que Kanye West s'apprêtait à prendre un avion, accompagné d'un garde du corps. Une altercation a éclaté entre les deux hommes et des paparazzi, et du matériel a été cassé, selon Nancy Castles.

"Selon de premières informations, (cet incident) a impliqué un photographe, des paparazzi et une caméra d'une valeur de plus de 10.000 dollars", a précisé Mme Castles.

Kanye West et son garde du corps ont été interpellés par la police soupçonnés de "vandalisme criminel", a précisé la porte-parole. La police n'a pas confirmé ces informations dans l'immédiat.
Selon le site internet spécialisé dans les célébrités TMZ.com, l'un de ses journalistes a été agressé par le garde du corps du rappeur, qui a détruit sa caméra. Un appareil photo d'un autre paparazzo a été cassé par Kanye West, selon TMZ.

Kanye West, 31 ans, a vendu 21 millions d'exemplaires au total de ses trois albums "The college dropout" (2004), "Late registration" (2005) et "Graduation" (2007). Il a été été récompensé par neuf Grammy Awards.

Source: TMZ.com

Le Sénégal parmis les trois Etats africains dans le top 10 des pays où il fait bon investir

Doing Business 2009, le rapport qui classe chaque année, depuis six ans, les pays où il fait bon d’investir indique que l’Afrique en général a réalisé une année record en matière de réformes de l’environnement des affaires.

Le Sénégal, le Burkina Faso, et le Botswana figurent parmi les dix premiers pays au monde, qui ont mené le plus de réformes pour faciliter la pratique des affaires sur leurs propres territoires. Doing Business 2009, sixième édition du rapport publié chaque année par la Banque mondiale et la Société financière internationale (SFI), parue hier, indique que les réformes des réglementations des affaires se multiplient dans le monde et ont atteint un nombre record entre juin 2007 et juin 2008. Au total, 239 réformes ont été adoptées dans 113 pays pour faciliter.

En Afrique, jamais réformes n’ont été autant menées. Plus que toutes les autres années, indique un communiqué de la Banque Mondiale publiée hier. 28 pays africains ont adopté 58 réformes permettant d’améliorer le climat des affaires. Conséquences : trois d’entre eux se voient ainsi propulser dans le top 10 des réformateurs. Dans l’ordre décroissant, ces dix premiers sont : l’Azerbaïdjan, l’Albanie, la République kirghize, le Bélarus, le Sénégal, le Burkina Faso, le Botswana, la Colombie, la République dominicaine et l’Égypte.
Des critères pas toujours compréhensibles

Le classement de Doing Business prend en compte dix indicateurs de la réglementation des affaires. Il s’agit, notamment, des délais et des coûts d’application de la réglementation nationale relative à la création, l’exploitation et la fermeture d’une entreprise, du commerce transfrontalier et de la fiscalité des entreprises. S’il est compréhensible que ce classement ne prenne pas en compte la politique macroéconomique, la perception des investisseurs et la volatilité des taux de change, il paraît toutefois étonnant qu’il ne considère pas non plus la qualité des infrastructures et les taux de criminalité.

A ce sujet, Sabine Hertveldt de la Société Financière Internationale, interrogée par Afrik.com, signale que de nouveaux critères de classement sont à l’étude. "Dès l’année prochaine, affirme-t-elle, nous envisageons de considérer la qualité des infrastructures parmi les critères déjà existants, notamment les conditions d’accès à l’électricité." Voila, une nouvelle qui poussera, sans doute, les pays africains à developper leurs réseaux d’electricité, s’ils veulent progresser dans les prochains classements de Doing Business.

Source: Afrik.com

13 clandestins morts dans une embarcation aux Canaries

Treize immigrants clandestins africains ont été retrouvés morts mercredi matin dans leur embarcation de fortune arrivée au port d'Arguineguin dans l'archipel espagnol des Canaries, avec 46 autres clandestins vivants, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture.

"Le cayuco (embarcation de pêche africaine) a été repéré ce matin par une patrouille de la garde civile. Il y a treize morts et 46 survivants", a déclaré un porte-parole de la sous-préfecture. "Ils ont eu une traversée assez difficile, avec entre huit et douze jours de navigation, ils se sont perdus plusieurs fois et ont subi des avaries de moteur et ont passé beaucoup de temps à la dérive (...) beaucoup sont morts d'hypothermie", a expliqué le chef de la Croix-Rouge à Las Palmas, José Antonio Corujo, sur la radio espagnole.

Les arrivées de clandestins africains se multiplient depuis environ trois mois sur l'archipel des Canaries et sur la côte sud de l'Espagne. Ces traversées périlleuses sur des embarcations de fortune se transforment souvent en drame. Au début de juillet, quatre cadavres ont été découverts à bord d'une embarcation transportant 55 personnes très affaiblies sur l'île de La Gomera, aux Canaries. Deux d'entre elles décèderont peu après.

Peu avant, une trentaine d'immigrants africains, dont neuf enfants en bas âge voyageant avec leur mère, sont morts en Méditerranée à cause du mauvais temps alors qu'ils tentaient de gagner la Costa del Sol depuis le Maroc. Fin août, une vingtaine de clandestins seraient morts en mer à bord d'une embarcation en méditerranée, selon les témoignages de rescapés.

Source: J A

Khouman : «Le rap n’est que le reflet de la société»

Khuman est une voix autorisée. Il a vécu toutes les tendances du mouvement Hip-Hop et aujourd’hui, c’est une référence. Il explique ici comment le rap est arrivé à cette tendance.

