
La compagnie, dont les performances avaient été vantées par le président de Abdoulaye Wade, va vers une seconde année de pertes, alors qu’il y a seulement trois années, elle avait acquis deux nouveaux boeing 737 pour étendre sa desserte à d’autres villes d’Europe.
La direction de la compagnie, qui était tenue par les marocains, passés à 51 % des actions, a fini par échoir au Sénégal, par Maniang Faye, ancien socialiste neveu du président Abdou Diouf devenu depuis membre de la Génération du concret. Après le Willis, c’est un autre impair dans les relations jugées exemplaires, entre le royaume du Maroc, déjà très présent dans le secteur bancaire, et le Sénégal. La BMCE avait été choisie pour mener l’attribution de la troisième licence de téléphonie mobile au Sénégal.
Mais au filal, le fils du président de la République, Karim Wade, s’en est occupé directement, avec le fils du ministre de la Justice, Pape Ousmane Sy. Dans les milieux des affaires, d’aucuns estimaient pourtant que la licence globale devait revenir naturellement à des partenaires marocains. Elle a été attribuée à Sudatel, tenue majoritairement par des pétroliers arabes et à 21% par le gouvernement soudanais. La reprise d’Air Sénégal international intervient au lendemain de la nomination au ministère de tutelle, d’un proche du président Wade.
Farba Senghor a déclaré que "Le maintien de la gestion par la RAM ayant montré ses limites, le Sénégal décide de reprendre Air Sénégal International". Le Maroc devrait tout de même garder sa participation dans le capital d’ASI, avec 25% que lui propose le gouvernement sénégalais. Le Sénégal a par ailleurs dénoncé le contrat qui le liait à l'Asecna, après le Gabon et Madagascar.
Source: Senewebnews
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