Comment expliquez-vous l’omniprésence de Dieu dans le discours du rap ?
C’est quand même bizarre, mais c’est tout à fait normal. On est dans une société et une culture très religieuses. Cette culture se ressent forcément dans le rap. Depuis 2000, il y a de plus en plus de jeunes qui retournent vers la spiritualité. Cela se constate chaque jeudi soir, les jeunes se regroupent dans la rue pour des séances de Zikr dans toute la ville et parmi eux, il y en a qui sont dans le mouvement Hip-Hop.

Donc, ils sont obligés de relayer le message de leur guide religieux. Le rap n’est donc que le reflet de la société. Si les jeunes s’adonnaient ouvertement à l’alcool et à la drogue, cela se serait reflété dans les productions du mouvement. Ou dans la politique. Mais les jeunes se sont réfugiés dans la religion et cela se reflète dans les textes.

Pourtant, ce sont des anciens, des membres du Old school que l’on retrouve de plus en plus en dans cette spiritualité?
C’est tout le monde maintenant, il n’y a pas que les anciens. Mais je pense que cella montre qu’il y a une maturité dans les textes, une certaine maturité dans la direction artistique. L’homme est le reflet de la société. Ce n’est pas le discours qui a changé. Lorsque vous écoutez Bibson, il fait toujours du Clash et il représente toujours la rue, mais il touche un public plus large, plus âgé, à qui il faut parler de religion. Dans l’album 100 commentaires, on a parlé de religion mais essentiellement des aspects négatifs liés à sa compréhension et à sa pratique.

N’est-ce pas à ce niveau que se situe le problème ? Ne sont-ils pas en train de dénaturer l’essence du rap si l’on considère que le rap est discours engagé, remises en cause, contestations ?
C’est vrai ! On peut le voir sur cet angle, mais le Hip-Hop n’est pas que cela. C’est vrai que c’était à la base une musique de contestation, mais cela a tellement évolué que c’est devenu une musique comme toutes les autres. A la fois contestatrice et «constatatrice». Elle sert de repères à certaines personnes. Les gens qui n’achètent pas les journaux pour savoir ce qui se passe dans le pays, peuvent retrouver toutes les informations dans les albums hip hop. Dans le Hip hop tu retrouves les zikr, le théâtre, l’actualité internationale, tu peux y voir et avoir une idée ou une image de la société. (…) On ne peut continuer de parler du Hip hop comme d’une musique de gauche, il peut être une musique d’amusement, d’éducation, comme il peut être une musique spirituelle.

N’est-il pas mieux aujourd’hui, pour ne pas heurter les sensibilités, de faire la part des choses entre le rap qui est une musique et la religion ?
C’est un débat ! Personnellement, je préfère rester global dans mes chansons. Avec cela, je suis certain de toucher le plus de personnes possible. Par contre, si je me radicalise, je minimise mon champ d’action, le rayon de perception de mes messages. Je vous donne l’exemple de notre groupe. Au début, on s’appelait Pee froiss muslims, puis on a enlevé «muslims», parce qu’on s’est dit qu’il n’y a pas que les musulmans qui nous écoutent. (…)

Source: Le Quotidien

La mairie de Dakar offre un concert le 28 décembre prochain

La capitale sénégalaise vibrera le 27 décembre prochain, aux sons de plusieurs variétés musicales. Ce, grâce au maire de la capitale, qui a décidé d‘offrir à la jeunesse dakaroise un spectacle au cours duquel plus de 40 musiciens défileront sur scène. C’est le musicien Idrissa Diop qui a été choisi pour être le directeur artistique de cette manifestation.

Le stade Demba Diop vibrera le samedi 27 décembre prochain, aux sons de la quasi-totalité des musiciens sénégalais. Ce sera à partir de 17 heures, jusqu’au dimanche 28 décembre, à 2 heures du matin. En effet, c’est le maire de l’agglomération dakaroise, par ailleurs président du Sénat, qui a décidé par ce biais d’offrir à la jeunesse de la capitale, un spectacle sons et lumière à l’aune de ce qui se réalise dans les grandes capitales occidentales. A ce spectacle, participera toute la crème musicale sénégalaise. Pas moins de cinquante artistes seront conviés à jouer. De Youssou Ndour aux nouveaux talents… Déjà, des contacts sont établis avec des musiciens pour assurer une bonne présence scénique, mais aussi, pour un respect du timing.

A ce titre, Habib Faye et Youssou Ndour sont sollicités pour l’encadrement : des musiciens pour l’un, et assurer un plateau à la hauteur de l’évènement, à travers la scène, la lumière et le son, pour l’autre. Toutefois, pour la réussite de l’évènement, le maire de Dakar a fait appel à un autre musicien sénégalais, qui a l’habitude d’organiser des spectacles de ce genre. Il s’agit de Idrissa Diop, établi en France, et qui avait été le directeur artistique du festival de Montreuil. Ce dernier, qui était à Dakar pour le lancement et la promotion de sa nouvelle production au Sénégal, « Historia », déjà sorti aux Etats-Unis depuis le 06 mai dernier, promet d’apporter tout son savoir-faire déjà étalé en occident.

Son objectif est de faire de l’évènement une fête à la dimension de ce qui se fait un peu partout dans le monde. Retourné sur Paris depuis hier soir, où il doit confectionner les affiches relatives à l’évènement, Idrissa Diop reviendra dans la capitale sénégalaise la semaine prochaine, pour finaliser les contacts, avec l’aide de ses partenaires. Une fois le travail ficelé, l’auteur de « Picci mi » déroulera son programme.

Source: L'Office

Senegal: La religion infiltre le discours rap

L’heure n’est plus dans le Hip-Hop «galsen» aux contestations et aux discours incendiaires. Il y a un nouveau son dans l’air et ça chante Dieu. Les rappeurs deviennent des prêcheurs et appellent le public à retourner vers Dieu. Bill Diakhou s’impatiente. Le soleil l’accable comme l’agacent les interminables discours des progressistes qui l’ont convié ce jour à Louga pour «alléger» les travaux de la commémoration de l’appel du 16 juin.

Il attend nerveusement dans son véhicule. Le rappeur fuit apparemment ces curieux qui savent si bien s’exciter autour des célébrités pour le plaisir d’alimenter la popote devant la théière. Lui reste concentré, les mains sur le volant de la voiture immobile, ruminant sa montée imminente sur le podium. C’est qu’il a vraiment du pain sur la planche, l’ami Bill ! Le public qu’il doit bientôt réchauffer est si mou et si ignorant ! Que savent du rap ces adultes, pour la plupart des femmes, fièrement sanglées dans leurs habits colorés, promptes à réagir aux tam-tams comme on le voit dans les meetings politiques ? La foule de cette matinée politique est tellement différente du public Hip-Hop dont les jeunes, allergiques aux sonorités du mbalakh, se balancent aisément sous de gros jeans, tee-shirts méga ample et autres bling-bling.

Bil Diakhou comprend tout cela et il doit être à la hauteur. Mais pour sûr, les politiciens ne l’ont pas convié pour rien… Lui le rappeur «social», contesté par ses pairs qui font dans le hard cord, n’a aucun problème à séduire son public du jour. L’accueil est pourtant timide. Mais, il psalmodie d’entrée : «Touba ! Layén ou Tiwaoune ; Médina Baye ! Ndiassane ou Thiénaba, lève la main si tu es mouride, tidjane ou khadre !» La foule est happée, elle mort à l’hameçon et réagit en levant des mains en l’air. Toute un chacun se sent interpellé, car la fibre religieuse accroche. L’artiste insiste et entonne des textes connus du public qui reprend les refrains sans difficulté pour l’avoir sans doute maintes fois répété dans les rencontres religieuses. Ensemble, ils revisitent l’épopée des guides religieux du pays. Chacun y trouve son… marabout. Tout le monde est content. Bill est aux anges. L’assistance dans l’extase. Mais les orthodoxes du Hip-Hop rouspètent.

Les quelques fans de rap, de jeunes gens qui se sont rapprochés à l’annonce de la montée sur scène de l’artiste, sont restés, en effet, sur leur faim. Le paradoxe entre les affûtiaux du rappeur et son discours populiste plombe l’ardeur des jeunes fans. Jeans et tee-shirt amples, casquettes orientées à 9 heures comme un bon rappeur américain, le «phrasé» de Bill Diakhou et le contenu de son texte rappellent les grands chanteurs religieux.

Cette prestation de Bill Diakhou est pourtant loin d’être une improvisation pour s’accommoder aux exigences d’un public ponctuel. En réalité, le rappeur balbutie dans un style nouveau, une nouvelle tendance dans le Hip-Hop. Depuis la sortie du single du groupe Daara J, intitulé Alah en 2003, où les envolées de Nongo D sont coupées par un refrain fredonné par Faada Frady avec sa voie mélodieuse, «God is one», le discours religieux envahit le rap local.

C’est vrai que l’Underground, ce genre de rappeur consacré par le Rapadio depuis 1998, est toujours coté et prisé par nombre de jeunes débutants. Il est vrai aussi que des célébrités comme Fata, ex-membre du groupe Cbv, excellent avec succès dans l’Ego trip et le bling-bling. Il est tout autant vrai, également, que des rappeurs comme Daddy Bibson font toujours dans le clash. Mais aujourd’hui, la spiritualité obnubile les rappeurs. Le retour à la religion a pris le pas sur la contestation et la remise en cause du système. C’est comme si, de la dénonciation, ils sont passés à la résignation. Le discours virulent devient spirituel.

Il faut voir l’accoutrement de Carlou D avec son déguisement «mouride» lors de ses prestations au Just4U, où les derniers clips de Daddy Bibson pour s’en convaincre. Du «soldat de la rue» qu’il se veut, Daddy Bibson est passé au «soldat de Baye Niass». Il vit aujourd’hui au quartier Fadia dans la banlieue dakaroise. Chez lui, une fresque du guide religieux Cheikh Ibrahima Niass décore le mur du couloir de l’appartement où se trouve également son mini studio : une minuscule pièce décorée par des affiches de son album avec Khouman, «les frères ennemis», une autre image de son marabout, un ordinateur, une table de mixage, un petit clavier… Sur le seul canapé du studio, Bibson se réajuste et écarquille les yeux quand on lui demande s’il est un rappeur ou un prêcheur. Il se défend : «Je suis plus qu’un soldat, un commando. C’est vrai qu’on connaissait Bibson plus dans la contestation, le clash…, mais aujourd’hui, j’ai une autre mission. J’appelle les jeunes à retourner vers Dieu pour essayer de mieux le connaître. Dans mes derniers albums, je parle beaucoup de Dieu et du Cheikh. C’est que je suis un missionnaire.»

Les mollahs du Hip-hop
Dans ses précédentes productions, le rappeur s’érige en «prophète» et prétend être l’envoyé du Faydou, terme qui désigne, en langage soufi, une résurgence de connaissances intarissables. Disciple de la famille tidjane de Médina Baye à Kaolack, Cheikh Coly (c’est son vrai nom) se particularise par ses appels répétés à «la connaissance de Dieu». Pour lui, «c’est un fardeau. On ne peut adorer convenablement le Bon Dieu si on ne Le connaît pas. Je montre à mes fans qu’on peut être jeune et s’adonner à Dieu au lieu de passer son temps à prendre de l’alcool ou de détruire sa vie dans la drogue ou l’agression». C’est pourquoi, il a fait de la spiritualité un créneau. Aujourd’hui, il traîne l’image du Mollah rappeur. C’est pourquoi, également, semble-t-il, les textes de Maxi Crazy sont profonds.

Amadou Aw, de son vrai nom, est une autre personnalité du Hip-Hop ayant largement contribué au beau jour de certains genres comme le Free style et l’Ego trip. Avec Bibson, il partage le micro, «l’amour de Baye Niasse» et le même maître spirituel, Cheikh Mamoun Insa qui revient souvent dans leur texte. Seulement, Maxi est moins fougueux et son propos moins engagé. Mais tous les deux revendiquent «le même combat». Dans son dernier album, le morceau fétiche intitulé Baye your side est consacré à son marabout à qui il demande la force d’exceller dans la vulgarisation du message divin. «Nous voulons vulgariser l’enseignement de Baye Niass, montrer à travers le monde l’œuvre de cet africain qui a parcouru le monde pour apporter une image positive de l’Islam fondée sur l’amour et la connaissance», dit-il avec une conviction non feinte.

Quoi qu’il en soit, le constat est là : Le rap, jadis contestataire et rebelle, épouse de plus en plus la religion. Les milieux réputés être des temples d’Epicure où les jeunes, abandonnés par des parents eux-mêmes martyrisés par la conjoncture, bravent à longueur de journée les interdits s’ils ne noient pas leur désespoir dans l’alcool ou la drogue, sont devenus des espaces d’échanges sur la religion. La nouvelle tendance dans le Hip hop ne se limite pas seulement dans les textes. «C’est un vécu quotidien dans l’acte et la pensée.» Dans tous les coins et recoins fréquentés par les rappeurs, il n’y a que Dieu dans le discours. Avec un nouveau jargon inconnu jusqu’ici dans le milieu. Un champ lexical de mosquée : on parle de Hadra pour désigner les séances de Zikr hebdomadaire, de Wazifa de Wird, etc.

Les espaces Hip-hop comme à la Mosquée
C’est le cas chez les frères rappeurs du groupe Bidew bou bess. Dans une villa quelconque du quartier Zone B, des lycéennes arrivent en même temps qu’un membre du groupe, Baidy. Ils se saluent entre Sokhna-ci»et Serigne-bi, parlent du prochain dahira et d’un ami commun qui a pris dernièrement le Zikr. Quelques instants plus tard, ils se retrouvent tous dans le hall de la villa qui sert de pré-salon. Les filles sont voilées. D’après Baïdy, elles ont toutes pris le Wird tidjane quand elles ont commencé à les fréquenter.

Pourtant, Baïdy, contrairement à Daddy Bibson, ne se sent pas investi d’une quelconque mission. Pour lui, quand il chante Allah, c’est juste une manière de lui rendre grâce en le remerciant. Tout comme quand il parle de son marabout dans ses textes. Si la plupart des rappeurs prêchent pour leur confrérie comme Carlou D qui emprunte souvent le caftan mouride quand il monte sur scène, Bill Diakhou, lui, préfère parler pour tout le monde. C’est un œcuméniste. «Je suis un Baye Fall, mes proches le savent ; mais dans mes textes, je ne fais pas de distinction entre les confréries. Je chante les mérites de tous les guides religieux, parce qu’ils appartiennent tous au Sénégal.» C’est le même cas pour Big D qui montre, dans son dernier clip, Serigne Touba, le Cardinal Thiandoum, Baye Niass, El Hadji Malick Sy, bref le «Sénégal de Dieu».

Source: Le Quotidien

Matins ensoleillés pour William Baldé

À 43 ans, le chanteur franco-guinéen fait une entrée tardive mais fracassante dans les charts hexagonaux. Son single « Rayon de soleil » est le tube du moment.

On ne se plaindra pas de l’actuel battage médiatique autour du chanteur William Baldé. Sorti en juin dernier, son tout premier album intitulé En corps étranger et produit par Warner Music France permet à cet artiste franco-guinéen de caracoler en tête du Top 5 des ventes dans l’Hexagone depuis plusieurs semaines. Porté par son single « Rayon de soleil », Baldé fait, à 43 ans, une entrée certes tardive mais fracassante dans l’industrie du disque, à la grande joie des dizaines de milliers de vacanciers en train de se déhancher au rythme épicé de ce morceau léger et grivois mais, selon lui, « le plus à même de plaire au public ».

Si cet auteur-compositeur arborant dreadlocks, barbe de deux jours et boucles d’oreilles assume pleinement le caractère « provoquant » des paroles (« Un matin suspendu / Aux fleurs de ton jardin / Ma main sur ton petit cul / Cherche le chemin… ») qui accompagnent ce qui s’annonce déjà comme le tube de l’été, les moins volages - ou les plus puristes - préféreront les autres morceaux orientés pop-folk africaine. En ce sens, « Rayon de soleil » ne saurait résumer à lui seul la tonalité de cet album plus acoustique qu’électrique qui mêle à la rondeur du son marqué par la contrebasse un esprit reggae-mandingue et une pluralité de signatures dont celle de sa femme, Catherine.

On notera en particulier « Sweet Lady », relevé par une section de cuivre façon Otis Redding, « Sayüma lagissé », l’un des deux morceaux chantés en wolof, et surtout le sublime « Sur la route de Dakar » soutenu par une ligne de guitare lancinante enrobée d’une flûte lointaine. L’amour, l’exil, le retour au pays, la mélancolie affleurante du déracinement sont les thèmes développés comme « une façon d’assumer tout ce que je suis », explique Baldé. Né en Guinée en 1965, envoyé par ses parents dans un « pays frère » - le Sénégal - à l’âge de 9 ans, Baldé se décrit comme un « exilé heureux ».

Exilé parce que ses parents ont décidé qu’il ne grandirait pas dans son pays d’origine, comme pour mieux le protéger de la dictature de Sékou Touré. Heureux car, au final, sa venue en France à 14 ans, « dictée » par un père réfugié politique, n’a pas été une prison mais au contraire une source de vie, de création, d’inspiration. Entouré de musiciens blancs dont ses fidèles complices Ilan Abou et Gil Gimenez, rencontrés il y a quinze ans, Baldé baigne dans ce triangle d’or délimité par les trois pays de son enfance et de son adolescence. Aussi atypique qu’inclassable, sa musique est à ce titre universelle.

Source:J.A

Un Nigérian sommé de divorcer 82 fois en 3 jours

Un Nigérian sommé de divorcer 82 fois en 3 jours Les autorités islamiques lui demandent de ne garder que 4 de ses 86 femmes Polygame aux 86 femmes, Mohamed Bello Abubakar a trois jours pour n’en choisir que 4. C’est la sentence que lui imposent les autorités islamiques nigérianes, qui estiment qu’il ne peut traiter équitablement les membres d’un tel harem. L’homme s’en défend et assure être « aidé » par Allah.

Loin du cliché du tombeur, Mohamed Bello Abubakar dit Baba, 84 ans, collectionne pourtant les conquêtes… Musulman convaincu, il a pris à la lettre le Coran qui autorise les hommes à avoir plusieurs épouses. Implicitement, les polygames se limitent à quatre, car il s’agit de pouvoir subvenir à leurs besoins. Mais impossible n’est pas Baba. Il se dit investi d’un « don » particulier, et estime pouvoir assurer de beaux lendemains à chacune de ses 86 femmes. Théorie qui ne semble pas être du goût des autorités musulmanes, qui l’ont sommé d’en écarter 82 pour rentrer dans la norme, et ce avant trois jours. Dans le cas contraire il encourt la peine de mort.

Divorce à la chaîne
S’il veut sauver sa vie, cet ancien enseignant et prédicateur musulman va devoir se décider rapidement. Sa pléthorique vie familiale a été dévoilée il y a une quinzaine de jours par la presse nigériane et la BBC. Depuis, le Jamatu Nasril Islam (JNI) – l’autorité islamique – a statué sur son avenir et la sentence est tombée jeudi : Mohamed Bello Abubakar a trois jours pour se défaire de 82 de ses épouses. 82 divorces à prononcer en somme, en essayant d’épargner au mieux ses 107 enfants…

L’Etat du Niger, où vit le Don Juan, a réintroduit en 2000 les châtiments de la Charia dans la loi islamique. Des peines de mort ont déjà été prononcées à plusieurs reprises pour adultère, mais elles n’ont jamais été appliquées. Fort de cette jurisprudence, Mohamed Bello Abubakar n’a pas vraiment à craindre une réelle sanction.

Un don de d’Allah
Il a même contesté la décision des intellectuels musulmans, arguant qu’il n’y a pas de châtiment dans le Coran prévu pour les polygames qui dépassent le « quota ». Il a cependant déconseillé aux autres hommes de suivre son exemple. « Un homme avec 10 femmes s’effondrerait et mourrait, mais moi, je tiens mon pouvoir d’Allah. C’est la raison pour laquelle j’ai été en mesure d’en prendre 86 en charge », justifie-t-il.

Et en effet, Mohamed Bello Abubakar pense être doté de dons particuliers. Ses épouses auraient été attirées par ses talents de guérisseur d’une part, et Allah lui aurait donné la force de gérer un tel harem d’autre part. Et d’ajouter : « le Coran n’impose pas de limite, cela relève de ce que votre propre pouvoir, votre propre fortune et vos capacités vous permettent. »

Source:Afrik.com

Donner un Noir en pâture aux lions : un délit mineur en Afrique du Sud

Mark Scott-Crossley, un fermier blanc sud-africain qui, en 2005, avait été condamné à perpétuité pour avoir donné son employé noir à manger aux lions, vient d’être remis en liberté. Le pays condamne sa libération et dénonce le racisme toujours prégnant dans cette société post-Apartheid.

Il peut crier victoire, Mark Scott-Crossley. Ce fermier blanc de la province du Limpopo, condamné en 2005 à une peine de prison à perpétuité, vient d’être libéré, jeudi, par les autorités sud-africaines.

Accusé en 2004 d’avoir tué un de ses ex-employés noir et de l’avoir donné en pâture à des lions, il a d’abord purgé deux ans de sa peine à vie, avant que la Cour Suprême d’Appel revoie les charges en 2005 et ne le condamne plus qu’à 5 ans de rétention pour complicité. Finalement, il a été libéré cette semaine et demeure en liberté surveillée.

Dans la cage aux lions
Nelson Chisale travaillait pour Mark Scott-Crossley. Deux mois après son licenciement, il était revenu sur les lieux pour récupérer quelques effets personnels. L’enquête de la police a démontré que son ancien patron l’a fait passer à tabac par d’autres employés armés de machettes, avant de le charger dans un pick-up et de l’emmener dans une réserve animalière. Là, il sera jeté aux lions blancs, une espèce très rare. Seuls des ossements et des vêtements tâchés de sang permettront plus tard de l’identifier.

L’accusé a toujours clamé son innocence et a fait appel du jugement qui le condamnait à la prison à vie pour meurtre. Il a obtenu une réduction de peine en 2005, faute de preuves suffisantes attestant du meurtre. La Cour d’Appel a argué que rien ne prouvait que Mark Scott-Crossley ait effectivement tué son employé. Le jeter dans la cage aux lions relevait donc seulement de la complicité de meurtre. La décision finale de le libérer cette semaine est toutefois soumise à des règles d’encadrement strict. Le fermier demeure en liberté étroitement surveillée jusqu’à la fin des 5 ans prévus par la justice.

Une justice à double vitesse ?
En 2004, le crime avait fait les gros titres de la presse internationale et indigné l’opinion publique. Quatre ans plus tard, le rebondissement de l’affaire fait beaucoup parler. Les associations de défense des droits de l’Homme sont montées au front jeudi, pour dénoncer la libération abusive de Mark Scott-Crossley. Quinze ans après la fin de l’Apartheid et l’exploitation des noirs par les fermiers blancs, beaucoup dénoncent une société encore très raciste, où les droits blancs priment sur ceux des noirs.

Mais également où la richesse joue son rôle de séparateur social. « Il est clair pour la classe des travailleurs pauvres que ceux qui sont riches et blancs continuent d’être traités différemment de ceux qui sont pauvres », a déclaré, jeudi, le porte-parole du Congress of South African Trade Unions.
Source: Afrik.com

Plus de 2 millions de personnes menacées par l’insécurité alimentaire au Sénégal

Pas moins de 2,1 millions de Sénégalais sont confrontés à une situation d’insécurité alimentaire imputable aux prix élevés des denrées alimentaires et aux mauvaises récoltes de 2007, selon une évaluation interministérielle.

Plus d’un million de personnes souffrent d’une insécurité alimentaire « grave », selon les définitions du rapport, et la situation risque de s’aggraver. Le Sénégal compte, au total, 11 millions d’habitants.

« La situation en matière de sécurité alimentaire et de nutrition pourrait s’aggraver davantage dans les prochains mois si la dynamique de hausse des prix ne change pas », selon le rapport.
Par conséquent, « les opérations d’urgence doivent se poursuivre et davantage de soutien doit être apporté à long terme aux populations vulnérables ».

L’étude, entreprise conjointement par les ministères de l’Agriculture et du Bétail, le Commissariat à la sécurité alimentaire, l’Agence nationale des statistiques et le centre public d’alerte précoce, couvrait 485 villages dans l’ensemble du pays.

Les plus touchés
À Sédhiou, Bignona et Oussouye, les régions les plus touchées, neuf ménages sur dix ont des difficultés à subvenir à leurs besoins alimentaires pendant la période de soudure ; huit foyers sur dix sont confrontés au même problème à Tivaouane et sept sur dix dans les régions de Rufisque, Tambacounda et Linguère, peut-on lire dans le rapport. Si les produits alimentaires circulent en quantité suffisante dans les marchés, avec la hausse des prix, la majorité des personnes interrogées ont dit avoir de moins en moins les moyens de se les procurer.

En effet, la production agricole diminue depuis quelques années, d’après le rapport, c’est pourquoi il est « de plus en plus difficile pour la population […] de couvrir ses besoins alimentaires avec sa propre production ».

Le gouvernement attribue le nombre particulièrement élevé des personnes dans le besoin, cette année, aux mauvaises récoltes de 2007 (26 pour cent moins abondantes qu’en 2006), elles-mêmes dues aux pluies brèves et sporadiques observées dans un grand nombre de régions du pays, ainsi qu’aux crues qui ont eu lieu dans les régions de Matam, Kolda et Louaga. Pas moins de 60 pour cent de la population du Sénégal vit en milieu rural et dépend de l’agriculture de subsistance et de l’élevage de bétail, deux activités qui reposent dans une bonne mesure sur l’abondance des précipitations.

Une vulnérabilité précoce
Selon Thierno Ndiaye, conseiller en moyens de subsistance chez Oxfam, une organisation non-gouvernementale (ONG), la période de soudure a débuté tôt cette année : les banques de céréales ont commencé à s’épuiser dès février, et non en juillet, à l’époque où débute habituellement la période de soudure annuelle. « Même en mars, la situation commençait à être difficile, et les gens commençaient déjà à réduire leur nombre de repas quotidiens », a-t-il expliqué. Deux foyers interrogés sur cinq ont déclaré qu’ils se contentaient désormais de deux repas par jour, selon le rapport.

Les mesures
Le gouvernement a mis de côté 23,5 millions de dollars américains pour soutenir les communautés rurales touchées par le déficit alimentaire et prévoit de distribuer 50 000 tonnes de nourriture aux comités agricoles des zones rurales sur une période de trois mois, l’objectif étant de fournir trois kilos de riz à chaque habitant. Néanmoins, bien qu’il ait publié ses conclusions, le gouvernement n’a pas déclaré l’état d’urgence.

Trois chefs de village interrogés sur dix ont dit avoir reçu une aide alimentaire, distribuée par des ONG pour les aider à faire face à leurs problèmes. « S’ils font état d’une insécurité alimentaire grave, ils ont dépassé la ligne rouge », a déclaré M. Ndiaye d’Oxfam, « mais le gouvernement ne veut pas déclarer l’état d’urgence, et cela empêche les ONG de prendre des mesures à grande échelle ».
Malgré tout, le Programme alimentaire mondial (PAM) collabore avec diverses ONG en vue de fournir de la nourriture à 30 000 enfants mal nourris âgés de moins de cinq ans, d’ici au mois de septembre. L’agence souhaite fournir une aide alimentaire à 540 000 personnes entre septembre et la fin de l’année. Selon Aliou Dia, président d’une association d’agriculteurs ruraux, les rations actuellement distribuées par le gouvernement ne suffisent pas.

« Elles sont insuffisantes. Elles pourront peut-être soulager la faim des populations pendant quelques jours, mais nous avons besoin de réserves plus importantes pour passer la période de soudure ». Et le gouvernement doit commencer à s’activer, ajoute-t-il, s’il veut achever les distributions d’ici au 20 août, comme prévu.

Les ministères concernés appellent à aider davantage les foyers les plus vulnérables en leur distribuant de la nourriture, en réapprovisionnant les banques de céréales des villages, en assurant de meilleures formations agricoles, et si besoin, en lançant des programmes d’alimentation scolaire. Ils recommandent également que la situation soit régulièrement contrôlée par le système public d’alerte précoce.

De l’espoir
Le gouvernement a déjà considérablement augmenté ses investissements agricoles, selon M. Dia, puisqu’il a consacré 106 millions de dollars américains au secteur agricole en 2008, contre 58,8 millions l’année précédente. Jusqu’ici, ces fonds ont servi à acheter et à distribuer des semences, à subventionner les engrais et les pesticides, et à renforcer les programmes de crédit ruraux pour tenter de stimuler la production dans l’ensemble du pays.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus importante lancée à l’échelle du gouvernement dans son ensemble, baptisée la « Grande Offensive agricole pour la nourriture et l’abondance » (GOANA), et destinée à stimuler l’autonomie du Sénégal en matière de production alimentaire (le Sénégal importe actuellement la grande majorité du riz qu’il consomme).
Mais si la GOANA enthousiasme certains, d’autres sont plus sceptiques.

« Théoriquement, il est possible d’atteindre ces objectifs [rizicoles], mais il sera sans aucun doute difficile de passer [d’une autosuffisance à] 20 pour cent à une autosuffisance à 100 pour cent, vu la tendance des 20 dernières années, marquées par une stagnation, voire une diminution des récoltes », a notamment déclaré à IRIN un expert agricole, lorsque l’initiative a été lancée.

À en croire certains, toutefois, l’injection des fonds commence déjà à porter ses fruits. « Le gouvernement a subventionné les semences à 70 pour cent cette année et celles-ci ont été livrées à temps. Nous espérons même battre des records de production, si les pluies, qui ont commencé tôt cette année, se maintiennent à ce rythme », a indiqué M. Dia à IRIN.

En attendant, il appelle à apporter immédiatement une aide d’urgence accrue aux populations dans le besoin.

Source:Afrik.com

Septuplés en Egypte, un "miracle divin" selon l'accoucheur

Une jeune femme a accouché de septuplés à Alexandrie, dans le nord de l'Egypte, ce qui est qualifié de "miracle divin", par le médecin accoucheur, a rapporté samedi l'agence officielle Mena.

Ghazala Ibrahim Omar, 27 ans, à mis a monde sept bébés vivants: quatre garçons et trois filles, à l'issue d'une césarienne réalisée six semaines avant terme, dans un hôpital universitaire d'Alexandrie.

"Il s'agit vraiment d'un miracle divin. Elle (la mère) n'avait pris aucun fortifiant lors de son ovulation", a souligné Ahmed Salam, le médecin en charge de l'équipe qui a aidé à mettre au monde les septuplés, cité par l'agence.

Selon le directeur de l'hôpital, les bébés qui pèsent entre deux et trois kilos, ont été placés dans des couveuses.
Source:Afp

Arrivée de 130 migrants africains sur les plages des Canaries

Plus de 130 migrants africains sont arrivés mercredi à bord de deux bateaux sur les plages de Ténérife (archipel des Canaries), portant à plus de 450 le nombre de clandestins arrivés en une semaine, a annoncé la police espagnole.

Selon les services de sécurité, 61 personnes, dont cinq mineurs, sont arrivés à bord d'un premier bateau sur une plage du sud-ouest de l'île de Ténérife en début de soirée. Près d'une heure plus tard, un deuxième bateau a touché terre dans le sud-est de l'île avec 76 personnes à bord dont six mineurs. Sept personnes ont du être hospitalisées, a précisé la police.

Ces deux dernières arrivées portent à plus de 450 le nombre de clandestins, à bord de sept embarcations de fortune, détenus par les autorités canariennes depuis vendredi selon un décompte de l'AFP. Les arrivées d'immigrants clandestins africains dans l'archipel des Canaries ont augmenté ces derniers jours, coïncidant avec le coup d'Etat militaire en Mauritanie, a annoncé lundi à l'AFP un responsable des secours espagnols.

La nouvelle vague d'arrivées, succédant à une relative période d'accalmie, a débuté deux jours après le putsch militaire en Mauritanie, selon un responsable des secours espagnols. L'analyse des GPS dont se servent ceux qui pilotent ces embarcations chargées de clandestins a montré "qu'ils sont partis de Mauritanie", avait souligné ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Source: Jeune Afrique

Hip-hop et islam en Afrique de l’Ouest

Pour des oreilles occidentales, hip-hip et islam semblent aux antipodes l’une de l’autre. Il est vrai que les musulmans orthodoxes (ou stricts) sont généralement suspicieux à l’égard de la pop culture. Mais cela est spécialement vrai avec la culture hip-hop américaine qui célèbre le matérialisme et le sexe. En dépit de cela, les croyances musulmanes et la pop culture modernes ont depuis longtemps entamé une variété de nouvelles symbioses dans de nombreux endroits du monde, particulièrement en Afrique.

L’histoire de l’Islam en Afrique de l’Ouest est unique, et à distinguer de la pratique islamique dans les pays arabes ou dans le sud-est asiatique. Depuis le 12e siècle, les enseignements du prophète Mahomet ont été répandus au Sud du Sahara par les commerçants arabes et les religieux charismatiques. Les royaumes islamiques tels que l’empire Songhaï ont résulté de là, donnant naissance à des villes comme Tombouctou, qui même au Mali moderne conserve le fantôme de sa gloire passée. Les leaders religieux connus comme « marabouts » ont fondé des confréries qui continuent aujourd’hui de jouer un rôle important dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest.

L’Afrique de l’Ouest est ainsi devenu un patchwork culturel. On retrouve des musulmans en grande majorité dans les pays comme le Mali, la Gambie ou le Sénégal, là où la religion joue souvent le rôle fondamental de mortier qui soude la société.
Dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire ou le Bénin, les musulmans sont juste une minorité parmi beaucoup d’autres. Pourtant même si la plupart des nations d’Afrique occidentales ont adopté des systèmes séculaires après la déclaration de leur indépendance, l’influence des groupes islamiques s’est également développée en Afrique proportionnellement aux problèmes endémiques et non résolus comme la pauvreté et le chômage.

La musique en Afrique a toujours eu de fortes imprécations avec la religion. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de musiciens puisent dans les thèmes religieux leur source d’inspiration, et se considèrent eux-mêmes comme des autorités morales.
Comme la salsa, le funk et le reggae qui sont apparus avant lui, le rap est simplement le plus récent phénomène musical qui a saisi le continent entier.

Son succès est au moins partiellement dû au fait que beaucoup d’Africains retrouvent les échos de leurs propres traditions dans l’art moderne du « discours engagé » du rap, et ne perçoivent pas ce style musical comme étranger. Les diffuseurs privés de radio et de télévision, dont le nombre s’est considérablement accru en Afrique de l’Ouest depuis le milieu des années 90, ont également joué un rôle important dans la propagation de l’enthousiasme envers le hip-hop.

Beaucoup de rappeurs africains tombent dans les clichés standards et les modes typiques du hip-hop portés par leurs modèles américains vu sur MTV, pantalons baggy, casquettes de baseball et baskets aux pieds. En revanche musicalement, ils se sont libérés de leurs idoles américaines, ont depuis longtemps adopté leur propre style, qui utilisent à la fois leurs propres traditions et instruments comme la kora ou le djembé. Là, le Djing (des Dj’s qui font des figures en mixant) est moins bien connu parce que peu de musiciens peuvent s’offrir de coûteux équipements comme les tables de mixage.
Le Sénégal au centre du mouvement
Le hip-hop permet aux jeunes Africains de donner de la voix. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal est au centre du mouvement. On estime qu’environ trois mille groupes de rap sont en activité dans la seule capitale sénégalaise, Dakar. Dans beaucoup de pays africains la majorité de la population a moins de vingt ans, et beaucoup de rappeurs font l’effort d’aborder des thèmes politiques sociaux dans leur musique. Le groupe Silatigui, par exemple, est impliqué dans la lutte contre le Sida et la prévention de la violence chez les jeunes dans leur pays d’origine, la Guinée.
La religion est importante pour beaucoup de jeunes musiciens africains. La croyance est une clé morale principale dans le travail des artistes aussi divers que le boys band marocain "MidNight Shems", "Les Escrocs" du Mali, et les vétérans du rap comme Dread Skeezo et Docta du Sénégal.

Les membres de Silatigui considère le rap africain, avec ses composantes spirituelles, comme plus intéressant que le rap produit aux Etats-Unis, qui s’embourbe dans la vulgarité et le matérialisme. On trouve également des approches comme celle du combo rap sénégalais Keur Gui et du Franco-Sénégalais Général Snipe frappeur, qui ont pris pour cible les autorités islamiques traditionnelles dans leur pays et employé leur musique pour critiquer durement la corruption et les abus de pouvoir parmi les personnages religieux.

En Afrique de l’Ouest, l’Islam et le rap font partie de la culture quotidienne qui tisse le lien social, et les deux sphères ont commencé à s’imprégner l’un l’autre. Dans sa chanson Seulebou Yoon, la rappeuse Sister Fa rapporte : « Elle (la musique) était là à l’époque du prophète. Les croyants ont été unis pendant la nuit pour chanter des hymnes de louange à Allah ». Ce qui veut dire par là qu’elle croit que la musique et l’Islam ne sont pas mutuellement exclusifs.

Source: afrik.com

 
{http://www.leboytown.blogspot.com/}.